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Politique au Mexique
 Page mise à jour le 11.03.2015
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Organisation socio-politique au Mexique


De part sa constitution, le Mexique est une République représentative, démocratique et fédérale. Il est constitué de 31 Etats et d’un District Fédéral (Mexico et ses environs immédiats).

POUVOIR EXECUTIF
Le pouvoir exécutif est représenté par un Président, élu au suffrage universel, direct en un seul tour et à la majorité relative. Il est élu pour six ans non renouvelable. Comme aux USA, il n’y a pas de Premier Ministre. Le Président nomme et révoque les Ministres, le Procureur Général (Ministre de la Justice), les Ambassadeurs et les Consuls généraux.
A condition de disposer d’un appui au sein du corps législatif, le Gouvernement Fédéral dispose de plus de pouvoirs que son équivalent nord-américain. Il peut destituer les gouverneurs des Etats élus au suffrage universel pour faute grave, corruption, etc… Par ailleurs, les revenus fiscaux sont réservés en majeure partie au Gouvernement Fédéral qui n’en redistribue qu’une faible part aux Etats.

POUVOIR LEGISLATIF
Le Congrès est divisé en deux chambres : la Chambre des Députés et le Sénat. La Chambre des Députés compte 500 représentants élus par scrutin majoritaire et 200 par représentation proportionnelle, et disposent d’un mandat de 3 ans. Le Sénat, quand à lui, est composé de 128 membres, soit 4 sénateurs par entité fédérative (32 états x 4), élus au suffrage universel pour une période de six ans. Le District fédéral est pour sa part doté d’une assemblée de 66 représentants élus pour six ans. Suite aux dernières élections de Juillet 2006, le PAN (parti au pouvoir depuis 2000) n'a pas la majorité absolue au Sénat et à la Chambre des députés, même si elle devient la première force politique au Congrès. Il sera obligé de compter sur l'appui de l'opposition pour faire passer ses lois.

Principaux partis politiques

Parti révolutionnaire institutionnel (Partido Revolucionado Institucional – PRI) : Parti fondé en 1929. Constitué pour rassembler tous les mexicains de gauche comme de droite – De nouveau au pouvoir depuis le 01DEC2012.
Parti d’action nationale (Partido de Accion nacional – PAN) : Parti fondé en 1939 et au pouvoir depuis 2000. Parti de droite. Son électorat se compose de la classe moyenne mexicaine – Réélection de ce parti aux élections de Juillet 2006.
Parti de la révolution démocratique (Partido de la Revolucion Democratica – PRD) : Parti fondé en 1989 suite à une scission interne au PRI. Parti de centre-gauche nationaliste, dont la basse classe constitue le pilier.


Pouvoir de Vicente Fox (2000-2006)

carte du Mexique L’année 2000 est marquée par les élections présidentielles, législatives et de la mairie de la capitale Mexico ; également par la mise en route du traité de libre-échange signé avec l’Union européenne.
Les résultats des élections présidentielles du 02 Juillet 2000 ont été les suivantes :
Vicente FOX (PAN) : 43,43% des suffrages
Francisco Labastida (PRI) : 36 ,88%
Cuauhtémoc Cardenas (PRD) : 17%
Le PAN, parti qui a soutenu la campagne du Président Fox, n’a pas de majorité au Parlement : il ne dispose que de 148 sièges sur 500 à la Chambre des Députés et de 47 sièges sur 128 au Sénat. Le PRI a perdu le pouvoir après tant d’années de règne mais ne s’est pas effondré : il dispose de plus de sièges que le PAN à la Chambre des Députés (222 contre 148 au PAN) et de 58 sièges de Sénateurs. Quant au PRD, il a obtenu 97 sièges à la Chambre des Députés.
Le PRD conserve le gouvernement du district fédéral de Mexico.
Ce morcèlement du pouvoir législatif a compliqué l’action du gouvernement qui a du sans cesse rechercher des compromis avec le PRI, le PRD ou les autres petits partis. Des dissensions au sein même du PAN ont encore compliqué la situation. Les réformes structurelles promises par le Président Fox (notamment dans les domaines de l’énergie, de la fiscalité, du travail ou de la justice) ont été bloquées, malgré de maigres avancées, en matière fiscale notamment.
Le morcellement encore plus prononcé du paysage politique mexicain depuis les élections législatives de 2003 annonce des élections présidentielles serrées pour cette année entre les candidats du PRI (Roberto Madrazo Pintado), du PAN (Felipe Calderón) et du PRD (Manuel Lopez Obrador).
Au niveau local, le PRI demeure à la tête de 17 Etats contre 9 seulement pour le PAN. Manuel Lopez Obrador, pour le PRD, a assumé quant à lui la succession de Cuauhtemoc Cardenas et de Rosario Robles à la mairie de Mexico jusqu’en 2005.
Depuis le 01/07/2000, un Accord de Libre Echange entre l’Union européenne et le Mexique est venu renforcer considérablement les capacités d’accès des entreprises européennes notamment françaises et qui se retrouvent progressivement sur un pied d’égalité avec leurs concurrentes du continent Nord Américain. Cet accord de libre-échange ne se résume pas seulement au commerce mais également aux achats d’Etat et à la protection de la propriété intellectuelle. La liberté d’importation est prévue par étape sur dix ans (2000-2010).
Il a également signé de nombreux accords de Libre-échange avec plus de 28 pays, il est membre de l’association latino-américaine d’intégration (ALADI), du Forum économique de l’Asie et du Pacifique (APEC) et du Groupe des Trois (avec la Colombie et le Venezuela). Accords de libre-échange avec le Salvador, le Guatemala, l'Honduras signés en 2001 et avec l'Uruguay en 2004. Partenaire économique signé en 2005 avec le Japon.
Le Président V. Fox (ancien Directeur de Coca-Cola Mexique et ex-gouverneur du Guanajuato) s’est engagé sur la voie de la démocratisation mais son bilan est relatif : hausse de la criminalité, forte émigration vers les U.S.A, beaucoup d’inégalités sociales et régionales, 40% de la population vivant avec moins de 2 USD$ par jour, insuffisance dans les domaines de l’éducation ou de la santé. Par contre, il dispose d'un socle industriel et commercial à certains égards comparable à celui des grands pays industrialisés.
Le Mexique, membre de l’OCDE est la première puissance économique d’Amérique latine. Douzième puissance commerciale et dixième puissance industrielle, ses échanges sont supérieurs à ceux de la totalité des autres pays de la région. De nombreux accords de libre-échange sont en cours afin de réduire la dépendance du Mexique vis à vis des Etats Unis.

Depuis Mai 2006, le Mexique préside le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. En assumant cette fonction, le Mexique a pour principale responsabilité de gérer les efforts déployés par la communauté internationale pour consolider et assurer la mission de ce nouveau Conseil qui a vu le jour le 15 Mars 2006. La présence du Mexique à cette fonction prouve l’intérêt porté par le gouvernement du Mexique sur ce thème.


Pouvoir de F.Calderon (2006-2012)

Il s’agissait d’élections fédérales pour la Présidence de la République, la Chambre des Députés et le Sénat, également d’élections locales : Chef du gouvernement, chefs de délégations et députés locaux pour la Ville de Mexico et députés locaux et maires pour Campeche, Colima, Guanajuato, Jalisco, Morelos, Nuevo Léon, Querétaro, San Luis Potosí et Sonora.

Elu Président Felipe CALDERÓN, parti d’action nationale, avec une majorité relative au Parlement puisqu’il s’agissait de renouveler également les Députés (500) et les Sénateurs (128).
Felipe Calderón est élu avec 0,56% de voix d’avance sur près de 41,6 millions de bulletins de vote enregistrés avec un taux de participation un peu inférieur à 60%.
P.A.N (droite catholique) - près de 15 millions de suffrages, 35,89% (Felipe Calderón)
P.R.D (gauche) - environ 14,7 millions de suffrages, 35,33% (Lopez Obrado – ancien Maire de Mexico)

233 831 voix séparent les deux candidats pour 71 millions d’inscrits. Pour la première fois, le candidat du PRI (parti révolutionnaire institutionnel), au pouvoir sans interruption de 1929 à 2000 n’arrive qu’à la troisième place : Roberto Madrazo a remporté seulement 9,2 millions de voix soit 22,23 % des suffrages. A la Chambre des Députés comme au Sénat, on observe un bouleversement des forces. Le PAN devient la première force politique.

Chambre des Députés total 500 (Sénat total 128)
PAN 206 (52)
PRD 126 (29)
PRI 104 (33)
Petits partis 64 (14)

Quant aux élections à la tête de la Mairie de Mexico, elles ont été remportées par Marcelo EBRARD, 3ème Maire PRD depuis 1997.

Pouvoir présidentiel actuel (2012-2018)

Juillet 2012 : Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et ses alliés ont perdu de justesse la majorité des deux chambres du Congrès mexicain, ont annoncé les autorités électorales. Cela donne une puissance de levier aux petits partis et augmente la probabilité que les partis tentent de rallier des députés liés à des formations rivales.
Le PRI, qui a occupé la présidence du Mexique pendant 71 ans, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 1er juillet 2012, marquant son retour à la plus haute fonction de l’État qu’il a quittée en 2000.
Interviewé dans de nombreux médias mexicains et internationaux, M. Peña Nieto a affirmé que l’élection avait été transparente et démocratique, niant toutes les accusations de fraudes.
Par ailleurs, M. Peña Nieto a annoncé les réformes structurelles qu’il entend mettre en place lors de son mandat, énonçant comme ses priorités celles concernant les domaines financier et énergétique ainsi que la sécurité sociale et l’emploi.
Le futur président a également affirmé que le gouvernement ne ferait pas de pacte avec le crime organisé. Son conseiller en sécurité, l’ex directeur de la police colombienne, Oscar Naranjo, a indiqué qu’une de ses recommandations consisterait à créer des groupes de choc pour lutter contre le narcotrafic.

Elections législatives
Selon les résultats de l’IFE, le PRI a gagné 213 des 500 sièges à la Chambre des députés et n’obtient la majorité qu’en s’alliant avec le Parti Vert (28 sièges) et le Panal (10 sièges). Au Sénat, le PRI a obtenu 52 des 128 sièges et n’atteint pas la majorité absolue, même s’il s’alliait avec le Parti Vert (9 sièges) et le Panal (1 siège). La coalition de gauche (PRD-PT-MC) constitue la seconde force politique, avec 135 députés et 27 sénateurs. Le PAN obtient quant à lui 114 sièges à la chambre basse et 38 au Sénat.

Elections locales
Six nouveaux gouverneurs et le maire de Mexico ont également été élus le 1er juillet. Miguel Angel Mancera (PRD) a remporté la mairie de Mexico avec 64% des voix. Par ailleurs, les vainqueurs des postes de gouverneurs sont Miguel Márquez Márquez (PAN) dans l’Etat de Guanajuato (49% des voix). Aristóteles Sandoval (PRI) à Jalisco (40%), Graco Ramírez (PRD) à Morelos (43%), Manuel Velasco Coello (PRI) au Chiapas (66%), Rolando Zapata Bello (PRI) dans le Yucatán (33%) et Arturo Nuñez Jiménez (PRD) dans le Tabasco (50% ).

Réorientation du Parti d’Action Nationale
Le président Felipe Calderón a estimé que la défaite du PAN aux élections oblige le parti à se reconstruire, une position également défendue par Juan Ignacio Zavala et Roberto Gil, qui ont appelé à une autocritique permettant une redéfinition idéologique du parti.

En faveur d’une réflexion et non d’une refondation du parti, Gustavo Madero, président national du PAN, a annoncé qu’il n’entendait pas quitter son poste avant la fin de son mandat en novembre 2013.

Le parti Action nationale (droite) du président sortant Felipe Calderon, arrivé troisième à la présidentielle, obtient quant à lui 114 sièges à la chambre basse et 38 au Sénat, tandis que le Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) d’Andres Manuel Lopez Obrador a obtenu 101 sièges. Le PRD est allié à deux autres petits partis, dont les votes combinés poussent la gauche à la deuxième place au sein du Congrès, avec 134 députés et 27 sénateurs.


Le Grand Journal vous propose l’actualité du Mexique cette semaine (7Dec 2012) avec : – la présentation de l’équipe présidentielle d’Enrique Peña Nieto – l’investiture de Miguel Angel Mancera comme chef du gouvernement de la capitale …

Enrique Peña Nieto annonce les membres de son équipe de gouvernement :
Les nouveaux intégrants des différents ministères mexicains ont pris leurs fonctions dès ce lundi, sans surprise pour les analystes politiques qui avaient déjà en tête les principales figures de l’équipe présidentielle, définitivement priiste, bien que quelques têtes panistes se maintiennent au pouvoir.
9 cérémonies en tout correspondant aux 9 ministères les plus importants ont ainsi été célébrées pour célébrer la passation de pouvoir entre ministres panistes sortants et ministres priistes entrants.
Ainsi Luis Videgaray, bras droit d’Enrique Peña Nieto hérite du Ministère des Finances et du Crédit Public (SHCP) en substitution à José Antonio Meade Kuribreña, qui passe au Ministère des Affaires Etrangères (SRE).

A la tête de la SEDESOL (Ministère du Développement Social), se trouvera désormais Rosario Robles, ex-militante de gauche passée récemment dans les rangs du PRI. Mercedes Juan López se chargera du Ministère de la Santé (SS), tandis qu’Emilio Chuayffet assumera la direction du Ministère de l’Education Publique (SEP).

Autre ministère d’importance, l’économie (SE), que dirigera Ildefonso Guajardo; le Ministère du Tourisme (Sectur), assumé par Claudia Ruiz Massieu Salinas ; celui de la Réforme Agraire (SRA), pris en charge par Jorge Carlos Ramírez Marín, et celui des Communicatinos et Transports endossé par Gerardo Ruiz Esparza.
Enfin, le Ministère de l’Energie (SENER) sera dirigé par Pedro Joaquín Coldwell, ex-dirigente du PRI.
A noter que les premières dépendances à avoir reçu leurs nouveaux titulaires dès le 1er décembre, jour de la passation des pouvoirs présidentiels, ont été le poste de Premier ministre (SEGOB) accordé Miguel Ángel Osorio Chong  et la tête des Armées : le Ministère de la Défense Nationale revient à Salvador Cienfuegos, et celui de la Marine à Vidal Francisco Soberón, lesquels ont tous deux réaffirmé la loyauté des armées envers leur nouveau président.
Quant aux ministères de Sécurité Publique et de la Fonction Publique, Peña Nieto a informé de son intention de les faire disparaître, ce pour quoi il n’aurait annoncé aucun successeur. Reste au Congrès de l’Union d’approuver cette proposition.
Le Congrès devra également approuver la nomination de Jesús Murillo Karam au poste de titulaire du Ministère Public (Procuraduria General de la Républica – PGR).

Enfin, à noter les désignations présidentielles à la tête des entreprises para-publiques : Emilio Lozoya Austin sera directeur de PEMEX (Petroleos Mexicanos), Francisco Rojas, directeur de la CFE (Commission Fédérale d’Electricité), Sebastián Lerdo de Tejada, directeur de l’ISSSTE (sécurité sociale pour les Travailleurs de l’Etat), et José Antonio González Anaya, directeur de l’IMSS (sécurité sociale des salariés).

On rappelle qu’au Mexique, comme aux Etats-Unis, le régime constitutionnel est dit présidentiel, impliquant que l’administration dirigeante s’entoure à proprement parler de « Secrétariats » pour développer ses actions. A contrario, les régimes parlementaires comme la France, les présidents forment des Ministères. La différence réside dans la responsabilité des gouvernements face au Congrès, dans le premier régime elle est inexistante ; dans le deuxième, les ministres doivent être issus de la majorité parlementaire, sont responsables devant elle et a fortiori peuvent être révoqués par elle.

Dans le jargon quotidien français, il est d’usage courant d’employer la traduction « ministère » afin de les distinguer des secrétariats qui s’utilisent en France mais à un niveau inférieur, comme division du travail du ministère. Ici, la « Secretaria » mexicaine équivaut au « Ministère » français et se divisent en sous-secretariats (subsecretaria).

L’équipe présidentielle analyse le Pacte pour le Mexique
Comme une lettre au Père Noël, et dans un effort surhumain de convergence, les différents partis politiques mexicains ont remis à la nouvelle équipe présidentielle le Pacte pour le Mexique issus des accords obtenus entre les différentes factions sur la route à suivre pour le développement du pays. Annexé à celui-ci, le Paquet Economique vient renforcer les prétentions des partis politiques sur les grands axes de gouvernance économique du Mexique.
L’objectif déclaré de ce pacte est de parvenir à un Mexique en paix, intégrateur, responsable, prospère et avec une éducation de qualité.
L’équipe présidentielle planche donc actuellement sur les stratégies qui seront mises en œuvre pour honorer ce pacte, et a informé également qu’elle était  en train d’analyser la meilleure marche à suivre pour réaliser les 266 promesses électorales d’Enrique Peña Nieto et ses 13 décisions présidentielles émises au cours de son premier message à la Nation.
Enrique Peña Nieto qui dirigera ces sessions de travail a déclaré en conférence de presse être prêt pour « travailler avec passion pour le Mexique » à la réalisation des grands desseins de la Nation signés dans le Pacte (la paix, l’éducation, l’intégration sociale, la responsabilité, et la prospérité).

Miguel Angel Mancera prête serment comme chef de gouvernement du DF
Miguel Ángel Mancera Espinosa, élu au dernier scrutin de juillet pour le poste de chef de gouvernement du District Fédéral 2012-2018, a prêté serment ce mercredi officialisant ainsi sa succession à Marcelo Ebrard Casaubon.

La cérémonie d’investiture s’est organisée à l’Assemblée législative, en compagnie du Premier Ministre nouvellement nommé, Miguel Ángel Osorio Chong, en représentation du président Enrique Peña Nieto et du titulaire du Tribunal Supérieur de la Justice locale, Edgar Elias Azar qui ont avalisé ce nouveau poste.

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Sites intéressants (sites en espagnol)

Pour suivre l'actualité politique au Mexique, site de la Présidence :
et du gouvernement fédéral au Mexique :

Egalement site de la résidence officielle "Los Pinos" du Président à Mexico : , visites guidées possibles - détails sur leur site.

Site des députés : et des sénateurs : .

Consultez le chapitre "économie du Mexique".




 

 

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