Loading
Querétaro : capitale
 Page mise à jour le 11.03.2015
Imprimer  Partager sur : facebook  twitter  google 
 

Un peu d'histoire

C'est à Querétaro que naquit le mouvement précurseur de la geurre de l'indépendance mexicaine. Miguel Hidalgo, curé de Dolorès - village proche de Querétaro- avait été amené à fréquenter un cercle littéraire et social fondé dans la ville de Querétaro par un petit groupe de créoles. On y discutait les "idées nouvelles" et de la possibilité de l'Indépendance. Les chefs de ce groupement étaient le "corregidor", sa femme, quelques officiers et un jeune propriétaire terrien, Ignacio Allende, qui allait, lui aussi, laisser un nom dans l'histoire de son pays.
On ne peut s'empêcher, en visitant Querétaro, d'évoquer la femme du corregidor allant, dans la nuit du 13 septembre 1810, dissimulée sous les plis de son rebozo, par les rues de la ville endormie, prévenir les conspirateurs que leurs plans avaient été révélés aux autorités espagnoles. Grâce à elle, Allende et deux ou trois autres pourront se rendre jusqu'à Dolorès et prévenir Hidalgo. Dès l'aube, ce sera le fameux Grito de Dolorès.
C'est dans Querétaro que Maximilien, l'empereur malheureux, alla s'enfermer avec ses dernières troupes fidèles pour résister, après le départ des Français, aux forces des juaristes. La ville, située dans une vallée entourée de petites collines, se prêtait mal à une défense efficace.
Maximilien vécut les dernières heures de son règne sur la colline de Las Campanas, à l'est de la cité, vivant comme un soldat, dormant roulé dans une couverture, s'exposant sans cesse au danger et gagnant l'admiration de tous les soldats.
Il refusa le sauf-conduit qu'Escobedo lui avait offert, choisissant de rester jusqu'à la reddition finale parmi ses derniers fidèles. A l'aube du 15 mai, toutes les cloches de la ville sonnaient la victoire des libéraux, et l'on pouvait entendre les juaristes entonner, en dérision pour le couple impérial, Mama Carlota sur l'air de la Paloma. Le 19 juin, Maximilien était passé par les armes au Cerro de Las Campanas, ainsi que ses généraux restés fidèles, Miramon et Mejia. Tandis qu'il gravissait la colline, le glas sonnait à toutes les cloches de Querétaro, se confondant avec l'angélus du matin. "Je vais mourir pour une cause juste, celle de l'Indépendance et de la liberté du Mexique". Telles furent ses dernières paroles dictées par l'illusion tenace dans la grandeur de sa mission.

La capitale

Le charme de Querétaro réside dans ses nombreuses petites places ombragées de lauriers, dans ses quartiers piétonniers avec leurs bâtiments historiques nombreux et magnifiques dont certains sont construits en grès rose, dans ses palais imposants, dans ses couvents et ses églises qui ont été restaurés avec le plus grand soin et qui abritent maintenant des institutions officielles. De nombreux ponts franchissent le Rio Querétaro, qui coule sur le côté nord-ouest de la ville. Elle compte plus d'un million d'habitants (en 2010).

En 1996, son centre historique a été déclaré par l'Unesco, "Patrimoine Culturel de l'Humanité", distinction accordée seulement à ces lieux qui sont d'un intérêt exceptionnel par ses caractéristiques et sa valeur universelle. Cliquez sur http://whc.unesco.org pour avoir le lien avec le site de l'Unesco qui décrit la valeur exceptionnelle de Querétaro. Querétaro est devenue peu à peu l'un des fleurons urbains du Mexique. Officiellement le nom de la ville est Santiago de Querétaro.

Pour faire tranquillement le tour de la ville, il faut compter un jour et 1/2 car, vu la diversité des places intéressantes à voir en chemin, il s'impose de faire la visite de la ville à pied. On peut aller flâner sur le marché des artisans (Guerrero/Zaragoza) le matin tôt de préfèrence.

On peut commencer la promenade à pied dans le centre ville par la Place des Armes ou la Place de l'Indépendance ou pour les moins courageux, empruntez le train touristique Tranvía ($70, tlj 10h-18h, billet au kiosque d'information).


la casa de la corregidora à Querétaro (capitale et état au Mexique) En montant par les ruelles vers le palais du Gouverneur (ancienne église, ancienne prison), vous noterez les belles grilles des maisons, la couleur pastel des édifices que tranchent les bouquets de bougainvillées roses ou violets.

La place des Armes est un superbe espace agréable qui incite à profiter de ses restaurants en plein air et à observer la statue du Marquis de la Villa de Villar del Águila.

La Casa de la Corregidora, qui domine la place au nord, est plus intéressante pour son rôle historique que pour son architecture. Elle est l'ancienne résidence de l'énergique Corregidora et abrite désormais le Palacio de Gobierno (ouv.tlj, 8h-21h sauf le dimanche jusqu'à 15h, entrée libre). Allez jusqu'au fond du premier patio pour découvrir sur la gauche une petite cour portant le vestige du mirador des anciennes prisons royales. La cour intérieure est charmante.


Photo de droite : la casa de la corregidora à Querétaro (capitale et état au Mexique)

A quelques pas de la Place d'Armes, on peut visiter La Casa de la Zacatecana, située au n° 59 de la rue d'Indépendance (ouv. 11h-19h, mar-dim, $20), devenue Musée.
L'histoire du lieu est impressionnante, puisque cette maison appartint à une Zacatecana, qui fit tuer son mari et après elle tua l'assassin. Les deux cadavres restèrent enterrés aux écuries de la maison et se trouvent encore là.
Actuellement le musée compte sur douze salles contenant des pièces du Lic. José Antonio Origel Aguayo, un passionné collectionneur d'antiquités. On peut admirer le mobilier, les peintures, les lustres et les sculptures du XVIème au XIXème siècles. La salle à manger, est faite d'acajou gravé de style de la Renaissance italienne. Le salon des horloges contient 39 horloges anglaises, américaines, françaises et allemandes des XVII, XVIII et XIXème siècles. Soyez dans cette salle sur les "coups" de midi ! Leur site : www.museolazacatecana.com.

A l'ouest de la place, la Casa de Ecala (XVIIIème siècle) est un des édifices baroques les plus attractifs et les plus significatifs : il a été construit en 1700, sa façade baroque richement ornée de sculptures et de faïences de Talavera, est soignée et agrémentée de très belles fenêtres avec des balcons raffinés en fer forgé. Elle est ouverte à la visite en semaine de 9h à 17h. Détail anachronique, la maison arbore l'aigle bicéphale de la maison d'Autriche.....
Dans l'angle sud-est, le patio d'un hôtel de style colonial (Mesón de Santa Rosa) invite le marcheur fatigué à la pause. C'est un ancien relais où étaient gardés les stocks d'or et d'argent des mines du Nord.

A l'ouest de la place des armes, empruntez la 5 de Mayo puis l'avenue Corregidora sur la droite jusqu'au Jardín Zenea. Cette coquette place est agrémentée d'une fontaine dédiée à Hébé, déesse de la Jeunesse, et d'une gloriette traditionnelle. On peut écouter de la musique et même danser lors de la présence d'orchestres de musique divers.

A l'est du jardin, se dresse l'église San Francisco (ouv.tlj 9h-17h), ornée d'azulejos importés d'Espagne, dont les murs de fondation datent de 1540. Elle ne prit sa forme actuelle qu'en 1698. En 1817, elle devint hôpital et dix ans plus tard la propriété de l'Etat. Cette maison de Dieu repris sa fonction originelle depuis sa restauration en 1934. Aujourd'hui, l'ancien couvent voisin de l'église abrite le Musée régional (ouv.10h-19h, mar-dim, $31, gratuit le dimanche, Corregidora sur #3). En plus des objets d'époque précolombienne découverts dans la ville, on peut voir aussi du mobilier, des tableaux de l'époque coloniale, des documents sur le mouvement d'indépendance et sur la brève période de domination des Habsbourgs soutenus par la France. On peut admirer de beaux patios rehaussés de mosaïques colorées et plantés de mandariniers. Voir la collection des peintures des XVII et XVIIIème siècles, dont des oeuvres de Juan Correa.
église San Francisco de nuit  à Querétaro (capitale et état au Mexique)


Face au musée, prenez la rue Madero et poursuivez jusqu'à la rue Allende pour découvrir la somptueuse Casa de la Marquesa, hôtel de luxe construit par le Marquis de la Villa del Villar del Águila pour son épouse. Appréciez la façade finement sculptée, avec plusieurs balcons et à l'intérieur, admirez la superbe décoration de style mudéjar exprimée dans ses grilles, ses arcs, sa chapelle et ses mosaïques. Sa grande porte et les faux arcs qui entourent le patio valent le détour !

Photo de gauche : église San Francisco de nuit à Querétaro (capitale et état au Mexique)

En remontant un peu la rue Allende, on arrive à une petite plaza ombragée où se trouve l'église Santa Clara (ouv.tlj, 9h-19h) du XVIIème siècle, dont l'intérieur est travaillé entièrement en style churrigueresque. Ses peintures inestimables et ses autels dorés sont véritablement captivants. Admirez la grille en fer forgé magnifiquement ouvragée, la chaire incrustée d'argent et de coquillages et à l'extérieur la magnifique coupole d'azulejos. Jetez un coup d'oeil à La Fuente de Neptuno, sculptée par Eduardo Tresguerras (1759-1833), même architecte que pour la décoration de l'église Santa Clara.




vues sur l'église Santa Clara et le palais municipal, du Jardin Guerrero à Querétaro (capitale et état au Mexique) Non loin de là, à l'angle des rues Pino Suárez et Allende, direction sud, l'église et le cloître de San Agustin dévoilent leur splendeur baroque. Le cloître, achevé en 1745, fut occupé par les troupes de Juárez en 1867, puis servit pour une plus longue période de Palacio Federal, ou siège du gouvernement de l'état, pour être maintenant Musée de l'art (ouv.10h-18h, mar-dim, $20, gratuit le mardi, calle Allende sur # 14). La visite du cloître mérite à lui seul le déplacement. Remarquez l'expression des caryatides** dans le cloître. Typiquement baroque, il est un des plus beaux du pays. De belles salles (18) distribuées autour d'un patio entièrement sculpté, présentent des toiles des XVIIème au XIXème siècles. L'église San Agustin a été construite en 1731, avec son dôme de mosaïque de faïence bleue, entourée d'un cortège d'anges musiciens. La façade baroque, surmontée d'un crucifix de pierre sculptée, ressemble à un retable avec ses colonnes salomoniques délimitant des niches, où sont logées des statues de saints.

Photo de droite : vues sur l'église Santa Clara
 et le palais municipal, du Jardin Guerrero
à Querétaro (capitale et état au Mexique)

** Figures de femmes employées au lieu de colonnes par les architectes anciens pour supporter un entablement (exemple : le portique du temple de Pandrosos à Athènes).

Remontez la rue Allende puis Madero et tournez à droite sur Ocampo pour vous rendre au Musée de la Ville (Museo de la Ciudad - ouv.10h-18h, mar-dim, $5), ex-couvent des capucines où fut emprisonné Maximilien de Habsbourg en 1867. Juste à côté du musée de la ville, visitez le Museo de la Restauración de la República (ouv. 10h-18H, mar-dim, entrée gratuite, calle Guerrero). Le Musée de la Restauration de la République a été installé après le rachat des documents, photographies, livres et différents objets qui illustrent les événements importants du temps de Maximiliano de Habsbourg et Juárez. Lieux stratégiques, points de convergence; la place, la capture, la prison, l'exécution... la fin de l'Impérialisme au Mexique. On trouve dans ce nouveau musée tout ce qui fit partie des événements: triomphes, échecs, conservateurs contre libéraux, lutte des idées .... A voir si cette époque de l'histoire vous intéresse. Vous pouvez vous faire assister par un guide. Le musée possède une librairie et une bibliothèque contenant beaucoup d'oeuvres essentiellement sur cette période et au sujet de l'Empire et de la Restauration de la République.



Continuez sur Hidalgo pour vous rendre au Teatro de la Republica (ouv.tlj 9h-17h, angle Juárez et Ángela Peralta) situé dans le voisinage : achevé en 1845 il est réputé pour son décor et ses loges qui rivalisent d'élégance. C'est là que fut proclamée la nouvelle constitution en 1917. Vous trouverez de nombreuses galeries, restaurants et cafés dans ce quartier.

Un peu plus éloigné du centre, sur la Plazuela Mariano de las Casas, se trouve l'église Santa Rosa de Viterbo (ouv.tlj 9h-18h, angle Arteaga & E. Montes), fondée par les franciscains ainsi que le cloître attenant, construit en 1752.
A l'extérieur de l'église, on observe deux arcs boutants inversés bellement peints (symbole théâtral !) et des visages en bas-relief. Ces arcs sont la prouesse de l'architecte Mariano de Las Casas. Comme Santa Clara, l'église est entièrement tapissée de retables recouverts d'or à 18 ou 24 carats, parmi les plus riches du Mexique.
A l'intérieur, on peut apprécier un éventail churrigueresque avec l'image de Santa Rosa, une notable chaire de marqueterie avec des incrustations d'ivoire et six retables taillés en bois doré réalisés par Pedro de Rojas, illustrant la vie de San José à droite et la Vierge de Guadalupe à gauche. La chapelle arrière réservée aux moniales est séparée de la nef par une grille surmontée d'une grande coquille ornée de médaillons. Quant à la sacristie, elle recèle de véritables trésors : les statues en bois peint des apôtres et du Christ, dont la poitrine s'ouvre pour contenir les hosties, une table octogonale du XVIIIème siècle incrustée d'os, ainsi que quelques peintures remarquables. Est présent également un orgue du XVIIIème siècle d'origine allemande encore utilisé de nos jours. Le cloître est désormais réservé à l'école des arts graphiques.

Derrière l'église, aboutit l'aqueduc, long de 1280 m, qui fut construit par les espagnols. Entre 1726 et 1735, on assista à la construction de l'élément le plus surprenant du paysage urbain de Querétaro : l'aqueduc permit l'installation à travers la ville, de toute une série de fontaines et de réservoirs, qui contribuèrent à la beauté de la ville. Il s'agissait également d'approvisionner en eau l'église de Santa Cruz. L'imposante structure en pierre de 74 arches et 23 mètres de hauteur a été construite à l'initiative du Marquis de la Villa del Villar del Águila. Il n'alimente plus la ville en eau depuis 1945.

Voir également la place des Fondateurs (plaza de los Fundadores) qui immortalise les fondateurs de Querétaro : Juan Sánchez Alanis qui réalisa le tracé de la ville, Nicolás de San Luis Montañez, fondateur de Tequisquiapan, Fray Jacobo Daciano et Fernando de Tapia dit "Conin", chef indigène.

A l'arrière du Couvent, se déploie le "Pantéon de los Querétanos illustres", place au centre de laquelle trône la Casa Mausoleo, premier lieu de sépulture de la Corregidora.

Du Mirador, on peut apercevoir l'aqueduc appelé "Los Arcos". On a une belle vue d'ensemble de l'aqueduc.

templo de la congregación à Querétaro (capitale et état au Mexique) Pour les passionnés d'églises, vous pouvez encore visiter l'Oratorio de San Felipe Neri (ouv.tlj 8h-19h), fondée en 1755. La cathédrale, située sur l'avenue Francisco I. Madero et Melchor Ocampo, représente la transition du style baroque au style néoclassique, montrant dans sa façade le mélange de différents styles des XVIIème et  XVIIIème siècles. On note ses colonnes en relief, ses couronnements de pierre en cantera rose superposés et l'utilisation de la pierre volcanique rouge (tezontle) sur le portail.

Encore un autre monument religieux à visiter ! le Templo de la Congregación, (ouv.tlj 8h-19h) situé sur l'avenue 16 de Septiembre s/n. C'est la seconde église de la ville qui fut construite en l'honneur de la Vierge de la Guadalupe. Elle exhibe sur sa coupole et sur ses tours des carreaux de faïence aux couleurs du drapeau national faisant ressortir sur sa façade la niche de la Vierge taillée en pierre. A l'intérieur se distinguent l'orgue et l'image de la Guadalupana peinte par Miguel Cabrera.

Photo de droite : templo de la congregación à Querétaro (capitale et état
 au Mexique
)



Colonial Querétaro COLONIAL ARCHES AND COLUMNS. Queretaro Queretaro clasico Chocolate and vanilla
>>> See more from this gallery


Deux promenades à pied de grand intérêt conduisent à deux côtés opposés de la ville.


A l'ouest, est situé le Cerro de las Campañas (ouv.tlj, 6h-18h, tarif $2), où se trouvent une statue colossale de Benito Juárez et une petite chapelle expiatoire, mémorial dédié à Maximilien. Elle fut érigée à cet endroit en 1901 par les Habsbourg, car c'est sur cette colline même que Juárez fit exécuter le prince autrichien et empereur du Mexique. La colline a été transformée en un parc bien soigné et abondamment fleuri : de la cime, on a une belle vue sur la ville et ses alentours. Le Museo "La Magia del Pasado" sur la colline est à visiter avec des enfants (ouv. 10h-18h, mar-dim, $10). C'est un musée sur l'histoire de Querétaro.

église et ex-couvent de la Santa Cruz à Querétaro (capitale et état au Mexique)
Du côté nord-est de la ville, on arrive d'abord à l'Eglise et au Ex-Convento de la Santa Cruz (ouv.9h-14h & 16h-18h, mar-sam et 9h-16h30 le dimanche), situé sur la colline où les espagnols remportèrent une bataille décisive sur les Otomís. Le cloître gigantesque, qui comprend un grand nombre de patios, fut le quartier général de Maximilien, puis sa prison après sa défaite et sa condamnation à mort. Dans une cellule, des meubles témoignent de cette page d'histoire. Observez au-dessus de l'autel principal de l'église, la croix de pierre originale offerte par les Espagnols lors de leur reddition. On peut visiter une partie des anciennes dépendances : le cellier, la cuisine, le réfectoire et un verger où poussent des arbres à épines en forme de croix. Possibilité de visites guidées de 20 mn.


Photo de gauche : église et ex-couvent de la Santa Cruz à Querétaro (capitale et état au Mexique)

 

 

 

 

église et cloître San Augustin à Querétaro (capitale et état au Mexique)Extrait du site de l'Unesco :
"La zone historique faisant l'objet de l'inscription sur la Liste du Patrimoine mondial couvre 4 km2 et compte 203 blocs. Parmi les 1400 monuments désignés, vingt sont des édifices religieux et quinze sont réservés aux services publics. En terme d'étendue, Querétaro occupe le sixième rang parmi les quarante zones de monuments historiques du Mexique et la quatrième place (après Mérida, Mexico et Puebla) en termes de nombre d'édifices historiques.

 Photo de droite : église et cloître San Augustin à Querétaro  
 (capitale et état au Mexique)


Le site de la ville est délimité par deux lignes de collines séparées par une zone de 1500 m de large au creux de laquelle passe la rivière. La première chapelle ("la Santa Cruz") fut érigée sur une petite colline à l'extrémité est de la vallée, et Juan Sanchez Alanis utilisa l'axe de sa nef comme ligne de départ des six rues parallèles de l'établissement colonial espagnol qu'il fut chargé d'élaborer, trois se dirigeant vers la rivière au nord et trois vers le sud. Ces rues sont traversées à angle droit par six autres rues. Les espaces séparant les rues ne sont pas réguliers mais ils donnent néanmoins une impression de régularité contrastant avec le plan irrégulier des rues situées à l'est de l'établissement franciscain. La seule exception est la Plaza de Armas, le siège du gouvernement, qui fut dotée d'arcades sur deux côtés et entourée d'édifices gouvernementaux et de résidences de notables.
Querétaro n'était pas destinée à devenir un siège épiscopal, aucun espace n'y a été réservé en vue de la construction d'une cathédrale. Cependant, tous les ordres monastiques s'y établirent. Dans un premier temps, les Franciscains, les Augustins et les Dominicains fondèrent de vastes maisons. Puis ils furent suivis par les Jésuites et les Oratoriens, ainsi que par des ordres féminins. Chaque ordre y a laissé des ensembles baroques imposants dont les plus exceptionnels sont les couvents de Santa Clara et Santa Rosa, sans oublier Santa Teresa et El Carmen.
Dans le dernier quart du XVIIème siècle, les édifices érigés lors de l'apogée économique de la ville confèrent à Querétaro son apparence actuelle. Les édifices religieux de San Antonio, El Carmen et le Collège Jésuite sont alors construits et agrandis et les églises de la Congrégation de Guadalupe et Santo Domingo sont édifiées principalement grâce à des fonds fournis par Juan Caballero y Ocio (responsable des missions jésuites en Californie). Le monastère franciscain initial de Santa Cruz est également agrandi pour devenir ensuite le premier Collège apostolique de Propaganda Fide fondé par le Saint Siège sur le territoire des Amériques.
Il convient de remarquer tout particulièrement l'intérieur des églises de Santa Clara et Santa Rosa. Oeuvres de Mariano de las Casas, elles surpassent le baroque traditionnel de par leur profusion de rocaille et d'arabesques ornant balcons, consoles, niches, baldaquins, tentures, draperies et autres éléments ainsi que de par les riches statues polychromes de saints, d'anges et d'apôtres." Fin de l'extrait Unesco.


LocaliserLocaliser Querétaro et ses points d'intérêt sur notre carte interactive


Querétaro, Mexico El Pen?ol de Bernal 103 Querétaro, México Querétaro Mexico Querétaro -2273
>>> See more from this gallery


Hotels Voir les hébergements de Quéretaro



& The State of Queretaro, Mexico par: -
Book by None
& Artes de Mexico # 16. Queretaro / Queretaro (Artes De Mexico / Arts of Mexi par: Artes de Mexico
& Advances in Dynamics, Instrumentation and Control: Proceedings of the 2006 par: Chun-Yi Su
& Advances in Dynamics, Instrumentation and Control: Proceedings of the 2006 par: Chun-Yi Su
& Fundación y evangelización del pueblo de indios de Querétaro y sus sujet par: Juan Ricardo. Jiménez Gómez
& Artes De Mexico, No. 84/85, Ano XIII: Queretaro. English, Francais, Deutsch par: Artes de Mexico
& L'ILLUSTRATION JOURNAL UNIVERSEL N° 1092-M. Berryer. ? M. Thiers. ? Re par: COLLECTIF
16 pages environ illustrées de nombreuses gravures en noir et blanc - Paginées de 66 à 80
& Estado de Queretaro par: -
& Antimony deposits of Soyatal district, State of Queretaro, Mexico, by Donal par: Donald Edward White
& Title: Queretaro Sitios y recorridos Spanish Edition
Book by None

 

Aucune contribution ni aucun commentaire n'a été effectué sur cette page.

Tourimex