Photos prises lors de l'inauguration d'un bâtiment municipal à Cusáraré (juillet 2009) On les retrouve dans les villages pour vendre leur artisanat. Ils se nourrissent essentiellement de pommes de terre, haricots et tortillas de maïs. Ils vivent de la culture et élèvent du bétail. Ils sont peu expressifs. Ils n'aiment pas trop les prises de vues mais ne manifestent pas d'agressivité à ce sujet.
Chasuble multicolore, pagne triangulaire, front ceint d'un large bandeau ("koyera"), sandales traditionnelles ("akaka"), leur silhouette caractéristique apparaît souvent - le mot doit ici être entendu au sens littéral du terme - au détour d'un virage, perchée sur un rocher, en contemplation. Ils représentent plus de la moitié des habitants de la Sierra. Ils parcourent en un jour des distances incroyables. Tarahumara est en fait la déformation hispanisante de "Raramuri", leur véritable nom, qui signifie : "Les hommes aux pieds légers". Un euphémisme si l'on pense au jeu de balle auquel ils se livrent régulièrement. Une joute rituelle dont l'enjeu est un ballon poussé du pied, qui évoque la marche du monde, et qu'ils sont capables de propulser en courant sur plus de 200 kilomètres. La Semaine Sainte est l'occasion de s'affronter au cours de joutes et de cérémonies jusqu'à ce que le Bien triomphe. Grâce à la victoire remportée par les Raramuris sur le Mal, la marche du monde peut reprendre son cours, d'après les Raramuris. C'est aussi une période de semailles du maïs, dont dépend l'autosuffisance de ce peuple qui transhume en altitude pour semer, avant de redescendre vers les vallées en hiver.
Les "Rarámuris" pratiquent différentes danses et fêtes comme le "Yuman". ils demandent au père Soleil et à la mère Lune de produire de la pluie. la danse du peyotl, "cigun", "jigun", protecteur contre les dangers et certaines maladies, leur permet d'atteindre un état supérieur. Il y a aussi la danse du "Tutugún" (paroles secrètes d'où seules émergent les voyelles). Les "Rarámuris" accommpagnent certaines de ces fêtes de musique avec flûte, guitare, harpe et violon. Ils se marient avant 16 ans car ils sont considérés comme adultes à 14 ans. Lors des tesgúinadas, réunions sociales au cours desquelles ils boivent le tesgúino, ils font connaissance : en général, la femme prend l'initiative. Lors des fêtes, ils préparent aussi un plat traditionnel : le tónari (bouillon de viande de boeuf, courgettes, pommes de terre et épices).
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