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Musée d'Anthropologie
 Page mise à jour le 11.03.2015
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Le Musée National d'Anthropologie (ouv. 09h-19h, mar-dim) : tarif $57, dimanche gratuit pour les résidents au Mexique

Tours guidés entre 09h30 et 17h30, du mardi au samedi. Voir le site de Wikipedia.

Créé en 1964 et rénové depuis peu, il a été conçu par l’architecte Pedro Ramirez Vásquez à la demande du Président Lopez Mateos.

musée national d'anthropologie à Mexico"Le plus beau musée du monde", disait André Malraux, sans conteste le plus captivant lorsqu'on pose le pied à Mexico pour la première fois. Le choc est garanti. Il contient la célèbre "pierre du soleil", le fameux calendrier aztèque, les têtes olmèques géantes des forêts du Tabasco et les trésors de l'ensemble des régions mayas.
C'est au musée d'anthropologie que doit débuter le voyage de l'amateur d'histoire mexicaine. C'est de ce paradis, chef-d'oeuvre de la muséographie mondiale, et au cours d'une journée entière au minimum que l'on peut le mieux s'immerger dans la mémoire des cultures méso-américaines. Il est inspiré d’une construction mixtèque, quatre édifices entourent une cour centrale que recouvre à moitié un énorme dais d’aluminium supporté par une unique colonne recouverte de pierre taillée. Du sommet du support, l’eau jaillit et retombe en pluie sur le sol, combinant fraîcheur et beauté.

Photo de droite : Musée national d'anthropologie à Mexico

Sur place, on peut acquérir entre autres, cartes et plans du pays en français. Consultez le tout à la terrasse d'un excellent restaurant et même achetez quelques très belles reproductions de pierres, de jades, et d'objets en argent de l'art précolombien (métro: Chapultepec, puis traversez le parc le long de la Reforma).

ballet Amalia Hernandez ballet Amalia Hernandez

 

 

 

 

 

 

 

  Photos ci-dessus : ballet Amalia Hernandez


Les douze salles d’exposition du rez-de-chaussée entourant la cour sont consacrées aux civilisations précolombiennes. C’est la plus importante et remarquable collection d’archéologie du Mexique. Chaque salle est organisée par région.

Vous pourrez donc visiter ce qui vous passionne le plus : tout d'abord trois salles d'introduction à l'anthropologie inaugurent la visite avec une carte de la Méso-Amérique qui vous permettra de mieux vous situer, puis la salle préclassique (vallée de Mexico), la salle Teotihuacán et la salle Toltèque; la salle Mexica (au milieu entre Toltèque et Oaxaca), consacrée à la civilisation aztèque; la salle Oaxaca (Zapotèques et Mixtèques); le Golfe du Mexique (Huastèques, Totonaques et Olmèques) ; la salle Maya ; les cultures du Nord et de l'Occident.

Au rez de chaussée

A- Introduction à l'anthropologie
Cette salle a pour but de nous présenter l'objet d'études de l'anthropologie - l'unité et la diversité de l'être humain-, ainsi que ses différentes branches : l'anthropologie physique, l'archéologie, la linguistique et l'ethnographie. Des reproductions nous permettent de mieux connaître l'évolution de la vie, depuis les premiers êtres qui ont vécu dans la mer, jusqu'à l'homme moderne avec ses caractérisques physiques. L'archéologie va à la recherche des vestiges matériels des anciennes civilisations; cette salle présente aussi bien celles qui se sont épanouies dans le Vieux Monde qu'en Amérique. La section consacrée à l'ethnographie montre les diverses traditions et coutumes des peuples non occidentaux.

B- Mésoamérique
Les groupes indigènes qui ont vécu au Mexique ont été répartis en deux zones culturelles différentes : les chasseurs-cueilleurs, au nord, et les peuples agricoles de la Mésoamérique, qui ont atteint un haut niveau de civilisation. Cette région va du nord de l'état de Sinaloa, du Bajio et du Rio Soto La Marina, jusqu'à Ulloa, dans le Honduras et la péninsule de Nicoya, au Costa Rica. Cette salle présente un résumé des caractéristiques culturelles, archéologiques et artistiques de la Mésoamérique : l'agriculture et les végétaux cultivés, notamment le maïs; les différents types d'inhumation, qui mettent en évidence le culte des morts; les techniques de la poterie, de la métallurgie, de la sculpture sur pierre et de l'architecture, ainsi que leurs connaissances avancées, telles l'utilisation du calendrier, une écriture spécifique, des codex et une médecine autochtone, entre autres.

C- Origines
Le continent américain a été peuplé par des hommes provenant pour la plupart du nord et du nord-est de l'Asie, et, en moindre proportion, de l'Océanie et de l'Afrique, comme on peut le voir dans cette salle. Outre les instruments en pierre utilisés par les chasseurs préhistoriques, sont exposés les restes d'un mammouth et d'autres animaux du pléistocène; quelques crânes humains nous donnent une idée des caractéristiques physiques de cette population autochtone. On doit aux anciens Mexicains la domestication du maïs et d'autres végétaux, dont le processus est décrit dans la salle.

D- Préclassique
Les "Baby Face" représentent des enfants avec un visage mystérieux, au crâne déformé, aux yeux bridés et dont la bouche présente des fentes vers le basAprès une longue période au cours de laquelle les hommes du Mexique ancien ont domestiqué le maïs et d'autres végétaux, ce qui les a rendus moins dépendants de la chasse, sont apparus, vers 2500 av.J.-C, les premiers villages. Cette salle nous montre le développement et l'épanouissement des sociétés agricoles qui ont vécu sur le Haut Plateau central mexicain, ainsi que les vestiges des premiers centres cérémoniels, avec les cultes religieux ancestraux de la Mésoamérique. Cette étape est appelée préclassique (2500-100 av.J.-C.) par les archéologues. A cette époque, le paysage des hautes vallées du centre du Mexique était composé de volcans, de montagnes, de forêts et de lacs; sur leurs rives, ainsi que sur celles des rivières qui s'y jetaient, se sont installés des agriculteurs, qui ont fondé des villages, tels Tlatilco et Tlapacoya. C'est essentiellement de là que proviennent les nombreux récipients et statuettes qui témoignent des patrons esthétiques idéalisés de cette époque, et les figurines en argile représentant des femmes nues, avec des maquillages faciaux et corporels complexes, manifestations du culte à la force féminine de la nature. Les statuettes de chamans, les masques, les vases dits de l'Acrobate et du prêtre d'Atlihuayan, manifestent la présence de la culture olmèque au centre du Mexique. A partir de 600 av.J.-C., au cours de l'époque préclassique récente, apparaissent les premières bases pyramidales, siéges du culte à Huehueteotl, le dieu du feu, et à Tlaloc, dieu de la pluie.

Photo de droite : Les "Baby Face" représentent des enfants avec un
   visage mystérieux, au crâne déformé, aux yeux bridés et dont la bouche
   présente des fentes vers le bas


E-Teotihuacán
Dans cette salle sont exposés les objets les plus importants découverts lors des fouilles archéologiques de Teotihuacán et qui montrent l'extraordinaire développement de cette ville préhispanique, la plus ancienne de la Mésoamérique. Sa présence et sa prédominance sont caractéristiques de l'époque classique du Haut Plateau central (100 av.J.-C. - 750 ap.J.-C.). Le plan de Teotihuacán manifeste une originale conception urbaine; l'axe central est la Chaussée des Morts, ponctuée par les Pyramides du Soleil et de la Lune. Dans sa partie sud, se trouve la Citadelle, où vivaient les gouverneurs et où se dresse la Pyramide des Serpents à plumes, dont une superbe réplique est présentée dans la salle.
disque évoquant la mort du Soleil, décoré d'un crâne.Au cours de sa longue existence, la ville s'est progressivement étendue, avec l'ajout d'ensembles résidentiels, appelés palais par les archéologues. Ces unités, constituées de maisons et patios, étaient décorées de peintures murales, dont quelques reproductions sont exposées dans cette salle, notamment celles de Tepantitla, avec la fameuse fresque du Tlalocan. L'effigie de Chalchiuhtlicue, les représentations de Huehueteotl, le dieu du feu, les merlons et les colonnes de pierre sont des exemples de la typique sculpture de Teotihuacán qui, en son temps, ornait les places et les édifices de la ville. La vie quotidienne et rituelle de cette ville indigène, connue par les mythes sous le nom de "la ville où sont nés les dieux", nous est donnée à connaître à travers les récipients usuels, en particulier les élégantes céramiques tripodes, les vases, les jarres Tlaloc, les braseros monumentaux. Les Teotihuacáns furent d'habiles constructeurs et de merveilleux artisans, qui utilisaient des burins, des polisseuses pour les sols, et des haches polies. Ils ont fabriqué de remarquables objets en obsidienne, un matériau qui a donné richesse et pouvoir à la cité, et qui était utilisé, notamment, pour la sculpture de splendides masques funéraires exaltant la beauté de la jeunesse.

 Photo ci-dessus : disque évoquant la mort du Soleil, décoré d'un crâne. Il provient de la Pyramide du Soleil à Teotihuacán

F- Toltèque
stèle relatant le culte de Tlaloc, lequel est représenté avec son masque caractéristique. Retrouvée à XochicalcoL'époque toltèque, sur le Haut Plateau central, correspond au Postclassique ancien (750-1200 ap.J.-C.) et se superpose à l'Epiclassique (fin de Teotihuacán), au moment de l'épanouissement de Xochicalco, Cacaxtlan et Xochitecatl et de la prédominance plus tardive de Tula et d'autres cultures voisines. Cette salle nous montre les témoignages archéologiques et artistiques de ces peuples; le visiteur pourra notamment y apprécier les manifestations des cultes ancestraux, tel celui rendu à Quetzalcóatl, ainsi que les premières ébauches du travail sur métal, toutes ces acivités contrôlées par les guerriers, qui avaient fondé de puissants Etats militaristes. De Cacaxtla, on peut voir un segment de la peinture murale "La Batalla"; de Xochitecatl, les curieuses figurines de femmes trouvées lors des fouilles de ce site ancien qui, pense-t'on, était l'un des lieux cérémoniels féminins les plus importants du Haut Plateau central; de Xochicalco, les splendides stèles ornées de glyphes, que l'on n'a pas encore déchiffrées, et la remarquable tête d'ara, animal associé au soleil, sculptée sur un but du jeu de pelote de ce site. La Cariatide ou Atlante, une colonne monumentale représentant un guerrier divin, traduit l'influence prépondérante de la caste militaire dans cette ville fondée par Quetzalcóatl. La salle renferme également des stèles de jaguars et d'aigles, des trônes avec des serpents bicéphales et un Chac-mool, qui évoquent le style ornemental de Tula. Les objets de métal des Matlatzincas de Teotenango, les récipients provenant des cultures des volcans et les serpents de Tenayuca, complètent cette vision du monde qui a précédé celui des Mexicas.

Photo de droite : stèle relatant le culte de Tlaloc, lequel est représenté avec son masque caractéristique. Retrouvée à Xochicalco

G- Mexica
Le monde mexica a été dominé par la ville fondée par Huitzilopochtli, Mexico Tenochtitlán, au cours du Postclassique récent (1300-1521 ap.J.-C.), qui a produit les monumentales sculptures de Coatlicue et la Pierre du Soleil, exposées dans cette salle, la plus importante du Musée. Ici le visiteur est le témoin de la période historique terminale des civilisations indigènes, qui coïncide avec celle de la société militariste qui a imposé son autorité, par la guerre et le tribut, sur de nombreuses régions du Mexique ancien.
Les sculptures anthropomorphes nous renseignent sur les caractéristiques physiques, les vêtements, les ornements et les curieux costumes militaires, en forme d'aigle ou de jaguar, de ce peuple. Un codex relate la migration mythique des Mexicas, jusqu'au moment de la fondation de leur capitale; on voit également les effigies de leurs gouverneurs et des sculptures, telles la Pierre de Tizoc, qui manifestent leur dévotion à la guerre et au Soleil. Les maquettes de Mexico-Tenochtitlan et du Templo Mayor évoquent, avec leurs édifices sacrés, les anciennes villes de Mexico-Tenochtitlán et de Mexico-Tlatelolco qui ont été détruites après la conquête de 1521. La maquette du marché de Tlatelolco reconstitue les activités commerciales : achat et vente d'animaux, de végétaux et de graines, d'objets en or, en argent, en jade et en turquoise, de textiles, de plantes médicinales et d'esclaves. Les fragments de sculptures de Mexico-Tenochtitlán, retrouvés dans le sous-sol de la ville, sont répartis dans cette salle : le Chac-Mool, la Pierre des sacrifices, l'Autel des siècles, etc.. ainsi que la grande Pierre du Soleil, située au centre de la salle, qui constitue le monument archéologique le plus important pour les Mexicains, une sorte de second emblème national.

Des représentations d'animaux nous renseignent sur la faune de l'époque et sur leur inclusion dans les rites, en particulier les serpents et les jaguars, auxquels leur force et leur pouvoir donnaient une grande importance. La vie quotidienne et cérémonielle s'exprime sur les pièces en céramique, tandis que les bijoux et les ornements - telle la reproduction du panache de Moctezuma - évoquent l'élégance des Mexicas. Le vase en obsidienne représentant un singe est la pièce la plus remarquable du Musée.


calendrier aztèqueOn ne manquera en aucun cas la magnifique salle Mexica, où trônent le Calendrier aztèque, ou Pierre du Soleil - gigantesque monolithe de basalte de 3,35 m de diamètre et pesant 25 t, la statue de Coatlicue, admirable déesse de la terre vêtue d'une jupe de serpents et un vase en obsidienne polie représentant une guenon enceinte. Toute la salle consacrée à la civilisation aztèque est d'autant plus passionnante que les sculptures y sont très belles.

Photo de gauche : calendrier aztèque

Le motif solaire des Aztèques est constitué de huit triangles, qui représentent les rayons du Soleil : quatre sont tournés vers les points cardinaux, leurs côtés se terminant en boucle, et les quatre autres sont disposés entre les précédents.
Au centre, l'image de Tonatiuh

 

dalles de pierre avec des reliefs connus sous le nom de "danseurs" et qui décoraient un édifice de Monte AlbánH-Oaxaca
Dans la région d'Oaxaca de l'époque préhispanique, deux importantes cultures se sont épanouies : la zapotèque et la mixtèque, dont nous sont parvenus les extraordinaires témoignages archéologiques et artistiques présentés dans cette salle. Ces deux civilisations se sont développées sur une période remontant à plus de mille ans av.J.-C. jusqu'à la conquête européenne du territoire, au début du XVIème siècle. Les Zapotèques ont choisi les vallées centrales d'Oaxaca, où ils ont édifié leurs villes les plus importantes, notamment la monumentale Monte Albán, située aux environs de l'actuelle capitale de l'Etat. L'art zapotèque se caractérise essentiellement par la forme de ses céramiques : vases tripodes, coupes élégantes, et surtout, urnes originales, avec une grande variété de représentations d'animaux, tel le Jaguar, d'êtres humains, prêtres entre autres, et de dieux, en particulier Cocijo, la divinité de la pluie pour les Zapotèques.

Photo de gauche : dalles de pierre avec des reliefs connus sous le nom de "danseurs" et qui décoraient un édifice de Monte Albán

récipient polychrome, en argile, en forme de crâne humain, décoré avec des tâches de sangLa reconstitution de la Tombe 104 de Monte Albán donne un aperçu de la dévotion des anciens habitants qui offraient à leurs morts des centaines de récipients et d'urnes. La seconde partie de la salle est consacrée aux Mixtèques qui habitaient plutôt la zone montagneuse et le littoral de l'Etat d'Oaxaca. Ce sont eux qui décoraient leurs édifices cérémoniels et leurs palais de complexes combinaisons de grecques échelonnées, utilisant à cet effet des milliers de petites pierres taillées en forme de mosaïques. Les Mixtèques ont voulu conserver le souvenir de leur histoire en fabriquant des codex, sortes de livres peints, dont on montre dans cette salle, certaines reproductions.

Ce peuple s'est distingué par ses exploits militaires et par l'habilité de ses artistes et de ses artisans, qui nous ont laissé d'extraordinaires objets en or et en argent et qui travaillaient également, avec beaucoup d'habilité, le jade, le jais, l'obsidienne et le cristal de roche.

Photo de droite : récipient polychrome, en argile, en forme de crâne
  humain, décoré avec des tâches de sang

 

I- Côte du Golfe
les Olmèques étaient de grands sculpteurs sur pierre de l'époque préclassique: leur chef d'oeuvre est  "Le Lutteur" L'environnement géographique de la zone côtière du Golfe du Mexique a favorisé l'épanouissement de diverses cultures qui ont choisi cette région pour son ambiance tropicale, l'abondance de ses rivières et la richesse de ses ressources naturelles. La culture la plus ancienne est celle des Olmèques, qui ont vécu au sud de la côte du Golfe au cours du Préclassique moyen (1200-600 av.J.-C.). On doit à ceux-ci les premiers centres urbains, tels : La Venta (Etat de Tabasco), San Lorenzo et Tenochtitlán (Etat de Véracruz). Ils ont produit des sculptures monumentales, telles les têtes colossales et les autels où ils matérialisent leurs conceptions cosmogoniques, en particulier des représentations d'êtres surnaturels, où les traits des jaguars se mélangent avec ceux des hommes. Ils ont modelé des figurines en terre creuse, à usage rituel, appelées "Baby Face", représentant des individus aux traits infantiles. Les Olmèques ont travaillé des matériaux précieux, tels le jade, le cristal de roche, la magnétite et l'obsidienne, avec lesquels ils ont produit des ornements, des miroirs, des figurines et d'autres objets artistiques, au style facilement identifiable.


Dans le centre de l'Etat de Véracruz, au cours du Préclassique supérieur (600 av.J.-C.- 200 ap.J.-C.) et surtout au cours de la période classique (200-900 ap.J.-C.), sont apparues diverses cultures locales telle celle de Remojadas, connue par ses figurines et ses récipients en argile; ou encore la culture du Tajin, à laquelle la ville a donné son nom, avec des édifices décorés de grecques et de niches. Dans cette culture, se sont amplement développés le jeu de pelote, qui a donné origine aux pièces appelées jougs, palmes et haches, et la gravure sur pierre de curieuses représentations d'animaux sacrés, de guerriers et de décors à base d'entrelacs et de volutes.

Photo de droite : les Olmèques étaient de grands sculpteurs sur pierre de l'époque préclassique: leur chef d'oeuvre est
  "Le Lutteur"


Le lutteur d'Uxpanapa, découverte en 1933 à Uxpanapa, soit généralement appelée "Lutteur", elle pourrait, selon une interprétation récente et plus convaincante, représenter un charman dans l'une des postures ou l'un des mouvements susceptibles de conduire à la transe.

Dans la partie septentrionale de la Côte du Golfe, sur une vaste région s'étendant jusqu'à San Luis Potosi, s'est développée la grande culture huastèque, depuis le Préclassique jusqu'au Postclassique (800 av.J.-C - 1521 ap. J.-C.). Son apogée s'est situé à la fin de cette période, au cours de laquelle elle a produit de remarquables sculptures, tel "L'Adolescent de Tamuin". Il en est d'autres représentant la déesse de la fertilité connue sous le nom de Tlazolteotl et des vieillards - vraisemblablement des divinités agricoles - en train de semer. Les potiers, dès le début, ont modelé de délicates figurines féminines avec d'énormes cuisses. Ce peuple côtier a utilisé des coquillages et des conques comme matière première pour produire de splendides bijoux et différents types d'ornements, faisant preuve d'une haute qualité technique dans la sculpture et l'évidement de ces objets.

Figurine de Jaina, en argile, d'un homme portant un chapeau originalJ- Maya
Cette salle offre au public quelques-uns des trésors artistiques et archéologiques mayas, parmi les plus importants Les Mayas habitaient une vaste région recouvrant toute la péninsule du Yucatán et l'Etat du Chiapas, ainsi que le Belize, le Guatemala, El Salvador, une partie du Honduras et du Costa Rica, en Amérique centrale. La culture maya s'est développée du Préclassique au Postclassique (1000 av.J.-C.-1500 ap J.-C.), créant des cités-Etats qui sont aujourd'hui des sites archéologiques attractifs. Sur le territoire mexicain, les plus importantes sont : Yaxchilán, Palenque, Bonampak, Uxmal et Chichén Itzá, dont celle salle expose de remarquables sculptures - stèles, linteaux et dalles - où sont représentés les Halac-Uinic, gouverneurs de ces villes, en guerriers victorieux ou participant à des cérémonies d'intronisation. Les Mayas ont cherché à se distinguer physiquement, se déformant le crâne, se mutilant les dents, se scarifiant le visage et le corps et se faisant volontairement loucher. Cet idéal de beauté se trouve sur divers reliefs, sur des sculptures en stuc, telles celles trouvées dans la chambre funéraire de Palenque et sur les nombreuses figurines en argile de Jaina qui, avec leurs vêtements et leurs ornements, nous offrent un témoignage de cette ancienne société.
La grande façade en stuc, avec la représentation du dieu du Soleil, constitue l'un des attraits de cette salle et un exemple de la magnificence de la décoration architecturale maya. Ce peuple s'est distingué dans toute la Mésoamérique par le haut niveau de ses connaissances. Il possédait, en effet, un calendrier très perfectionné, ainsi qu'une écriture - actuellement en voie de déchiffrement-grâce à laquelle il a pu garder trace de son histoire. Les Mayas ont été de grands artistes et de grands artisans; la salle nous montre les bijoux en jade de la Tombe de Palenque, ainsi que des objets en coquillages et en cristal de roche. On y voit également les disques de mosaïques de turquoise de Chichén Itzá et les pièces en or trouvées dans le Cenote (puits) sacré.
Ne manquez en aucun cas la salle Maya avec la reproduction à l’échelle de la tombe royale du temple des Inscriptions de Palenque (Chiapas) et le fameux Chac-Mool de Chichén Itzá ainsi que la reproduction des peintures murales de Bonampak ou du temple de style dit "chénès de Hochob" dans le Campeche située dans le jardin.

 

Photo de gauche : Figurine de Jaina, en argile, d'un homme portant un chapeau original

 

 

K- Nord
Sur le vaste territoire du nord du Mexique, se sont développées plusieurs cultures. Les régions arides ont constitué le lieu préféré des chasseurs-cueilleurs qui se sont adaptés à ce milieu agressif, vivant dans des grottes, dans lesquelles ils déposaient leurs morts entourés d'offrandes funéraires. Dans la salle sont exposés des paniers, des sandales et des tissus de fibres végétales, ainsi que leurs armes de chasse. Dans d'autres régions, se sont développées des cultures agricoles, spécialement à Guanajuato et à San Luis Potosi, et, plus au nord, dans la région appelée Oasis América, s'est épanouie la culture de Paquimé, également connue sous le nom de Casas Grandes, dont les habitants construisaient des ensembles résidentiels en adobe et se consacraient à l'agriculture, au commerce de la turquoise, du cuivre et autres matériaux, créant, par ailleurs, un type particulier de céramiques décorées de motifs géométriques.

L- Occident
La salle de l'Occident mexicain est consacrée aux principales cultures qui se sont développées dans cette région de Mésoamérique. Au cours de l'époque préclassique (800 av.J.-C. - 200 ap. J.-C.), se sont épanouies les cultures de Capacha et de Chupicuaro; de caractère agricole, elles avaient une forte tradition funéraire dont témoignent les offrandes de figurines et de récipients en céramique décorés de motifs géométriques caractéristiques. L'ensemble remarquable de joueurs de pelote, provenant de El Openo, Etat de Michoacán, met en évidence l'ancienneté de ce sport rituel.
Dans cette section de la salle, sont exposées des figurines modelées en argile qui représentent des personnages et des animaux sacrés originaires de ces régions de l'Occident (les Etats actuels de Colima, Nayarit et Jalisco), où s'est épanouie, du Préclassique récent à la fin de l'époque classique, la culture des Tombes de Tiro. On a retrouvé dans les sites résidentiels, édifiés en pierres grossièrement taillées, des plates-formes qui soutenaient les maisons et les temples, ainsi que des jeux de pelote. Sous les maisons étaient creusés des sortes de puits, qui étaient des chambres funéraires où l'on déposait les dépouilles des défunts, accompagnées d'offrandes diverses, figurines et animaux, notamment les chiens sans poils de la région, les "xoloitzcuintles", destinés à escorter le défunt jusqu'à sa destination finale.
Originaire de l'Etat de Guerrero, la culture de Mezcala se caractérise par des figurines, des masques et des maquettes de temples taillés en pierre dure. La visite de la salle se termine sur le monde des Purépéchas, qui avaient créé un grand empire, semblable à celui des Mexicas, et dont la capitale, Tzintzuntzàn, conserve encore les vestiges de leurs constructions rituelles, les Yacatas.
Ils taillaient des sculptures en pierre, tel le Chac-Mool de Ihuatzio (Etat de Michoacán), et exécutaient de délicates céramiques, au fini imitant la cire. Ce peuple, qui s'est distingué dans l'art de l'orfèvrerie, utilisait des armes et des outils en cuivre, qui leur conféraient une grande supériorité sur les champs de bataille.


Au premier étage, le Museo Etnologico présente les ethnies indiennes qui vivent toujours dans le pays.
Les peuples indigènes du Mexique actuel possèdent une culture traditionnelle qui leur donne une profonde identité. ils se consacrent principalement à l'agriculture et, depuis le XVIe siècle et la Conquête espagnole, leur religion présente des traces de syncrétisme, la liturgie catholique étant mitigée de rites d'origine préhispanique, ce qui rend très attrayantes leurs fêtes et leurs cérémonies. Dans les diverses salles du premier étage du Musée, on pourra observer des reproductions de l'habitat traditionnel indigène, essentiellement en bois, paille et boue; chaque peuple possède sa langue spécifique et ses costumes aux motifs multicolores, en toile tissée sur des métiers de ceinture.
On pourra également admirer des céramiques, des masques et des meubles, éléments essentiels de l'artisanat du Mexique.
  
les peintres mayas ont su donner beaucoup de vie et de mouvement aux êtres qui ornent les récipientsNe manquez pas :
La reproduction de peintures murales du barrio Tepantlitla dans la salle de Teotihuacán,
Les expositions des atlantes et des statues de guerriers incrustés de nacre dans la salle Toltèque,
Le masque du dieu chauve-souris (Dios Murciélago), les bijoux mixtèques et la reproduction de la tombe 104 de Monte Albán dans la salle Oaxaca.

les "Atlantitos" (petits Atlantes) sont des sculptures en pierre polychromes, représentant des guerriers, les bras levésVous n’aurez aucune explication écrite en français mais vous pouvez toujours utiliser les services d’un guide parlant français ou du système de présentation vidéo anglais/espagnol. Des écrans tactiles ont été installés à certains endroits lors de la récente rénovation mais seulement en langue espagnole.

Photo ci-dessus : les peintres mayas ont su donner beaucoup de vie et de mouvement aux êtres qui ornent les récipients
  (salle Maya)

Compte tenu des nombreux trésors archéologiques, photos, tableaux, reproductions de peintures à regarder, une seule journée ne suffira pas.

Derrière les galeries, vous trouverez des patios extérieurs et des jardins abritant des stèles en pierre, statues, reconstitutions de maisons ou de peintures murales.

  Photo de droite : les "Atlantitos" (petits Atlantes) sont des sculptures en pierre  polychromes, représentant des guerriers, les bras levés (salle Toltèque)

 

Mexico City Mexico-131110-018 Mexico City National Museum of Anthropology, Mexico City [4032 x 3024] [OC] Mexico City
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