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Monte Albán, Mitlá, Yagul
 Page mise à jour le 11.03.2015
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L'état d'Oaxaca regorge de ruines précolombiennes, de musées, de magasins typiques et, par-dessus tout, le peuple lui-même est fascinant.
A partir d'Oaxaca, on peut visiter plusieurs sites archéologiques, en particulier Monte Albán (la "montagne blanche"), Mitlá et Yagul.

Monte Albán

vue sur Monte Albán (Oaxaca, Mexique) Les vallées centrales de l'état d'Oaxaca, au climat si doux, réunissent sur un petit espace un grand nombre de sites archéologiques et de trésors coloniaux qui en font une des régions artistiques les plus riches du Mexique. En archéologie, plus de huit cents sites ont été répertoriés, parmi lesquels seule une vingtaine ont été fouillées partiellement jusqu'à présent. Monte Albán, Mitlá et Yagul figurent parmi les plus importants.

Photo de droite : vue sur Monte Albán (Oaxaca, Mexique)

Monte Albán est situé à 2 000 m d'altitude à 9 km d'Oaxaca.

Ceux qui ont bâti Monte Albán ont choisi le site pour sa position stratégique et surtout pour une signification religieuse assez universelle : plus près du ciel, plus près des dieux. Le travail fut titanesque puisqu'ils n'hésitèrent pas à raser sur plusieurs hectares le sommet d'une colline.
Les prêtres, les princes et les dieux se partagèrent la terrasse ainsi créée. Bien plus tard, lorsque Monte Albán et les autres cités mexicaines s'éteindront brusquement sans qu'il soit possible d'expliquer cette décadence, les Mixtèques reviendront sur le site abandonné par les Zapotèques et en feront leur cimetière royal, transformant ce qui avait été une cité sainte en une cité des Morts.

Histoire

vue sur Monte Albán (Oaxaca, Mexique)Les premières constructions remontent aux environs de 500 avant J.-C, et la ville connut son apogée entre 250 et 800 après J.-C, avec un regroupement de près de 50 000 habitants sur 6 km2. D'autres centres comme Mitlá et Yagul s'établissent dans la région à la même époque. A partir de 800 apr.J.-C, les grandes cités commencent à décliner, ce qui entraîne un éclatement du pouvoir central en de nombreux petits états.

Photo de droite : vue sur Monte Albán (Oaxaca, Mexique)

La ferveur des Zapotèques nous a laissé de nombreux temples, soigneusement alignés et orientés. On rencontre des pyramides tronquées, précédées de portiques à colonnes, grande innovation au Mexique, des palais reliés aux temples par un réseau compliqué de souterrains, un grand nombre de tombes et un jeu de pelote.

Le tout est rigoureusement urbanisé et implanté en fonction de la course du soleil et des points cardinaux.


Constructions

Sur le haut de la montagne, la grande place qui mesure environ 300 m sur 265, forme un ensemble au plan pré-établi qui fut aménagé pendant près de quinze siècles de travaux. Plus que les détails particuliers de ses monuments, c'est l'ensemble qui attire l'attention par la sobriété de ses lignes. Les promontoires rocheux, qui ne purent être nivelés, furent incorporés aux constructions, ce qui explique certains changements d'orientation, ainsi que la déviation de certains escaliers.
vue sur Monte Albán (Oaxaca, Mexique)
Comme dans presque tous les cas, les surfaces étaient revêtues d'une couche de stuc peint et de fresques qui ont disparu. Les élèments décoratifs des façades et les lignes horizontales qui caractérisent les constructions seront mieux appréciés au coucher du soleil.

Photo de gauche : vue sur Monte Albán (Oaxaca, Mexique)

Le Jeu de Balle est le premier monument que l'on visite. La piste, en forme de H, est bordée d'une terrasse puis d'un talus qui a perdu ses gradins, d'où les spectateurs assistaient au jeu rituel. Cette piste, de type ancien, ne comporte pas encore les anneaux caractéristiques (tlachtli) qui n'apparaîtront qu'à l'époque toltèque. Sur le sommet des talus existaient des temples dont il ne reste aujourd'hui que les bases.

Les constructions qui suivent (édifices G, H et I) se composent de larges escaliers typiques de l'architecture zapotèque. La première des 3 pyramides possède un escalier intérieur qui, de la base, débouche au sommet. Un passage souterrain communiquait avec les constructions du centre de la place. La dernière plate-forme supportait une maison formée d'une cour centrale entourée de chambres.

Dans l'ensemble situé au centre de la cour, une petite construction de forme irrégulière (édifice J), orientée vers le sud-ouest et percée d'un passage intérieur, paraît avoir été un observatoire astronomique. Une vingtaine de dalles incrustées montrent des inscriptions composées de trois signes, l'un représentant une colline dans le style zapotèque (ville), l'autre un glyphe qui change chaque fois et le troisième une tête renversée. L'ensemble représente probablement les noms des villes conquises. Contrairement aux autres vestiges du site orientés selon les quatre points cardinaux, cette structure en forme de flèche suit une direction différente, à 35° vers le sud-ouest.

Voici une petite visite d'un des lieux touristiques les plus importants de l'Etat d'Oaxaca et du Mexique lui-même. Des milliers de touristes mexicains et étrangers visitent Oaxaca et en particulier Monte Albán chaque année.
C'est le centre religieux le plus important de la culture Zapotèque. Situé à 9 km de la ville
d'Oaxaca, il a été construit par les habitants des villages de la vallée d'Oaxaca. Ensuite, il fut occupé par les Mixtèques jusqu'à l'arrivée des Espagnols. Il est situé sur un immense et impressionant plateau où sont répartis des temples, des cours, des pyramides et environ 170 tombes.
Profitez bien de la visite !

La plate-forme du sud n'a pas été restaurée, seul l'escalier a été reconstruit qui mène aux ruines d'un temple.
A la base de la plate-forme, furent érigées des stèles (originaux dans le musée) racontant probablement des conquêtes.

Le côté ouest de la place est bordé de trois constructions séparées dont l'édifice L. La première forme la base d'un temple dont il ne reste que la trace des quatre colonnes de la façade et le grand escalier avec paliers.
fresque de danseurs Celle du centre est appelée temple des Danseurs. Le monument intérieur, recouvert plus tard par une autre construction, fait partie des plus anciens de Monte Albán. Il était formé d'une plate-forme aux côtés tapissés de dalles gravées. Les personnages qui y sont représentés sont appelés "danseurs", sans doute en raison de leurs attitudes contorsionnées. En réalité, il s'agit plus vraisemblablement des victimes humaines d'un rite cruel de mutilation, ou bien de représentations symboliques de villes conquises qui, dans un language ésotérique, auraient perdu leur virilité. D'autres dalles du même genre furent réutilisées postérieurement comme éléments de construction. Les glyphes qui accompagnent les personnages n'ont pas été traduits, mais ils démontrent l'existence d'une écriture au moins cinq siècles avant notre ère. La plate-forme actuelle soutenait deux petits temples latéraux et une maison.
La dernière construction du côté ouest n'a encore été que partiellement explorée.

Photo de gauche : fresque de danseurs

L'ensemble nord est formé d'une vaste plate-forme à escalier central
. Les nombreuses tombes retrouvées à la base contenaient des représentations de personnages et l'ensemble de glyphes le plus important. Au sommet, un grand vestibule soutenu par des colonnes permettait l'accès à une cour enfoncée, au milieu de laquelle une stèle gravée de hiéroglyphes se dressait sur sa base. Deux constructions plus récentes avaient été édifiées de chaque côté de la cour. Derrière, d'autres ensembles de constructions, qui conservent des restes de colonnes et de peintures murales, viennent à peine d'être explorés. On vient de mettre à jour une sous-structure, appelée " l'Edifice embijouté ", qui doit son nom à ses décorations en forme de disques, rappelant le style de Teotihuacán. Au point culminant du site, se dresse, au nord-est du Patio Hundido (patio enfoncé), l'edificio del Vértice Geodésico (sommet géodésique).

Les tombes

De tous temps, Monte Albán fut aussi une nécropole. Les nombreuses tombes qui y furent trouvées, de tailles variables et de mobilier plus ou moins riche, en témoignent. Même après l'abandon de la ville, d'importants personnages y furent enterrés. Parmi les plus intéressantes, la 104 présente une façade décorée avec une niche centrale qui conserve encore une urne représentant le dieu du maïs, Pitao Cozobi. L'ancienne porte, formée par une dalle de pierre couverte de glyphes, se trouve maintenant dans l'antichambre. L'intérieur est couvert de peintures murales très bien conservées.
La Tombe 172
, de la période tardive (Monte Albán IV), conserve encore son squelette et tout son mobilier tel qu'il a été trouvé. Parmi les quelques 150 tombes mixtèques dénombrées sur le site, la Tombe n.°7, la plus connue, fut réutilisée par les Mixtèques après l'abandon de la ville. A côté du mort et de ses accompagnateurs, ils déposèrent une grande quantité de bijoux et d'ornements en or incrustés de jade, d'obsidienne, d'onyx ou de cristal de roche, qui sont maintenant exposés au Musée régional d'Oaxaca. La tombe la plus belle est certainement la 105, qui a admirablement conservé ses peintures représentant l'ensemble rituel et religieux le plus important.
Beaucoup de tombes furent pillées et de nombreuses autres restent à découvrir. Seules quelques constructions de la place centrale sont restaurées, mais la visite laisse une émouvante impression de majesté et de splendeur.


jeu de balle côté sud-ouestOuvert tlj 8h-18h, $57 - Même billet commun pour le musée du site qui réunit les originaux de stèles dont vous voyez les copies sur le site. Ne manquez pas la belle urne de la Dame à la coiffe de jaguar.
La boutique et la librairie sont bien achalandées et le restaurant offre une excellente vue sur la vallée.

Photo de droite : jeu de balle côté sud-ouest

Comment y aller ? La meilleure solution et à un prix modique est le transport par bus organisé pour Monte Albán qui part toutes les 30 mn entre 8h30 et 15h30 de l'hôtel Rivera del Angel à Oaxaca pour un tarif de $25, 516 53 27 / 514 31 61, 514 31 52 - retour entre 12h et 17h.
8 km à partir du centre historique d'Oaxaca.

Trois heures de visite, site plus musée sont un minimum.


Vous devriez visiter Monte Albán au crépuscule, quand les pierres acquièrent un ton rougeâtre et que les nuages accélèrent leur allure sur les montagnes ! C'est assez beau.

Ce site ainsi que le centre historique de la capitale de l'état sont inscrits au Patrimoine culturel mondial de l'Unesco depuis 1987 :.

Plan du site archéologique :

Informations sur la capitale et sa région :

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Mitlá

Le site

Située à environ 46 km d'Oaxaca, Mitlá est un des sites connus depuis la Conquête puisqu'il est décrit dans les documents du XVIème siècle, lorsque l'ensemble, encore en parfait état, était occupé par les Zapotèques.
Contrastant avec Monte Albán, l'austère et grandiose Cité des Morts, Mitlá est plus proche de l'homme, presque
accueillante, avec ses grands palais blancs aux patios délicieusement sombres. L'excursion à Mitlá a un double intérêt parce qu'elle permet, en passant, de rendre visite à un survivant des temps précolombiens :
vue sur Mitla, groupe de l'église (Oaxaca, Mexique) le vénérable cyprès de Santa Maria del Tule, haut de 40 m et ayant 58 m de circonférence auquel on attribue 2 000 ans ! Il a donc élancé ses premiers rameaux au moment où les zapotèques bâtirent le temple des Danzantes avec la collaboration probable de quelques Olmèques. Il aura entendu les clameurs des spectateurs qui assistaient aux matches de pelote. On dit que sous son ombre, Cortès s'arrêta pour se restaurer quand il fit sa grande expédition pour conquérir l'Amérique Centrale.

Mitlá, la ville royale, est peut-être le seul site précolombien du Mexique toujours vivant aujourd'hui. Les pyramides proches de Mexico, Tula, Teotihuacán par exemple, étaient abandonnées bien avant l'arrivée des Aztèques; et la jungle avait englouti depuis des siècles les magnifiques cités mayas du Yucatán quand Cortès débarqua. Seul Tenochtitlán et Mitlá avaient tout leur éclat à l'arrivée des conquistadors. Il est probable que Miltá existait déjà du temps des Zapotèques. Mais ce sont les Mixtèques qui lui ont donné sa véritable dimension.

 Photo ci-dessus : vue sur Mitla, groupe de l'église (Oaxaca, Mexique)

De l'ancienne cité, il ne reste plus que cinq ensembles : le groupe de l'Eglise (photo ci-dessus), ainsi baptisé car les Espagnols y construisirent au XVIème siècle, une église au milieu des palais ; le groupe des Colonnes, le mieux décoré et le mieux conservé des cinq ; le groupe de l'Adobe, situé de l'autre côté du petit ruisseau qui traverse la zone ; le groupe du Ruisseau, voisin du précédent, et le groupe du Sud, de l'autre côté du rio Mitlá.


Pour revenir aux deux plus intéressants ensembles :

Palais des Colonnes à Mitlá (Oaxaca, Mexique) le groupe des Colonnes
est constitué de deux groupes d'édifices composés chacun de quatre plates-formes encadrant leur patio. Toutes les faces du palais du Groupe des Colonnes sont décorées de mosaïques de pierre finement ajustées dessinant des losanges, des méandres et des grecques. Au nord du patio principal, un bâtiment percé de trois ouvertures s'étire sur une cinquantaine de mètres de long. Un imposant escalier mène au Salón de las Columnas, où six colonnes monolithiques de 4 m de haut, légèrement coniques, soutenaient jadis une toiture. De là, un couloir mène à un petit patio intérieur, le Patio de las Grecas, entièrement couvert d'une mosaïque aux motifs de la grecque. Dans le second patio, au sud, Le Patio de las Tumbas, au sud, abrite deux tombes souterraines, dont l'une renferme la Columna de la Vida. Elles ont probablement accueilli les restes des seigneurs zapotèques et mixtèques.

 Photo de droite : Palais des Colonnes à Mitlá (Oaxaca, Mexique)

Le Palais des Colonnes est un échantillon du rôle secondaire qui ont eu les édifices sacrés par rapport aux oeuvres de l'aristocratie militaire. Sa façade décorée avec des frises de mosaïques, conserve encore les traits de sa couleur originale.

Visitez également le groupe de l'Eglise, ainsi baptisé car les Espagnols y construisirent une église baroque coloniale au milieu des palais, avec les pierres de l'ancienne construction.

 
les grecques : ornements de motifs géométriques entremêlés.

Le mot Mitlá, abréviation de Mictlan, veut dire "le lieu des morts".
Les Mixtèques, qui occupaient une vaste région s'étendant sur une partie de l'Etat de Puebla, de Guerrero et d'Oaxaca, commencent à pénétrer lentement dans les vallées centrales d'Oaxaca, en territoire zapotèque, au cours du Xème siècle. Leur influence se généralisa à partir du XIIème ou XIIIème siècles, puis ils furent absorbés par les Zapotèques.
Différents centres urbains se développèrent alors, tels Zaachila qui fut l'adversaire de Mitlá. Monte Albán, vénérée comme lieu sacré, servit toujours de nécropole, mais la "mode" mixtèque s'incorpora progressivement à la vie zapotèque si bien qu'à l'arrivée des Espagnols, seule la langue zapotèque était encore parlée dans la région.

A l'entrée du site, un marché artisanal propose de l'artisanat local en particulier des textiles décorés de motifs typiques de la région.

Le village

Ce qui reste de l'ancienne Mitlá, formée des cinq groupes déjà cités, ne correspond qu'aux palais de ses gouvernants. Le village, qui devait se trouver aux alentours ou à l'emplacement de l'actuel, n'a pu être fouillé. Sur la colline voisine existent les restes d'une ancienne forteresse. Cette construction devait sans doute servir de refuge contre les raids ennemis.
Le bourg de Mitlá mérite une visite pour son musée d'art zapotèque qui conserve une intéressante collection d'objets zapotèques et mixtèques en provenance de la vallée.

La caractéristique fondamentale de Mitlá est, contrairement à Monte Albán où abondent les temples, la présence presque exclusive de grands palais. Ceux-ci sont généralement formés par deux ou trois "patios" communiquant entre eux par des couloirs à angle droit et entourés d'habitations. Certaines salles, auxquelles on accède par une ou trois portes, possédaient, au centre, une rangée transversale de colonnes qui soutenaient une toiture faite de poutres de bois recouvertes d'une forte couche de mortier et légèrement inclinées pour faciliter l'écoulement des eaux de pluie. Les murs, de pierres et d'argile, étaient recouverts d'une mosaïque de pierres taillées et polies qui s'assemblaient avec une précision extraordinaire, formant, en différents reliefs, des grecques et des motifs géométriques qui couvraient parfois des surfaces immenses. Certains murs sont ainsi décorés de dessins faits de plus de 100 000 élèments taillés, polis et ajustés. Il est important de remarquer que, si Mitlá a été occupée temporairement par les Mixtèques, nulle part ailleurs dans la région mixtèque n'existent d'autres ensembles de grecques comme ceux de la région de la vallée centrale d'Oaxaca. C'est donc une forme particulière et exclusivement locale de décoration murale.

Le mot mitlá est d'origine náhuatl et vient du mot mictlán qui signifie "Lieu des morts" ou "au-delà". Dans le language Zapotèque, le lieu se dit lyobaa et signifie " Lieu de repos" ou "Centre ou lieu de mausolées et enterrements".
La ville se situe à 40 km d' Oaxaca.
Elle a atteint sa croissance maximale et son apogée entre 950 et 1521.


"Durer" disait au sujet des trésors envoyés par Cortès à Charles Quint : "J'ai aussi vu les objets qui furent envoyés du nouveau pays de l'or à notre roi.... Ils étaient si précieux qu'ils furent estimés à plus de cent mille florins. Mais, quant à moi, je n'ai jamais vu au cours de ma vie d'objets qui réjouissent mon coeur comme ceux-là. Parce que j'y ai vu de merveilleuses oeuvres d'art, j'en suis resté stupéfié par le génie si subtil des hommes de ces terres lointaines."
La plupart des objets d'or produits au Mexique ou utilisés à la cour aztèque furent fabriqués par des orfèvres mixtèques, mais cet art aurait disparu sans laisser de trace si les trésors de Monte Albán (Tombe n.°7) et de Zaachila n'avaient été découverts.

mosaïque de Mitlá (Oaxaca, Mexique)
Les Mixtèques produisirent aussi de magnifiques livres peints appelés Codex. Dix ont survécu et sont considérés parmi les plus beaux produits d'avant la Conquête.

Les os gravés, les objets de cristal de roche, les mosaïques étaient aussi une spécialité de l'art mixtèque.

Photo de gauche : mosaïque de Mitlá (Oaxaca, Mexique)


Ouvert tlj 8h-17h, $42

Plan du site archéologique :


México - Mitla Mexico Mitla Mexico Mitla Mexico Mitla Mexico Mitla
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Comment y aller ? Départ toutes les 10 mn du Terminal 2nde classe d'Oaxaca à partir de 6h jusqu'au village puis marche à pied pour les derniers 500 m !

Sur la route Oaxaca-Mitlá

église du bourg de Mitlá (Oaxaca, Mexique) Vous traversez le village de Santa Maria de Tule à 10 km de la capitale de l'état pour admirer un cyprès géant de 58 m de circonférence pour plus de 40 m de hauteur appelé "ahuehuete" ou sabino. Il orne depuis plus de deux mille ans, le cimetière et domine la jolie église du XVIIIème siècle.



Photo de droite : église du bourg de Mitlá (Oaxaca, Mexique)



 

 

 

Extrait du commentaire de la vidéo :

Une partie du circuit solidaire au Mexique organisé par l'association Wirrarika Tatevari. L'Ahuehuete veut dire en langue náhuatl : le vieil arbre à eau, du fait qu'il pousse dans les endroits où se trouvent des sources souterraines. Leurs troncs varient entre 2 et 14 mètres et ils peuvent atteindre jusqu'à 40 mètres de hauteurs. Le plus ancien et le plus grand du monde est l'arbre de Tulé à Oaxaca, il a 2000 ans, 43 mètres de hauteur 14,05 mètres de diamètre. La légende zapotèque soutient qu'il a été planté il y a plus de 1400 ans par Pechocha, un prêtre d'Ehécatl, dieu du vent. Cet arbre de la vidéo a 1500 ans, creux à l'intérieur, ou jailli la source. On lui attribue des qualités sacrées. Ils font partie des légendes et de l'histoire de diverses populations ainsi que de lieux. L'origine de ces arbres remonte à l'Ère Mésozoïque entre 100 et 200 millions d'années.

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Août 2010 - Extrait du site de l'Unesco - nouveau bien inscrit au patrimoine mondial de l'humanité : Grottes préhistoriques de Yagul et Mitlá au centre de la vallée d' Oaxaca : http://whc.unesco.org.

Yagul

Avant d'arriver à Mitlá, en venant d'Oaxaca, on passe à côté des zones archéologiques de Dainzú, de Lambityeco et de Yagul.
Bâtie au pied d'une colline, Yagul présente les mêmes caractéristiques que Mitlá. Occupée depuis la plus ancienne époque zapotèque, elle subit, au cours des âges, les mêmes modifications que celles que l'on a retrouvées dans les autres sites de la région.

Le Jeu de balle, que l'on visite à l'entrée, ressemble à celui de Monte Albán et les restes d'un temple rappellent son origine zapotèque. Les tombes souterraines à façades décorées de motifs géométriques montrent que les coutumes funéraires n'avaient pas changé.

 Photo ci-dessous : entrée Tombe 30 de Yagul (Oaxaca, Mexique)

entrée Tombe 30 de Yagul (Oaxaca, Mexique) Au centre s'élève une grande plate-forme appelé l'Acropole, supportant des groupes de palais et de temples. On accède à la Tumba Triple, via un patio encadré de quatre édifices. La Tumba Triple mène à trois chambres funéraires.

Plus loin, de l'ancien Palacio de los Seis Patios (palais des six patios), seuls des vestiges de murs de pierre subsistent. La façade sud du palais est délimitée par la calle de las Grecas, un passage menant à une grande construction rectangulaire, la Sala del Consejo (salle du Conseil). La découverte d'une trentaine de tombes confirme qu'il s'agissait d'un lieu résidentiel : les habitants étaient enterrés sous le pas de leur porte. Le palais des Six Patios était probablement la résidence des seigneurs zapotèques.

Du haut de la colline, où se trouve les vestiges de la forteresse (Fortaleza), vous aurez une belle vue sur le site et la vallée de Tlacolula.
Comme à Mitlá, la présence d'objets fabriqués dans d'autres régions à partir du Xème siècle démontre l'ouverture commerciale caractéristique de cette époque; là aussi, une forteresse, bâtie au sommet de la colline, rappelle Mitlá, et les palais, construits en trois couches successives, couvrent des constructions antérieures d'origine zapotèque. Les grecques qui couvrent les murs, quoique moins importantes que celles de Mitlá, témoignent d'une parenté évidente avec ce site. L'ensemble des palais, plus complexe que celui de Mitlá, n'est cependant pas aussi élaboré et décoré. Les deux villes devaient cependant être contemporaines.

Ouvert tlj 8h-17h, $42

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Août 2010 - Extrait du site de l'Unesco - nouveau bien inscrit au patrimoine mondial de l'humanité : Grottes préhistoriques de Yagul et Mitlá au centre de la vallée d' Oaxaca : http://whc.unesco.org

Brève description :
Situé dans la vallée de Tlacolula, dans l'Etat subtropical d'Oaxaca, ce bien se compose de deux ensembles archéologiques préhispaniques et une série de grottes préhistoriques et d'abris sous roche. Certains de ces abris ont livré des traces archéologiques et d'art rupestre qui sont un témoignage des premiers agriculteurs sédentarisés. Des graines de cucurbitacée vieilles de 10 000 ans découvertes dans la grotte Guilá Naquitz sont considérées comme les premiers témoignages de plantes domestiquées sur le continent tandis que des fragments d'épis de maïs trouvés dans la même grotte apparaissent comme les témoignages des plus anciens de domestication du maïs. Le paysage culturel des grottes de Yagul et Mitlá démontre le lien entre l'homme et la nature qui est à l'origine de la domestication des plantes en Amérique du Nord, permettant ainsi le développement des civilisations mésoaméricaines.

Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse
Les grottes préhistoriques de Yagul et Mitlá au centre de la vallée d' Oaxaca est un vaste paysage culturel qui comprend des grottes et des abris sous-roche, dont l’un, la grotte de Guilá Naquitz a livré des restes botaniques extraordinairement bien préservés de cucurbitacées, de haricots et de courges et les premiers épis de maïs jamais trouvés, et deux autres grottes, les sites de Cueva Blanca et Gheo Shih, ont livré des restes d’animaux et des outils de pierre du Pleistocène, et révélé l’utilisation saisonnière des ressources abondantes en fruits d’été et petits mammifères.

Le passage progressif de groupes sociaux vivant essentiellement de la chasse à l’Etat de groupes sédentarisés vivant de l’agriculture s’est produit dans de nombreux endroits en même temps en Mésoamérique. Le bien témoigne, de manière exceptionnelle, de l’évolution du chasseur-cueillir vers une communauté sédentarisée dans la région de la vallée de Oaxaca.

Critère (iii) : Les restes botaniques de la grotte de Guilá Naquitz liées à la domestication d’autres plantes - courges, calebasses et haricots – associées aux vestiges archéologiques de Cueva Blanca et Gheo Shih, peuvent être considérés comme un témoignage exceptionnel de l’évolution des cueilleurs-chasseurs vers une société plus sédentarisée dans cette région d’Amérique centrale.

Intégrité
Les sites de Guilá Naquitz, Cueva Blanca et Gheo Shih comportent tous les éléments nécessaires à soutenir la valeur universelle exceptionnelle du site ; ceux-ci ne sont pas menacés bien qu’ils puissent être vulnérables au surpâturage en raison des changements climatiques.

Authenticité
La grotte de Guilá Naquitz ainsi que Cueva Blanca et de Gheo Shih peuvent s’envisger comme des sites où les premiers hommes ont domestiqué certaines plantes sauvages et progressé vers une semi-sédentarité. Pour ces sites, l’authenticité peut être considérée comme intacte, même si les témoignages sur lesquels se fondent nos connaissances ne sont plus physiquement dans les grottes ni dans les sites.

Mesures de gestion et de protection requises
Même si Yagul bénéficie d’une protection par décret présidentiel, le reste des zones archéologiques et paysagères ne bénéficient pas actuellement de protection nationale ou municipale. Il existe des projets en cours pour la protection de ces parties du bien. Toutes les découvertes archéologiques visibles sont enregistrées sur des fiches pour chaque site, accompagnées de cartes et de photographies.

Les principales autorités responsables de la gestion du bien sont l’INAH, en charge de tous les sites culturels et archéologiques, et la Commission nationale pour les zones naturelles protégées (CONANP) ; les deux entités disposent d’agences ou de représentations locales. La CONANP est responsable de la conservation des espèces naturelles et des panoramas de la région de Yagul. Conjointement avec l’INAH, elle passe des accords avec les communautés, favorisant les pratiques traditionnelles d’occupation des sols. En 1999, un plan de gestion a été approuvé pour le corridor archéologique de la vallée d' Oaxaca (CAVO), joint au plan de gestion existant de la Zone archéologique de Monte Alban. Le système de gestion du bien est globalement adapté, bien que son application soit récente et par conséquent encore dans une phase d’essai.

Il est nécessaire de mettre en place une protection juridique pour la totalité de la zone proposée pour inscription ; une politique de conservation active afin de garantir le contrôle de l’accès et du pacage et des mesures de préparation aux risques ; une stratégie d’accès basée sur la capacité d’accueil de la zone proposée pour inscription ; promouvoir un programme de recherche afin d’étudier si, avec le temps, des preuves plus convaincantes pourront être découvertes qui permettraient au paysage de l’Oaxaca d’être considéré comme ayant été le centre de la domestication des plantes et le lieu où s’effectua le passage vers une agriculture sédentaires qui soit exceptionnel dans le contexte de sa région géoculturelle.

Description historique

Les chasseurs-cueilleurs menèrent une vie nomade dans la région jusqu'à la fin de la période glaciaire, il y a environ 10 000 ans puis, avec le changement de climat, ils se tournèrent peu à peu vers un mode de vie plus sédentaire. Des traces de cette évolution graduelle, avec la domestication progressive et l'amélioration des espèces de plantes conduisant à la naissance d'une société basée sur l'agriculture, ont été préservées dans deux des grottes perpétuellement sèches et un site ouvert.

Soixante grottes et abris sous roche ont été repérés dans les années 1960 par Kevin V. Flannery. Ce dernier fouilla quatre sites : les grottes de Guilá Naquitz et Cueva Blanca, l'abri sous roche de Martinez ainsi que le site ouvert de Gheo Shih (en dehors de la zone proposée pour inscription). Ces travaux ont été considérés avoir livré le témoignage de la transition du mode de vie nomade à celui semi-sédentaire. Seuls trois sites sur les 147 grottes et sites ont fourni des traces botaniques : Guilá Naquitz, Cueva Blanca et Gheo Shih. Certaines des découvertes de Flannery sont déposées au musée des cultures de Oaxaca dans la ville de Oaxaca. D'autres ont fait l'objet d'essais destructifs et n'existent donc plus.

En 1996, des explorations supplémentaires ont produit un inventaire de plantes présentes dans le bien et, en 2001, des recherches ont permis d'identifier des grottes qui n'avaient pas été inventoriées dans les années 1960.

Des recherches ont été entreprises par l'université du Michigan entre 1970 et 1980 sur l'écologie culturelle de la vallée. Les grottes et abris sous roche ont été étudiés de nouveau en 1995 par Victoria Arriola. À partir de 1996, d'importantes recherches ont été conduites, en particulier grâce aux efforts de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH). Les découvertes effectuée dans la grotte de Naquitz ont également été réévaluées par l'Institut Smithsonian par datation radiocarbone par spectrométrie de masse par accélérateur (SMA), de même que les découvertes d'un ensemble de plantes domestiquées trouvées dans les années 1950 et 1960 dans quatre grottes au Mexique : Tamaulipas (grottes de Romero et de Valenzuela), et Tehuacán (grottes de Coxcatlan et de San Marcos).

À Oaxaca, les traces des débuts de la domestication des plantes et de l'agriculture sédentaire au cours de la période comprise entre 8900 et 2000 av.J.-C. ont été réparties en quatre phases : Naquitz, Jicaras, Blanca et Martinez, d'après trois des quatre sites qui ont fourni des témoignages.

Pendant la phase Naquitz (8900-6700 av.J.-C.) dans la période paléo-indienne, des traces ont été trouvées dans la grotte de Guilá Naquitz de la domestication de plantes locales, notamment les coloquintes, les courges, les haricots et le maïs.

La phase Jicaras (5000-4000 av.J.-C.) se rapporte aux traces découvertes sur le site de Gheo Shih, campement ouvert qui semble avoir été utilisé de manière temporaire et saisonnière.

La phase Blanca (3300-2800 av.J.-C.) se rapporte aux découvertes de projectiles de Cueva Blanca liés à des installations plus permanentes.

Le passage progressif des groupes sociaux au mode de vie basé essentiellement sur la chasse à ceux dont le mode de vie est basé essentiellement sur l'agriculture s'est produit en plusieurs endroits en même temps dans la région mésoaméricaine.

Le bien proposé pour inscription, à l'époque où il a été fouillé, a produit certains des exemples les plus anciens de plantes domestiquées. Bien que le témoignage soit reconnu être fragmentaire, il souligne ce processus complexe.

Depuis 40 ans que certaines des grottes ont été fouillées, d'autres recherches dans les basses terres du rio Balsas au sud-ouest du Mexique ont révélé des traces importantes d'une séquence, de la collecte par les chasseurs-cueilleurs d'une variété de téosinte, l'ancêtre sauvage du maïs (7000 av.J.-C.) jusqu'à sa domestication et sa dispersion dans les hautes terres de Oaxaca et d'autres zones. Une différence matérielle entre les deux zones réside dans le fait que les traces trouvées à rio Balsas de la domestication du maïs étaient basées sur des graines tandis que ce que l'on a trouvé à Oaxaca était un épi de maïs. Quoi qu'il en soit, la graine trouvée est bien plus ancienne que l'épi de maïs.

Le site de Yagul reflète l'une des petites cités-État qui sont apparues à la suite du déclin de l'État urbain de Monte Alban (vestiges inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1987) avec ses sociétés satellites plus petites réparties dans la vallée, telles que l'établissement à Caballito Blanco, constituant un réseau de sites espacés par des intervalles d'environ 5 km.

Le site de Yagul a été exploré entre 1954 et 1961.

Fin de l'extrait Unesco.

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& Histoire comparée des civilisations - tome 6 : de 133 av. j.-c. à 135 ap. par: Pixa Hannes Hofstatter Hans H.
& Turista par: Thierry Crouzet
Un homme accompagne une inconnue dans un pays inconnu dans le seul but d?écrire le récit d'un voyage pimenté.
 


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