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Oaxaca : culture
 Page mise à jour le 11.03.2015
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Un peu de géographie

Mixtèques de la région d'Oaxaca se distinguant par de vêtements blancs aux bords colorés (état d'Oaxaca, Mexique)Oaxaca (prononcé wa-ha-ka) est l’état le plus diversifié du Mexique. Ses montagnes atteignent plus de 3000 m d’altitude, ses grottes, ses belles forêts et vallées ensoleillées, et ses plages font de cet état, un attrait touristique très important. Chaque année, des milliers de tortues marines arrivent sur la côte, pas loin des centres touristes de Puerto Escondido et des Baies de Huatulco où les touristes viennent du monde entier pour passer des vacances dans les eaux chaudes de l’état.
Oaxaca est également riche dans ses traditions et ses coutumes avec une grande diversité de sa population ethnique. Oaxaca est divisé en sept régions : La Cañada, La Costa, La Sierra (comprenant la Sierra Norte et la Sierra Sur), La Mixteca, El Papaloapan, El Istmo, et Los Valles Centrales. Dans cette dernière région, la capitale de l'état, Ciudad Oaxaca de Juárez tient le flambeau.
La réelle présence de sa population indigène avec seize groupes ethniques s’exprimant dans plus de 22 langues et 150 dialectes est un atout indiscutable au maintien des traditions et des coutumes de cet état.

L'état d'Oaxaca, situé au sud-est du Mexique a une superficie de 95 364 km2 représentant 4,8% de celle du Mexique. Il est entouré des états de Puebla et de Veracruz dans le nord, l'état du Chiapas à l'est et l'état de Guerrero à l'ouest.
Il compte près de 3 230 000 habitants dont plus de 408 000 pour sa capitale et 701 000 avec sa banlieue (chiffres 2007).

 Photo ci-dessus : Mixtèques de la région d'Oaxaca se distinguant par de vêtements blancs aux bords colorés
  (état d'Oaxaca, Mexique)

Le nom de l'état "Huaxyaca" veut dire "près du lieu des acacias".


marché de Oaxaca (état d'Oaxaca, Mexique) Dû à sa topographie, Oaxaca présente une variété de climats. Il est chaud et sec dans la région côtière du pacifique, chaud et humide sur le littoral de la côte. A l'intérieur des terres, il est doux mais froid au-dessus de 2 000 m.

Températures moyennes annuelles :
1. Printemps 25°C.
2. Été 28°C.
3. Automne 22°C.
4. Hiver 16°C.

Sur la Côte oaxacane où les destinations touristiques de Puerto Escondido et les Baies de Huatulco sont localisées, la température moyenne est autour de 27°C. Dans la capitale située dans les Vallées Centrales, la température moyenne annuelle est autour de 22°C.

Photo de droite : marché de Oaxaca (état d'Oaxaca, Mexique)

Des 570 municipalités existantes, 418 ont une prédominance indigène et à peu près un tiers de l'état parle une langue originaire.
La majorité des unités de production rurale dans l'état sont collectives ; 44.1% se trouve sous le régime commun, 27.0% sous l'ejidal et 28.5% seulement en propriété privée.

Un peu d'histoire

L'état d'Oaxaca a deux sites déclarés par l'Unesco comme patrimoine de l'humanité : le site archéologique de Monte Albán et le centre historique d'Oaxaca. Cette richesse préhispanique et coloniale est sans commune mesure dans la Méso-Amérique.
Monte Albán était déjà un centre culturel de tout premier ordre, une ville habitée par des sages, des guerriers, des astronomes et des fermiers quand l’époque chrétienne commençait à peine, de l’autre côté de l’atlantique. Les Zapotèques croyaient que l'homme et la nature formaient ensemble la divinité maximale, un lien inséparable dont la relation devrait être le respect mutuel et l’appréciation. Un calendrier solaire de 365 jours marquait le passage des années et des saisons, pendant qu'un autre, un calendrier rituel de 260 jours, chiffrait les secrets de la vie et les périodes dans lesquelles le monde était détruit et renouvelé, comme secoué par un feu cosmique purifiant.

petites filles au marché de Oaxaca (état d'Oaxaca, Mexique)Le déclin de la culture Zapotèque a été suivi par l’arrivée de la culture mixtèque qui, à son tour, a été remplacée par les aztèques, sans toutefois la disparition de la culture. Ces personnages ont élevé des centres de cérémonies, des citadelles et des sites d’enterrements. Les sites archéologiques les plus facilement visités dans les Vallées Centrales sont Monte Albán, Mitlá, Yagul, Lambityeco, Dainzú et Zaachila.
Dès le règne de Moctezuma I (1440-1469), une garnison y était installée et le gouvernement y fut exercé par un Tlacochtecuhtli (commandant militaire) et un Tlacatecuhtli (gouverneur civil).

Photo de gauche : petites filles au marché de Oaxaca (état d'Oaxaca, Mexique)


Quand les Espagnols arrivèrent à Oaxaca, ils rencontrèrent une mosaïque de cultures sur un territoire accidenté habité par des groupes différents dévoués à leurs rituels et traditions. En 1524, Hernan Cortés s'est plaint par lettre au Roi d'Espagne, des obstacles rencontrés pour l’accomplissement de son travail de conquête.
"Cette terre" qu'il dit, en faisant référence aux vallées et montagnes occupait par les mixtèques et les zapotèques "est si montagneuse qu'elle ne peut pas être traversée même à pied". Cortés raconte "qu'il a envoyé deux fois des troupes contre les indigènes et qu’il a été incapable d'obtenir la victoire tellement les guerriers étaient violents et bien armés".
Quelques années plus tard, Cortés, enchanté par Oaxaca, confessera sa passion « pour les mêmes terres qui lui avaient apparues si rugueuses et si sauvages ».

Peu après la conquête de Mexico, Diego de Ordaz y installa en 1521 un poste fortifié appelé "Antequera". En 1529, la petite cité espagnole fut promue par Charles Quint au rang de "Villa" et Cortés reçut le titre de marquis de la Vallée de Oaxaca ainsi qu'une vaste concession de terres que ses descendants conservèrent jusqu'à la Révolution.

marché aux bestiaux dans la région de Oaxaca (état d'Oaxaca, Mexique) Pendant cette période coloniale, Oaxaca joua un rôle prédominant dans le développement de la Nouvelle Espagne. Les grands troupeaux de mouton fournissaient de la laine pour les métiers à tisser de Puebla; les haciendas cultivaient la canne à sucre permettant la fabrication des bonbons les plus célèbres de la vice-royauté; les meilleurs chevaux sur le continent étaient élevés ici ; de l'or a été trouvé; de grands profits ont été faits grâce à la teinture fabriquée à partir du cochinilla du grana (cochenille); et aux ports de Huatulco et de Salina Cruz, sont arrivés les trésors du Pérou, de Guayaquil et du Guatemala ainsi que les soies, textiles et épices chargés depuis les Philippines.
Le développement des villes, des ports, des moulins de sucre et des industries, introduit au moment des gloires et des misères de l’évangélisation, n'a pas bouleversé le vieux système de croyances et la manière de vivre des communautés indigènes qui ont intégré leurs vieilles valeurs en les modifiant à peine, avec les symboles et les pratiques de la nouvelle religion.

Photo de droite : marché aux bestiaux dans la région de Oaxaca (état  d'Oaxaca, Mexique)

De père en fils, le passé préhispanique se transmet siècle après siècle, survit et se manifeste toujours dans les fêtes, les marchés, la musique, les danses, les vêtements, la gastronomie, et à l'importance encore donnée au travail communautaire, aux rites d’échange, à l’aide réciproque et à la relation proche trouvée entre la vie quotidienne et les rituels qui touchent le royaume sacré.

Pendant les guerres d'Indépendance, Oaxaca fut occupée temporairement par les troupes de Morelos qui y fonda sa première fabrique à canons.

C'est dans l'Etat d'Oaxaca que naquirent Bénito Juárez (né à Guelatao) et Porfirio Díaz. La vie édifiante de Benito Juárez commence un peu comme un conte de fée : il était une fois un petit berger zapotèque qui gardait ses moutons dans les collines de Guelatao, petit bourg à 80 km d'Oaxaca. Normalement, il aurait dû passer toute sa vie parmi les cailloux et les agaves de sa colline si un curé ne l'avait remarqué, emmené chez lui comme domestique et commencé à l'instruire dans l'idée de faire du petit benito un séminariste. C'est une de ces innombrables ironies de l'histoire : Juárez, né le 21 mars 1806, instruit et sauvé de l'ignorance, sera le principal meneur du mouvement qui lutta contre la puissance de l'Eglise Catholique. Il abandonna bien vite le séminaire pour la faculté de Droit. Il devint juge, puis se lança dans la politique et fut nommé gouverneur de l'état. Mais il sollicita des fonctions plus hautes et parvint d'abord à se faire élire Président de la Cour Suprême du Mexique et enfin Président de la République. Au départ du dernier Vice-Roi, la seule puissance structurée au Mexique était l'Eglise Catholique ; elle resta l'institution la plus efficace pendant toute la première moitié du XIXème siècle. Au milieu des querelles incessantes des politiciens, l'Eglise seule disposait d'une puissance réelle dont elle faisait, hélas, un usage souvent abusif. Aux environs de 1850, elle était le plus important propriétaire terrien du pays et elle disposait du seul réseau d'enseignement.

jeu de cartes et sièste après le marché (état d'Oaxaca, Mexique) Les libéraux de l'époque, Juárez en tête, comprirent que si le Mexique voulait progresser et se développer, l'Eglise devait, avant tout, rendre à César ce qui appartenait à César. C'est Juárez qui fut l'inspirateur et le principal rédacteur de la Constitution de 1857 et des lois qui retiraient à l'Eglise la plupart de ses biens fonciers, qui limitaient l'immunité dont jouissait le clergé et réglementaient l'autorité des tribunaux ecclésiastiques. Poussée par les Evêques, la droite se rebella et les troubles qui suivirent passèrent à l'Histoire sous le nom de "Guerre de la Réforme", Juárez, alors Président de la Cour Suprême, est appelé au poste de Président de la République, par suite de la démission de Miramon, opposé aux réformes. Les conservateurs sont défaits mais ne s'avouent pourtant pas vaincus. Juárez doit faire face à une situation financière délicate après quatre ans de troubles : il décide de suspendre le remboursement de la dette extérieure du Mexique.

Photo de gauche : jeu de cartes et sièste après le marché
(état d'Oaxaca, Mexique)



La France de Napoléon III se sert de ce prétexte pour intervenir et envoie un corps expéditionnaire qui débarque à Veracruz pour envahir bientôt une bonne partie du Mexique Central. Soutenu par les conservateurs mexicains, Napoléon III offre à l'archiduc Maximilien la couronne du Mexique. Grâce à la présence de l'armée française, Maximilien put avoir un moment l'illusion de gouverner. Juárez se retira avec ses partisans de l'autre côté du Rio Grande, dans la ville frontière qui porte son nom.
C'était un homme rigide, sans humour, qui avait un respect quasi religieux de la légalité ; il refusa donc de se soumettre et de reconnaître la souveraineté de Maximilien qu'il considérait comme un usurpateur. Finalement il triompha. La Guerre de Sécession terminée (côté Etats-Unis), Philip Sheridan fut envoyé par les Américains vers la frontière mexicaine avec une troupe de 50 000 hommes. Napoléon décida alors de ramener son corps expéditionnaire et Maximilien, noble et tragique héros, se retrouva devant un peloton d'exécution, un soir à Querétaro. Juárez réintégra la capitale et la République fut restaurée. La maison où Juárez fut domestique, de 1818 à 1828, est devenu un musée (Museo Casa de Juárez, Garcia Vigil #609) consacré à ce grand patriote. Juárez mourut à son poste en 1872 ; quatre ans plus tard, Díaz devint Président de la République. Il resta plus de 30 ans à la tête du pays, et sa conception pour le moins autoritaire du pouvoir fut le ferment de la grande révolution mexicaine dont Zapata et Villa furent les figures de proue.
Héros de la "Guerre de la Réforme" et des combats contre le Corps Expéditionnaire français, Porfirio Díaz ne montra jamais le moindre respect de la légalité, véritable obsession de Juárez. Ne pouvant obtenir assez de voix pour être élu, il prit la Présidence de la République de force. Il était, indubitablement, un tyran et s'il ne brisa pas l'opposition, c'est qu'elle eut bien garde de se manifester. Au Mexique, il apporta la stabilité, et, avec elle, vint le progrès. Sous Díaz, les grandes haciendas connurent leur âge d'or, et le pays qui auparavant ne produisait que du maïs, diversifia ses cultures et donna du café, de la canne à sucre et des bananes, denrées que l'Europe et l'Amérique du Nord commençaient à réclamer en quantité.

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Les hommes d'affaires étrangers reçurent un accueil chaleureux pendant le "Porfirisme" : chemins de fer et puits de pétrole aux mains des Anglais qui laissèrent le commerce aux Américains et aux Français. Mais le prix de ce développement était très élevé. Les Mexicains étaient des citoyens de seconde zone dans leur propre pays. Les haciendas prospéraient grâce à l'exploitation éhontée des péons, véritables serfs indiens maintenus sous le joug par une terrible police rurale au service des grands propriétaires. Dans les villes, l'étranger était roi, les Mexicains riches méprisant leur propre pays. Les travailleurs étaient au bord de la révolte, mais Díaz avait la haute main sur les syndicats... Finalement, l'explosion populaire vint, en 1910. Porfirio Díaz dut abandonner le pouvoir, fuir. Déconsidéré pendant plusieurs décades, il est maintenant reconnu comme ayant posé les fondements économiques d'une nation moderne.

Voilà donc Oaxaca, ville, vallée, Etat, patrie des Dieux, berceau d'hommes d'état, refuge d'intellectuels. Oaxaca reste une villégiature préférée où l'on aime flâner dans les rues tranquilles et où l'on fait l'effort de visiter les ruines qui rappellent le majestueux passé.

Un peu de traditions et de danses

Les danses qui varient dans chaque région et dans chaque communauté, évoquent des rythmes étranges et profonds, même si souvent ils sont accompagnés par une musique reconnaissable, née, peut-être, à Mérida ou à Durango, à Naples ou Saragosse. Les masques aident le danseur à prendre la personnalité d’un taureau, d’un tigre, d’un Européen ou le diable lui-même ! Les costumes sont la fierté et la joie de leurs propriétaires et font le bonheur non seulement des danseurs mais de toutes les communautés indigènes d' Oaxaca.
L'habit traditionnel surprend et captive. Dans leurs dessins, couleurs et textures, ils mélangent techniques coloniales, symboles indigènes, la magie et les couleurs de textiles importées de l'Orient. Le plus souvent, les couleurs sont naturelles : le rouge de la grana cochinilla (un insecte qui vit sur les feuilles du cactus nopal qui une fois écrasé et bouilli, fournit jusqu’à seize tonalités de couleur rouge); le bleu obtenu par la fermentation de la plante du nom d’indigotier; le noir obtenu du fruit de l'huizache (un arbre épineux); jaune de la mousse de roche; et dans le passé, le pourpre du caracol púrpura, un type d'escargot marin qui était capturé, traité, et, une fois son essence utilisée pour obtenir la couleur magique violette était remis à la mer (maintenant une espèce protégée).




Maxima fiesta de los oaxaqueños: es la guelaguetza, la cual se celebra en el mes Julio . Este es el baile del las chinas oaxaqueñas (www.oaxacan.com.mx)


La célèbre fête oaxacane, La Guelaguetza del Lunes del Cerro (lundi de la Colline), est une forme institutionnalisée de célébration dans les communautés indigènes. Les deux lundis qui suivent le 16 juillet (25 juillet et 01 août 2011), les représentants des sept régions de l'état célèbrent (dans la capitale de l’état) cette fête dont le nom signifie en langue zapotèque, cadeau, offre, échange ou participation. À travers de signes et de codes, cette fête exprime la tradition préhispanique, avec sa musique et ses danses, la récolte et les produits alimentaires de chaque région. Les ananas, les mangues, les serapes, les paniers, le pain et les grains de café sont présents comme un symbole de bonne humeur générale, de partage et d’échange. Le patrimoine culturel de ces sept régions est exprimé à travers des danses exécutées au son d'une musique joyeuse et de chants propres agrémentés par de somptueux costumes de gala symbolisant chacun des villages respectifs. On peut voir exécuter la célèbre "danse des plumes" zapotèque.

La Guelaguetza rassemble 16 groupes ethniques de sept régions d'Oaxaca (danses et chants traditionnels en l’honneur de Centeotl, déesse du maïs). La Guelaguetza est célébrée à Oaxaca, appelée "el Lunes Cerro", ou "lundi sur la Colline" les deux lundis suivant le 16 juillet. C'est une célébration dans laquelle les représentants des nombreuses communautés d'Oaxaca viennent ensemble et célèbrent la diversité de leurs traditions et cultures. L'état d'Oaxaca posséde 16 groupes ethno-linguistiques différents. C'est une fête incroyablement diversifiée. Les danseurs portent l'habillement traditionnel et exécutent des danses folkloriques qui sont particulières à leur région. À la fin de la danse, ils jetent des articles à la foule, produits qui viennent de la région qu'ils représentent. Origines du Guelaguetza : Le mot Guelaguetza veut dire "offre, cadeau" dans la langue Zapotèque, et sa signification va au delà du festival.
Dans les villages Oaxacan traditionnels quand il y a une occasion pour célébrer tel qu'un baptême, un mariage, ou une fête jour du saint du protecteur des villages, les gens qui assistent aux différentes fêtes, apporteront des cadeaux nécessaires pour la célébration : nourriture, boissons alcoolisées, etc. Chaque personne offre, ou la "guelaguetza" permet un échange réciproque ce qui renforce les liens sociaux à travers le temps. Le festival Guelaguetza comme célébré aujourd'hui est une combinaison d'une part de célébrations pré-hispaniques de la déesse du maïs, Centeotl et d'autre part, de la fête catholique de Notre Dame du Mont Carmel célébrée le 16 juillet.

L'auditorium Guelaguetza : Le festival Guelaguetza est célébré sur la Colline Fortin à Oaxaca (del Cerro Fortin) dans un auditorium de 11 000 places. Les spectateurs ont une vue magnifique de la ville.

Centeótl : Chaque année une jeune femme d'une des communautés de l'état d'Oaxaca est choisie afin de représenter Centeótl, la déesse du maïs. Ce n'est pas un concours de beauté, mais plutôt un concours pour voir si la jeune femme connait bien les traditions de sa communauté.

Assister au festival Guelaguetza : Les billets peuvent être achetés pour le Festival Guelaguetza à travers Ticketmaster. Les billets permettent de s'asseoir tout près de la scène dansante dans l'auditorium. Les sièges ne sont pas réservés. Vous devez arriver tôt pour obtenir une bonne place. Depuis 2005, il y a eu deux spectacles par jour du Guelaguetza, l'un à 10 heures du matin et l'autre à 17 h. Si vous allez le matin, portez un chapeau et de l'écran solaire. Le soleil est très fort et il n'y a aucune ombre. Pour le spectacle de l'après-midi, prenez un poncho de pluie ou quelque chose pour vous protéger de la pluie parce qu'au mois de juillet, il pleut souvent l'après-midi.

danses de l'ananas de Tuxtepec (état d'Oaxaca, Mexique) D'autres festivités : Il y a beaucoup d'autres événements qui ont lieu à Oaxaca pendant les deux semaines du festival Guelaguetza, y compris concerts, expositions, conférences et une foire du mezcal où vous pouvez goûter des marques différentes de cette boisson alcoolisée. Il y a aussi des célébrations indépendantes du Guelaguetza dans plusieurs villages de la vallée d'Oaxaca proche où vous pouvez assister à des festivités plus traditionnelles, tel qu'à Cuilapán.

 Photo de droite : danses de l'ananas de Tuxtepec
  (état d'Oaxaca, Mexique)

Guelaguetza pendant l'année : Si vous ne pouvez pas aller en juillet mais vous aimeriez voir une présentation des danses de la Guelaguetza, vous pouvez assister aux spectacles pendant l'année et à l'heure du dîner : La Guelaguetza à la Casa Restaurant Cantera, tous les soirs à 20h30 ou au Camino Real, le vendredi soir.


Guelaguetza, Oaxaca Guelaguetza Oaxaca Guelaguetza/Oaxaca Guelaguetza/Oaxaca Guelaguetza (Oaxaca)
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Un peu de tianguis ou marchés

La meilleure place pour les échanges reste les « tianguis », ou marché. La vente de bois à brûler, d’une couverture, de quelques œufs ou tomates sont l’excellent moyen de contact humain. Leur plaisir de négocier prime par rapport à la différence d’un peso.
Les tianguis dans les Vallées Centrales se suivent jour après jour :

marché oaxacan (état d'Oaxaca, Mexique)Dimanche à Tlacolula, lundi à Miahuatlán, mardi à Ayoquezco et à Santa Maria Atzompa, mercredi à Etlá et Zimatlán, jeudi à Ejutla et Zaachila, vendredi à Ocotlán, Santo Tomás Jalieza, Santa Ana del Valle, San Bartolo Coyotepec, et samedi à Oaxaca. Les étalages sont organisés par produit, coutume, familles, ou simplement par hasard. Les femmes sont habillées dans leur beau costume de huipils (tuniques). Chacune vend en général, une seule gamme de produits. Il est donc nécessaire de visiter le marché en son entier pour obtenir une bonne idée de l’ensemble du marché.

Photo de gauche : marché oaxacan (état d'Oaxaca, Mexique)

Cortés aimait les marchés oaxacans dont les origines ont commencé peut-être avec la célébration de la première récolte. Le carré principal dans Monte Albán est une place, un carré de marché. Avec la même inspiration, les Espagnols ont bâti la ville capitale d'Oaxaca le long et autour d’un axe central qu'ils ont organisé en gouvernement civil, groupes religieux et en
marchés ; moyen de vendre, d’acheter, d’échanger et de se rassembler.





Un peu de gastronomie

Oaxaca est la terre des sept moles (une sauce épicée qui inclut le chocolat), du quesillo (type de fromage filandreux enveloppé dans une balle), de la viande cuite à même la terre, des tamales les plus délicieux du Mexique, des bonbons les plus incroyables, el chocolate atole (une boisson obtenue à partir de maïs moulu et de fèves de cacao), el café de olla (café bouilli avec de la cannelle dans un pot en argile), pain cuit avec du jaune d’oeuf - el pan amarillo ), et toutes les variétés imaginables produites à partir du maïs.

chilis sur le marché (état d'Oaxaca, Mexique)L’anthropologiste Kent Flannery estime que les Vallées
d'Oaxaca
ont pu être la première place en Amérique où le maïs a été domestiqué et cultivé. L'histoire montre que la nourriture oaxacan peut être expliquée à travers un mélange d'Espagne, de traditions indigènes, de table aztèque et de baroque colonial.
Chaque plat oaxacan représente beaucoup d'heures de travail devant le poêlon. Par exemple, les tamales doivent être lavés avant la préparation puis rôtis et trempés; les chilis doivent être grillés et moulus; le maïs doit être écossé, cuit à terre et est farci. Les tamales sont pliés, attachés, cuits et, puis enfin servis.

Photo de droite : chilis sur le marché (état d'Oaxaca, Mexique)

Le mole oaxacan exige trente et un ingrédients au moins. Dans le temps, il était préparé avec du coriandre grillé, de l’ail rôti, du poivre, de la cannelle et du pasilla (chile séché), grillé avec du beurre et jusqu'à 16 variétés de piments; le tout était broyé, frit délicatement et alors servi avec du porc, chorizos (saucisses) et du poulet. Une fois préparé, il était garni avec l'ajonjolí tostado (graines de sésame grillées). Beaucoup de travail pour une sauce qui aujourd'hui, en a deux cents variétés.

Un peu d'art et d'artisanat

L'art n'est pas en reste puisque de talentueux peintres tels que Rufino Tamayo, Francisco Toledo ou Rodolfo Morales ont participé à l'expansion culturelle de la ville.
Rufino Tamayo, Francisco Toledo et Rodolfo Morales sont considérés comme les grands peintres Oaxacan de la peinture moderne (XXème siècle). Tamayo, né à Oaxaca en 1899, mort en 1991, habitait à Mexico et à New York. Il est un des plus grands artistes mexicains du XXème siècle. Morales, "entrepreneur de villages", est né à Ocotlán (1925-2001) et a voyagé avec ses expositions à travers l’Europe et partout en Amérique puis s’est finalement réinstallé à Ocotlán où il a laissé une production grandiose de tableaux uniques et universels. Toledo, né à Juchitán s'est formé à Paris et, comme Morales, il a véhiculé la magie d'Oaxaca, puis est revenu dans la capitale, après avoir exposé son imagination prodigieuse et poétique à travers le Monde.

mérier à tisser à Oaxaca (état d'Oaxaca, Mexique) Beaucoup de jeunes artistes oaxacan ont suivi la trace de ces trois peintres hors du commun. Ils ont exposé, avec leur travail, le paysage oaxacan, les traditions et les mythes. En général, ils partagent tous une fierté claire de leur héritage culturel. Une grande partie du travail de ces nouveaux artistes oaxacan et des grands peintres locaux mentionnés précédemment sont exposés dans la ville de l'état et dans la capitale du pays. Dans les musées, ce n'est pas exceptionnel de trouver des dessinateurs et des artistes venus du monde entier, qui s'inspirent des trésors de Monte Albán et de la richesse culturelle de cet état.

Photo de gauche : mérier à tisser à Oaxaca (état d'Oaxaca, Mexique)

Les orfèvres, les potiers et les tisserands d'Oaxaca sont les lointains descendants des zapotèques qui bâtirent Monte Albán, sur une colline surplombant l'actuelle cité, et des Mixtèques qui leur succédèrent à Mitlá une quarantaine de kilomètres plus loin, ainsi qu'à Yagul, Dainzú, Lambityeco et Zaachila.



La visite de ces ruines justifie à elle seule un voyage dans la région. Personne n'a pu expliquer jusqu'à présent d'où viennent les Zapotèques et leurs successeurs les Mixtèques.
Néanmoins il ne faut pas sortir du cadre de certaines données tenues pour certaines par les archéologues : les Zapotèques furent profondément influencés par les Olmèques qui peuplèrent la côte du Golfe il y a sans doute trois à quatre mille ans. Les stèles qui figurent des personnages dansants et les hiéroglyphes qui les accompagnent attestent cette influence. Le Musée régional d'Oaxaca renferme une collection incomparable d'objets d'art zapotèques et mixtèques en or, jade et turquoise provenant de la tombe VII de Monte Albán.

L'état compte plus de 500 000 artisans, qui donnent libre cours à leur talent et imagination tout en respectant les moyens et techniques traditionnels. Visitez les différents ateliers dans les villages aux alentours d'Oaxaca (30 km au maximum). Vous verrez la fabrication ou la production que ce soit en céramiques, poteries, textiles, travail du bois...etc.

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