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Parcs et Réserves
 Page mise à jour le 11.03.2015
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Réserves et parcs

La mise en place d’un écotourisme a permis de réaliser de nombreuses zones protégées, de parcs naturels, de parcs marins et de réserves de la biosphère mais reste nettement insuffisant.
Les parcs nationaux sont des espaces caractérisés par la présence d'un ou de plusieurs écosystèmes importants en raison de leur beauté paysagère, de leur valeur scientifique, éducative et récréative, de la présence de flore et de faune, de leur disposition au développement touristique, ou pour d'autres raisons d'intérêt général.

parc national san pedro martir (source : inaoep)Les réserves de biosphère sont des espaces caractérisés par la présence d'un ou plusieurs écosystèmes qui n'ont jamais été altérés par l'action de l'homme ou qui nécessitent de protection et de restauration. Ils sont peuplés par des espèces représentatives de la biodiversité nationale, parmi lesquelles plusieurs espèces endémiques, menacées ou en voie de disparition.
Les parcs nationaux sont au nombre de 66, les réserves de biosphère au nombre de 41. Elles abritent des activités économiques et s’attachent à protéger des écosystèmes globaux offrant une biodiversité digne de ce nom.

Photo de gauche : parc national San Pedro Martir (source : inaoep)

Le Mexique est l’un des rares pays qui a inclus le concept de la biosphère dans sa législation environnementale. Les initiatives pour créer de nouvelles réserves proviennent de groupes académiques, des ONG ou du gouvernement lui-même par le biais de la Commission Nationale des Aires Naturelles Protégées ou CONANP. La CONANP gère 164 aires naturelles qui représentent 23 millions d'ha.

En 2010, l’UNESCO a inscrit 3 nouveaux sites sur sa liste de patrimoines de l’Humanité : Naha-Metzabok (Communauté lacandone), Los Volcanes (Les Volcans du Mexique dans différentes régions) et Maria’s Island (sur le pacifique, loin en face du Nayarit).. Le Mexique représente 1,4% de la superficie de la planète mais 10% de la biodiversité, ce qui la place au 4e rang mondial. Le gouvernement a décidé de développer le tourisme, mais pas n’importe comment : en préservant les innombrables ressources naturelles du pays.
En 2012, l'UNESCO a inscrit Tehuacán-Cuicatlán sur sa liste de patrimoines de l'Humanité.


Programme "MAB"
Le Mexique a, aujourd’hui, 41 réserves de la biosphère inclus dans le Réseau Mondial de Réserves de biosphère du Programme "L'Homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO, programme pionnier du développement durable sur une base scientifique depuis plus de 30 ans.

Ce programme de l’Unesco sur L'Homme et la biosphère (appelé MAB) a initié un certain nombre d’aires de projets couvrant différents types d’écosystèmes, de la montagne à la mer, du système rural au système urbain. Ces réserves de biosphère sont des sites reconnus par le MAB dans lesquels les communautés locales sont activement impliquées dans la gouvernance et la gestion, la recherche, l'éducation, la formation et la surveillance ; elles travaillent en même temps au développement économique et à la conservation de la biodiversité :

Marietas Islands Circuit en bateau de Puerto Vallarta.

 



Réserves de biosphère

Les trois principales sont : la réserve de Sian Ka’an sur la Côte Caraibe (rendement agricole augmenté dû à l’irrigation et à la polyculture et déforestation évitée), la réserve de El Vizcaino en Basse Californie, sanctuaire de reproduction des baleines grises et la réserve de biosphère des papillons monarques dans les états du Michoacán et de Mexico.

En octobre 2006 : Huatulco (Oax)/La Primavera (Jal)/La Encrucijada (Chi)/La Sepultura (Chi)/Los Tuxtlas (Ver)/Selva El Ocote (Chi)/ Sierra de Huautla (Mor)/Volcan Tacana (Chi)/Barranca de Metztilan (Hid)/Calakmul (Cam).
En 2007, la Sierra de Alamos - Río Cuchujaqui, et
En 2008, Isla Marietas (près de Punta Mita)
En 2009, Lagunas de Montebello
et en 2010, Naha-Metzabok
Los Volcanes (Les Volcans du Mexique dans différentes régions) et Maria’s Island (sur le pacifique, loin en face du Nayarit).

En 2012 : Tehuacán-Cuicatlán (Mexique). La réserve se trouve dans une montagne aride et un système de hautes-terres (états de Puebla et d'Oaxaca) ; elle affiche un des taux de biodiversité et d’espèces endémiques les plus élevés du Mexique. Il s’agit d’un des vieux paysages les plus emblématiques  de Mésoamérique et il abrite huit groupes ethniques différents. On y trouve des sites où a démarré la domestication du maïs, de la courge, de l’avocat et des haricots. L’écosystème le plus typique est constitué de zones densément peuplées de cactus arborescents (cactáceas columnares) et d’une forêt tropicale sèche (selva baja caducifolia). Extrait Unesco.org.


Sanctuaire de baleines d’El Vizcaino

Situé dans la partie centrale de la péninsule de la Basse-Californie, ce site contient des écosystèmes de valeur exceptionnelle. Les lagunes côtières de Ojo de Liebre et San Ignacio constituent d’excellents sites de reproduction et d’hivernage pour la baleine grise, le veau marin, le lion de mer de Californie, l’éléphant de mer du Nord et la baleine bleue. Les lagunes abritent en outre quatre espèces de tortues marines menacées d’extinction. Le sanctuaire est considéré comme une belle réussite. En 1999, la communauté du patrimoine mondial a fait campagne contre un projet d’agrandissement d’une usine de production de sel à Laguna San Ignacio, dans la baie d’El Vizcaino, dernier lagon intact où la baleine grise du Pacifique vient de se reproduire. Le Comité du patrimoine mondial a mis en garde le gouvernement mexicain contre les menaces que ferait peser sur l’écologie marine et terrestre, sur les baleines grises et sur l’intégrité du site, l’établissement d’une usine de sel à l’intérieur du sanctuaire. En mars 2000, le gouvernement mexicain a décidé de refuser l’autorisation de construire l’usine.

réserve de Sian ka'an (état du Quintana Roo, Mexique)Sian Ka’an


Dans la langue des Indiens Mayas qui peuplaient autrefois la région, Sian Ka’an signifie « là où le soleil est né». Située sur la côte est de la Péninsule du Yucatán, cette réserve de la biosphère comprend des forêts tropicales, des mangroves et des marais, ainsi qu’une vaste étendue marine traversée par une barrière de récifs. Elle abrite une flore remarquablement riche et une faune qui comprend plus de 388 espèces d’oiseaux, ainsi qu’une grande partie des vertébrés terrestres caractéristiques de la région, qui cohabitent dans la diversité des milieux formés par son système hydrologique complexe.


Photo de droite : réserve de Sian ka'an
 (état du Quintana Roo,Mexique)












Réserve de Biosphère Mariposa Monarca : située dans l’Etat du Michoacán, elle s’étend sur 56 259 ha près de la province de Mil Cumbres formé d’un ensemble de sierras et de collines. Les points les plus élevés culminent aux environs de 3600 m d’altitude. Les sols de cette réserve sont formés de très légères cendres volcaniques dont la capacité de rétention d’eau est très élevée. L’espèce conifère « Abies religiosa » détient un niveau d’humidité très élevé et est capable de résister aux basses températures ce qui constitue l’habitat préféré des papillons monarques. Ce phénomène de migration des papillons monarques a intrigué les entomologistes et les biologistes : la migration saisonnière du Canada vers le Mexique puis le retour de millions et de millions de papillons orange foncé et noir de l'espèce « monarque ».
Lorsque les nuits deviennent plus longues et les températures plus fraîches, ce fameux papillon migrateur parcourt des milliers de kilomètres qui le mènent du Canada au Mexique, où il passe l'hiver avant de repartir au printemps vers les contrées septentrionales pour y pondre des oeufs. Les municipalités d'Angangueo, Ocampo et Zitacuaro abritent les sanctuaires les plus importants. La migration est estimée à 20 millions de papillons par saison !


Monarch Butterflies at El Rosario Biosphere Reserve, Mexico Monarch butterfly Monarch Butterfly spreading her wings, ready to fly to Mexico by sheldn Male Monarch on Milkweed Elusive Monarch Butterfly
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papillon monarquePhoto de gauche : papillon monarque

Ce n’est qu’en 1975 que l’on a pu confirmer cette migration du Nord vers le Mexique. L’odyssée aussi spectaculaire que fascinant dure un mois à raison d'une centaine de km par jour, parfois jusqu'à 130 km lorsque les vents sont favorables, avant d'atteindre l'une des quelque trente zones d'hivernage situées dans cette région du Mexique central. Les papillons utilisent les courants atmosphériques qui leur permettent de planer et parcourant entre 3900 et 4500 kms.
Quand chauffe le soleil dans les jours limpides d'hiver, des milliers de papillons couvrent les troncs et les branches, créant un ciel et un sol mobiles d'ailes tigrées, que l'on entend dans le silence profond des bois comme une brise de feuilles sèches. Une légende indigène a essayé de mettre en relation l'arrivée annuelle des papillons et le retour des âmes des morts, en associant la présence de cet insecte aux cérémonies qui vouent un culte au passage fantomatique de l'homme sur la Terre.
D’après les études faites, il vit près de 9 mois alors qu’un papillon normal a une longévité de quelques semaines, voire quelques jours. Les scientifiques n’ont toujours pas percé le mystère de l’orientation pour se rendre d’un point à un autre !

Beaucoup de pertes de papillons causées par des éléments naturels tels que les vagues de froid et chutes de neige ainsi que la déforestation et l’épandage de pesticides ont fait prendre conscience au gouvernement du Président V. Fox (2000-2006), de l’importance de la sauvegarde de ces papillons, d’où la multiplication des réserves. La préservation des sanctuaires a été l'une des priorités du gouvernement de Calderón (2006-2012).
Consultez l'article de l'Unesco à ce sujet.


Lisez un bel article TRES COMPLET de "Faune et Flore du pays " sur la vie du papillon monarque en cliquant sur www.ffdp.ca. Etude faite par le service canadien de la faune (article en français).

Egalement un bel article de "Parc national du Canada de la Pointe-Pelée" en cliquant sur www.pc.gc.ca (article en français).

De façon spectaculaire, par nuages et énormes grappes, on les voit se poser dans un bruissement léger d'ailes en certaines zones isolées du Michoacán, toujours les mêmes. Ils commencent leur envol au mois de septembre/octobre pour venir se reproduire en saison sèche. Quand ils atteignent l’axe néo-volcanique, ils s’établissent en colonies d’hibernation, utilisent les branches de l’oyamel (arbre mexicain de la famille des conifères) qu’ils trouvent dans les forêts situées sur les versants sud-ouest, où ils demeurent pendant 5 mois, depuis leur arrivée à la fin d’octobre jusqu’à leur départ fin Mars. Après une période d’accouplement d’environ un mois, les papillons qui ont survécu à l’hivernage repartent d'où ils étaient venus, c'est à dire du Canada principalement.

Les papillons monarques

AUTRES SITES baleine grise du pacifique (sources Conanp)
Le Mexique a 31 sites classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco
(inclus zones archéologiques, centres historiques, etc….) dont 4 naturels et 34 sur la liste indicative dont les Iles et aires protégées du Golfe de Californie – Ce site comprend 244 îles, îlots et zones côtières situées dans le Golfe de Californie au nord-est du Mexique. La mer de Cortez et ses Iles sont considérées comme un laboratoire naturel pour la recherche en matière de spéciation. De plus, presque tous les grands processus océanographiques à l’œuvre dans les océans de la planète sont représentés sur le site, lui donnant une importance sans commune mesure pour l’étude. Le site est d’une beauté naturelle remarquable et offre un paysage spectaculaire d’îles au relief accidenté composé de hautes falaises et de plages de sable, qui contrastent avec le cadre désertique qui s’y reflètent et des eaux environnantes turquoises. Le site abrite 695 espèces de plantes vasculaires, plus que dans tout autre site marin et insulaire de la Liste du patrimoine mondial. Il est également exceptionnel du point de vue du nombre d’espèces de poissons : 891, dont 90 endémiques. De plus, le site héberge 39% du nombre total d’espèces de mammifères marins et un tiers du nombre total des espèces de cétacés de la Terre.

Photo ci-dessus : baleine grise du pacifique (sources Conanp)

Un bien intéressant a été classé le 13 Juillet 2006, faisant partie du patrimoine mondial de l’Unesco : paysage d’agaves et anciennes installations industrielles de Tequila (premier bien classé dans la rubrique "paysage culturel"). Ce bien classe le Mexique au 7ème rang mondial pour le plus grand nombre de biens classés sur les listes de l'Unesco. La zone inscrite inclut des paysages d'agaves bleus, d'haciendas, de distilleries et de fabriques, de villes et vestiges archéologiques de la culture Teuchitlán.

California Grey Whale Grey Whale Grey whale Grey whale Grey Whale
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Quatre réserves de biosphère font partie de la liste indicative des biens de l’Unesco

agave bleu Réserve de Biosphère Banco Chinchorro : située à 30,8 km dans la mer des Caraïbes à l’est de la ville côtière Mahahual qui constitue le point continental le plus proche ; la réserve est séparée de la côte moyennant un canal de 1 000 m de profondeur. Elle s’étend sur 144 360 ha dont uniquement 0,4% de terre ferme. Par sa localisation dans la mer des Caraïbes, elle fait partie du système récifal méso-américain. Située en pleine mer, elle émerge comme une lagune récifale qui, étant donné sa faible profondeur et sa barrière récifale provoque des mouvements de houle et des processus de sédimentation. La barrière protège le littoral des assauts des tempêtes tropicales et des cyclones. Les écosystèmes qui ont trait aux processus de reproduction, d’élevage et de propagation d’espèces à grande valeur économique et écologique et qui sont bénéfiques à la zone se composent de récifs de corail, d’herbage marin, de bancs de sable, d’îlots rocheux, d’étendues basses de terrains recouverts d’arbustes et de plages sablonneuses.

Photo de droite : agave bleu

Les recherches effectuées dans la réserve ont permis de dresser une liste de 778 espèces : 58% à la faune marine, 14% à la faune terrestre, 18% à la flore marine et 10% à la flore terrestre. La faune marine comprend des coraux dont 95 espèces ont été répertoriées. Ces coraux contribuent largement à la génération d’un milieu hétérogène. La pêche qui est la plus importante activité économique est soumise à une réglementation stricte. On y trouve l’escargot de mer rose (strombus gigas) et la langouste (panulirus argus). Cette réserve est également un grand cimetière de bateaux. Sur 44 épaves, 33 « coulées » entre le XVI et le XXème siècle sont indiquées sur un plan basé sur des sources bibliographiques. Les éléments naturels et culturels sont indissociables dans cette réserve par la richesse historique et culturelle tout autant que naturelle du patrimoine.


Réserve de Biosphère El Pinacate et le Grand Désert d’Altar : située à l’extrême nord-ouest de la plaine côtière du golfe de Californie, dans la vaste province du désert de Sonora, c’est un ensemble volcanique avec des cratères, des cônes de cendres et des écoulements de lave ; des dunes de sable consolidées et mobiles ; des lits de rivières et un éventail d’alluvions ; des pentes et des plages très étendues et des massifs montagneux de basalte et de granite. C’est une région avec un climat très aride, de faibles précipitations et des températures très élevées en Eté allant jusqu’à plus de 56°C. La présence de plus de 560 espèces de plantes vasculaires est une des principales valeurs biologiques de la réserve qui est rendue possible grâce aux conditions climatiques et physiques de la région. Malgré les conditions inhospitalières de la région, on a enregistré 41 espèces de mammifères, 237 variétés d’oiseaux, 42 de reptiles, 4 espèces d’amphibie et 4 de poissons d’eau douce.


Réserve de Biosphère Selva El Ocote : située dans le Nord du Chiapas, cette zone fait partie du bassin hydrologique appartenant au réseau fluvial du Grijalva, un des plus importants fleuves du Mexique. La convergence de plusieurs rivières, qui donne naissance au fleuve La Venta, constitue pour la Selva El Ocote le collecteur hydrogéologique de tout le territoire. Etant donné sa situation géographique, ses caractéristiques physiographiques et l’énorme présence de terrains escarpés, dix types de végétation sont représentés dans la selva El Ocote : forêt tropicale haute à feuilles persistantes, forêt d’essences sub-feuilles haute ou moyenne, forêt d’essences feuillues persistantes moyenne ou basse (forêt mésophile de montagne), forêt basse à feuilles caduques, forêt basse à feuilles caduques épineuses, savane, bois de pins et de chêne, chênaies, forêt de feuilles caduques et végétation de type secondaire. Bien que toute la flore de la région n’ait pas encore été enregistrée, on a repéré jusqu’à présent 705 espèces, 452 genres et 121 familles qui coexistent tout au long du canyon du fleuve La Venta. Le chiffre de 705 espèces est loin d’être définitif, étant donné que l’exploration de toute la zone montagneuse qui court vers le nord sur toute la largeur de la réserve à une altitude de 800 à 1400 m, n’est pas exhaustive ; il est possible que la variété des espèces augmente à près de 2000. En ce qui concerne la faune, la selva El Ocote est considérée comme un des plus importants centres de diversité biologique, car elle est située dans une zone de transition entre deux provinces néo-tropicales, celle du Pacifique et celle de Tehuantepec, qui renferme un total de 646 espèces de vertébrés terrestres. Quant aux invertébrés, ils sont estimés à 3000 espèces de coléoptères et 500 espèces de lépidoptères ; cependant, si on y ajoutait tous les autres invertébrés, on atteindrait le chiffre de 20 000 espèces. Il existe également de nombreux vestiges archéologiques qui correspondent à la culture zoque, ainsi que des grottes qui furent habitées par des cultures préhispaniques. Les communautés autochtones tzotzils et zoques proposent des services d'hébergement, de camping, de randonnées, de promenades en bateau ou à cheval ainsi que des guides locaux.


mammifère El Berrendo d'une réserve de  biosphèrePhoto de gauche : mammifère El Berrendo d'une réserve de biosphère


Aire de protection de la flore et de la faune Cuatrociénegas
La réserve écologique Cuatro Ciénegas située dans le désert de Coahuila est également un coin très protégé. Les quelques 200 puits d’eau renferment une faune et une flore exceptionnelles, composées de centaines de cactus, poissons, reptiles. La vallée des Cierges appartient à la ceinture désertique correspondant à l’hémisphère nord, qui se trouve dans la partie centrale de la péninsule de Basse-Californie. On y trouve des collines escarpées qui appartiennent à la sierra San Borja et des vallées très étendues telles que celle de Montevideo. Le territoire de cette réserve s’étend essentiellement sur la partie basse et plate de la vallée de Cuatrociénegas, à une altitude d’environ 740 mètres au-dessus du niveau de la mer ; il peut, cependant, atteindre
2 100 mètres dans la sierra de Madera située dans la partie nord-ouest de la réserve. Cette vallée comprend des canyons et de vastes sillons, des plaines alluviales saturées de sels, quelques basses collines, et une aire importante de dunes de gypse, unique dans son genre au Mexique. Le complexe hydrologique qui existe dans cette zone est interconnecté essentiellement de manière souterraine, mais aussi par des fleuves et des canaux artificiels à la superficie. Il existe quelque cinq cents sources qui forment des nappes d’eau, des marécages, des rivières et des ruisseaux, des marais et des lagunes de diverses dimensions et profondeurs. cactus barrelLe site ressemble à un aquarium dans le désert mexicain ; c’est également un endroit qui permet la réalisation de recherches de base et de recherches appliquées, l’exécution d’activités éducatives à tous les niveaux, et la récréation à l’air libre. La vallée n’a pratiquement souffert aucun changement depuis plus de 12 000 ans.
L’isolement géographique provoqué par les montagnes qui l’encerclent a favorisé l’évolution indépendante de divers groupes d’organismes. Ce site est considéré comme une des plus importantes régions marécageuses dans le pays, car elle dispose d’un endémisme très élevé pour la région néarctique ; il se présente également un nombre considérable d’interactions entre les espèces endémiques.

Photo de droite : cactus barrel

Cette zone renferme des groupes de faunes endémiques qui sont associés entre eux : reptiles, amphibies, poissons, crustacés, scorpions, mollusques et autres invertébrés, ainsi qu’une quantité considérable d’espèces placées sous quelque statut de conservation. Les espèces endémiques de la région se distribuent entre neuf reptiles, un amphibie, dix poissons, huit crustacés, sept scorpions, treize mollusques, quatre insectes et vingt cinq plantes vasculaires.
La végétation qui prédomine sur le sol du bassin est l’herbage halophile et la végétation aquatique; les dunes de gypse abritent des espèces endémiques de plantes gypsophiles; le sol est également recouvert de matorral xérophile et de matorral de type montagneux dans les parties les plus élevées. Le marécage offre en outre les valeurs suivantes: il garantit le fonctionnement de l’écosystème, il conserve les réserves d’eau souterraine et de superficie qui sont mises à profit à des fins agricoles, récréatives, d’élevage et d’éducation de l’environnement. Les zones où s’accumule l’eau présentent des sols de nature aride et gypseuse et des sols lacustres ou alluviaux très alcalins, de type solontchak.


Que veut dire liste indicative des biens de l'Unesco ?


vue sur la réserve de los TuxtlasD’autres réserves intéressantes existent et si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à les visiter : El Cielo (Etat de Tamaulipas), Manantlán (Etat de Jalisco), Mapimí (Etat de Durango), Montes Azules (Etat du Chiapas), El Triunfo (Etat du Chiapas), Calakmul (état de Campeche), Ria Celestún (Yucatán) et Ria Lagartos (Yucatán).

Les tour-opérateurs mexicains, forts d’une grande expérience, ont su organiser efficacement le tourisme écologique. Les sites naturels sont des lieux magnifiques pour contempler la nature et pour y effectuer de belles randonnées. Ils sont nombreux et variés et chacun d’entre nous pourra y trouver son bonheur.

Le Site en anglais www.planeta.com complétera les informations sur la flore, la faune et l’environnement du Mexique.

Vous pouvez également consulter un site en anglais sur les parcs nationaux et les réserves, notamment au Mexique .

Voir le site : www.conanp.gob.mx - Comisión nacional de Áreas Naturales Protegidas du Mexique.


Photo ci-dessus : vue sur la réserve de los Tuxtlas

 

Male Monarch on Milkweed Pinacates Biosphere Reserve (NASA, International Space Station, 05/07/04) Wodden pier Mountains of Monarchs Pinacate Biosphere Reserve @ Sonora, Mexico
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réserve de biosphère de la Sierra Gorda (état de Querétaro)

 

Photo de droite : réserve de biosphère de la Sierra Gorda (état de  Querétaro)

 

 

 

 

 

 

 

 

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