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Tulum et Cobá
 Page mise à jour le 11.03.2015
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Tulum

Le site archéologique

Un site qui recèle de véritables découvertes pour tout visiteur curieux de l'univers Maya mais qui ne présente pas moins d'attraits pour les amateurs de plongée et de baignade.
vue sur "El Castillo" à Tulum Tulum, cité maya, née il y a presque trois mille ans, percée sur une pointe rocheuse qui domine une mer turquoise avec : à quelque distance de la côte, un récif corallien qui est le deuxième le plus important du monde. Ajoutons à cela des plages de rêve sur pratiquement 10 km et voilà à l'endroit idéal pour partager son temps entre la mer et une civilisation millénaire.

Photo de gauche : vue sur "El Castillo" à Tulum

Accessible par la route fédérale 307, voie côtière rapide et sûre, Tulum est située à 60 km au sud de Playa del Carmen. C'est la seule cité maya construite en bord de mer.
Juché sur le sommet d'une falaise au pied de laquelle s'étale la mer des Caraïbes, Tulum paraît surveiller l'immensité bleue. Retranché derrière sa muraille, il semble se protéger des menaces silencieuses de la jungle alentour. Le nom actuel, qui lui a été donné au début du XIXème siècle, veut dire "muraille, fortification, château, clôture ". Son nom ancien était Zama et signifiait "aurore" ou "là où le soleil se lève".


Le passé lointain

au premier plan," El Castillo" et au second plan, le Temple du dieu du VentSur l'aride plateau calcaire de la péninsule du Yucatán, sans cours d'eau et sans lac, la présence d'un puits naturel était et demeure la seule possibilité de survie; voilà pourquoi tous les villages, anciens et modernes, se situent à proximité d'un de ces "cénotes". Tel est le cas de Tulum.
Vers le Xème siècle, lorsque s'effondra l'ancienne culture maya, les grandes villes furent abandonnées et les troubles qui suivirent favorisèrent la venue de peuplades étrangères influencées par une culture différente.
De l'autre côté de la péninsule du Yucatán, dans les marais et les deltas des plaines côtières du Tabasco et de Campeche, vivait un peuple de commerçants-navigateurs, les Poutouns. De langue et de culture maya, ces Poutons côtoyaient les peuplades náhuas dont ils avaient assimilé en partie la culture.
Intermédiaires commerciaux entre Mayas et Náhuas, ils remontaient en pirogues les cours d'eau qui sillonnaient la forêt, emportant pierres dures, obsidienne et jades qu'ils troquaient contre le cacao, les plumes de quetzal et les autres produits recherchés sur les hauts plateaux mexicains.
L'abandon des villes classiques et les désordres qui suivirent favorisant le transport maritime au détriment du commerce routier, trop périlleux, les Poutons contrôlèrent bien vite les régions productrices de cacao de la côte Caraïbe du Honduras au Yucatán. De petits ports furent aménagés et peuplés, afin de recevoir les flottilles de commerçants et d'entreposer les marchandises. Tel fut le cas de Tulum.

 Photo de droite : au premier plan," El Castillo" et au second plan, le Temple du Dieu du Vent


Entre les deux édifices s'ouvre une petite baie qui était le port de Tulum
petite baie anciennement le port de Tulum (temple du Dieu du Vent)
Avec sa magnifique position sur la mer des Caraïbes, Tulum fut l'une des premières villes à être repérées par les Espagnols, mais elle fut aussi l'une des dernières à tomber en leur possession.

Photo de gauche : petite baie anciennement le port de Tulum (temple du Dieu du Vent)

 

 

 



Les premières constructions

Emigrant des hauts plateaux mexicains, les Toltèques, peut-être accompagnés des Poutons, s'étaient installés à Chichén Itzá. Outre de nombreuses innovations qui s'imposèrent dans l'art local, ils apportaient avec eux le culte de Quetzalcóatl (Kukulcán). Chichén Itzá, en effet, était une ville consacrée à Vénus, une forme dérivée de Quetzalcóatl, le dieu de l'aurore et du jour, mais aussi de l'ouest et de la nuit, qui amenait avec lui la lumière et la vie, le maïs et l'agriculture, la connaissance du calendrier et de l'écriture.

temple du Dieu Descendant à TulumLa présence et l'influence des Toltèques atteignit vite la côte des Caraïbes, formant ainsi un Empire où les styles et les intérêts étaient devenus communs. Les premières constructions de Tulum réunissent toutes ces caractéristiques dans leurs sculptures, leurs peintures murales et leurs moulages en stuc, en particulier le culte de Quetzalcóatl, représenté fréquemment sur le site sous sa forme matinale, Vénus, les pieds dirigés vers le ciel.

 
 Photo de droite : temple du "Dieu Descendant"
à Tulum


Les premiers sanctuaires et les palais bâtis par les commerçants-marins étaient situés à l'emplacement de ceux que l'on peut admirer actuellement, mais, comme dans le cas de presque toutes les constructions mayas, ils furent partiellement recouverts, plus tard, par de nouvelles constructions.

Temple des Fresques à TulumTel est le cas du Temple des Fresques appelé Structure 16 où, dans la partie la plus ancienne mise au jour, on peut voir une sculpture en stuc du Dieu Descendant, ainsi que des fresques bleu turquoise sur fond noir du "Castillo" et du temple du Dieu Descendant. Le style "codex" des peintures murales rappelle l'art pictural "au trait" des manuscrits mayas. Les angles de la toiture prennent la forme de masques d'Itzamná, le dieu créateur au visage de vieillard. Dans ce temple, les fresques et les codex préhispaniques sont au nombre des sources les plus importantes pour l'étude de la religion maya de la période postclassique.

Photo de gauche : Temple des Fresques à Tulum

 

 

"El Castillo" et Temple du Dieu Descendant

Les villes mayas étaient surtout des sanctuaires, avec des temples et des palais. Là vivaient les personnages les plus importants, entourés de gardes et de serviteurs, tandis que les populations logeaient aux alentours dans des paillotes. Temple des Fresques au premier plan, "El Castillo", au deuxième plan et sur sa gauche, Temple du Dieu Descendant. Le grand espace cérémoniel était traversé par une chaussée qui permettait l'accès à chacun des bâtiments.

Photo de droite : Temple des Fresques au premier plan, "El Castillo", au deuxième plan et sur sa gauche, Temple du Dieu Descendant.
"El Castillo" est le monument le plus haut de Tulum


Au nord du grand temple appelé le "Castillo", se trouve une petite plage qui permettait aux pirogues d'accoster.
On sait que d'autres points de la côte furent ainsi aménagés en ports, comme Tankah, Kehla, Polé et l'île de Cozumel.
Ces ports communiquaient avec les villes de l'intérieur par des routes empierrées appelées "sacbé=chemin pavé ou blanc". Deux de ces routes ont été retrouvées à Tulum, l'une conduisant à Nabalam, l'autre à Cobá.

Le Castillo, temple dédié à Vénus, l'étoile du matin, plusieurs fois remanié tourne résolument le dos à la mer, vraisemblablement pour se protéger des intempéries dans une zone cyclonique. Son grand escalier menant à un temple soutenu par des colonnes serpentiformes l'apparente directement à l'architecture de Chichén Itzá.
Dans sa partie supérieure, interrompant la frise, se trouvent trois niches occupées par des figures en stuc. La figure centrale représente le Dieu Descendant (ou Dieu Abeille) omniprésent à Tulum.

Côté nord, le Temple du Dieu Descendant conserve le plus bel exemple de "Dieu Descendant" dans une petite niche façonnée dans la toiture. Au centre de la place, un petit autel couvert, typique de la région, ressemble à un baldaquin. Resortez par la porte sud et rapprochez-vous de la côte, pour découvrir une superbe vue sur la mer. L'édifice est un petit monument d'une seule pièce, situé sur une plate-forme pyramidale. La porte du temple, légèrement plus grande à sa base, et surmontée d'un linteau réajusté, communique avec une étroite enceinte. Sur le mur du fond, à l'intérieur du temple, subsiste une peinture murale légèrement effacée sur laquelle on aperçoit des dessins comparables à ceux du Temple des Fresques. Malgré l'érosion, on peut encore apprécier quelques panneaux horizontaux et verticaux qui laissent penser à des serpents entrelacés. Ensemble, ces derniers forment une sorte de quadrillage qui encadre des figures féminines assises. D'autres dieux assis, recevant des offrandes de leurs adorateurs, sont également représentés.

Vers le début du XIIIème siècle, Chichén Itzá perdit sa prépondérance et fut remplacée par Mayapán, où résidait la dynastie des Cocoms (peut-être un rameau des Poutons qui prirent alors le pouvoir). Le règne des Cocoms dut correspondre à une autre période de troubles. L'insécurité les obligea à entourer leur capitale d'une forte muraille, ce qui firent également la plupart des villes habitées de la péninsule. La muraille de Tulum haute de 3 à 5 m, n'a que cinq petites portes : deux au nord, deux au sud et une à l'ouest, face à la forêt. Cette dernière sert actuellement d'accès au site, elle dessine un rectangle d'environ 380 m de long sur 165 m de large. On pense que la ville n'a jamais compté plus de 600 habitants, prêtres et dignitaires demeurant dans l'enceinte tandis que le reste de la population résidait à l'extérieur.

Le Temple du Dieu du Vent

Temple du Dieu du Vent consacré à KukulcánEgalement connu sous le nom de Structure 45, cet édifice à base carrée est construit sur un dénivelé naturel du terrain. Il s'élève sur un soubassement aux coins arrondis. Au centre, l'escalier aboutit à une porte unique. Le bord supérieur de l'édifice est décoré d'une corniche simple formée de deux bandes lisses et dépourvue d'ornements. On pense que cet édifice, entouré d'un sol pierreux et aride, était dédié à Kukulcán, dans son rôle de Dieu du Vent (Ehécatl-Quetzalcóatl, divinité náhuatl).

Photo de gauche : Temple du Dieu du Vent consacré à Kukulcán


 

L'Apogée

Dès lors, par sa position fortifiée en haut de la falaise, Zama-Tulum, devint le port le plus important de la côte. De là s'exportaient les produits locaux (miel, cire, sel, tissages de coton, encens, poissons, teintures, colorants végétaux, etc..). Ici arrivaient les objets d'obsidienne, les ornements de jade, les plumes de quetzal, l'ambre, la turquoise, le cacao, les métaux et les esclaves.

La décadence

A la chute de Mayapán, en 1441, l'économie du Yucatán s'effondra et, avec elle, la puissance des villes commerçantes. De Cozumel, Xelhá et Tulum, les riches marchands se retirèrent vers les centres producteurs de cacao au sud, où ils avaient acquis de vastes propriétés, ou bien ils regagnèrent les anciennes provinces de Campeche et du Tabasco. Ces centres étaient encore très importants quand les Espagnols explorèrent les côtes. De fait, ces ports étaient les seules villes mayas encore habitées à l'époque.
Juan Diaz, le chroniqueur de l'expédition de Grivalja, qui, le premier visita cette côte en 1518, écrit :"... Le jour suivant, au coucher du soleil, nous aperçûmes une ville ou village si grand que Séville ne put paraître plus considérable ni meilleure, nous y vîmes une grande tour (pyramide)..." (Séville était alors la plus grande ville d'Espagne).

tout près de TulumLe véritable déclin de Tulum commença avec la colonisation espagnole. La capacité des navires espagnols étant nettement supérieure à celle des pirogues indiennes, les marchands européens supplantèrent vite leurs concurrents mayas. La valeur des produits, elle aussi, se modifia; l'obsidienne fut remplacée par l'acier et l'imposition d'une nouvelle religion élimina les objets rituels. Les marchands devinrent paysans dans une région où l'agriculture était presque impossible.
Peu à peu, les villes côtières furent désertées par les survivants des épidémies qui fuirent vers l'intérieur. Les raids des Indiens sauvages d'Amérique centrale contribuèrent également au dépeuplement. Mais sur la carte de Juan de Dios Gonzalez, dessinée en 1766, son emplacement ne figure plus que comme référence. Tulum avait disparu....

Aujourd'hui on considère comme acquis le fait que les Mayas maitrisaient parfaitement l'astronomie, les mathématiques et un système d'écriture dont le déchiffrement est toujours en cours. Mais c'est surtout leur connaissance des secrets de la navigation maritime qui a dû jouer un rôle prépondérant dans le rayonnement de Tulum en tant que cité marchande, vigie, sentinelle, phare, face à la mer.

 
  Photo de droite : tout près de Tulum

En septembre 2006, un squelette dont l'origine semble remonter à près de 10 000 ans, qui pourrait même être antérieur aux Mayas, a été découvert dans la zone archéologique. Les anthropologues l'ont trouvé à environ 100 m de profondeur avec 3 autres restes, à l'intérieur de l'un des cénotes situés à proximité du site. Rappelons que des spécialistes de l'INAH sont présents sur la zone depuis 1999 et ont découverts plus de 100 squelettes de la culture maya appartenant à plusieurs époques et plus de 50 pots et autres ruines. Les études publiées ces dernières années dévoilent qu'incontestablement Tulum a été l'une des principales cités mayas des XIIIème et XIVème siècles. Elle était considérée comme un lieu inévitable pour n'importe quelle route commerciale et pour l'exploitation des importantes ressources maritimes de la Côte de Quintana Roo. Tulum aurait fonctionné politiquement comme une cité indépendante du contrôle des autres provinces, jusqu'à l'arrivée des Espagnols au XVIème siècle, ce qui a causé la désertion par les populations qui l'habitaient.

Ouvert tlj 7h-17h, $57 pour Tulum et tlj 8h-18h, $57 pour Cobá

Accès facile par la route de n'importe quels villes et villages de la Riviera Maya, de Cancun ou de Chetumal (bus ou colectivos). Tulum-Playa del Carmen : 35 pesos en colectivos.

Plan du site archéologique :

Mexique - Sites archéologiques

Différents sites archéologiques sont visibles sur cette vidéo amateur et quelques vues sur Mérida et ses danses folkloriques.

 

Ce n'est qu'à Tulum que l'on trouve cette combinaison unique d'un site historique millénaire et des plages qui sont parmi les plus belles au monde et, pour s'héberger, un ensemble qui s'inscrit parfaitement dans ce décor magnifique. Pour se loger, on peut choisir toute une série de chaînes hôtelières, y compris des éco-hôtels confortables alimentés par énergie solaire.

Un vaste plan de développement hôtelier est en cours qui est censé être un peu plus raisonnable que les complexes hôteliers de Cancun et de Playa del Carmen ! Plages, village et ruines mayas sont une combinaison agréable à ne pas manquer !

Que l'on soit honnête, TULUM ne fait pas partie de nos sites préférés au point de vue archéologique !




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