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Histoire : le classique
 Page mise à jour le 11.03.2015
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Le Mexique précolombien

Le classique

Des guerriers et des marchands venant de Teotihuacán, le grand Etat du centre du Mexique, pénétrèrent dans la région maya au début de la période classique pour se procurer du jade, du cacao ainsi que des plumes de quetzal, autant de symboles du pouvoir très prisés. L'art et l'architecture militaristes de Teotihuacán ont essaimé dans toute la région maya. Mais la forte afflucence de la cité décrut après son effondrement, au VIème siècle de notre ère.


vue sur TeotihuacánTeotihuacán - « la cité des Dieux » en náhuatl

Parallèlement aux Olmèques, d’autres formes culturelles s’étaient développées dans différentes régions du pays. Sur les hauts plateaux, près de la Vallée de Mexico, un groupe spécialisé dans le travail et le commerce de l’obsidienne s’était formé à Teotihuacán. Les premières constructions, datées des alentours du II ou le IIIème siècle avant notre ère, révèlent une société complexe et puissante. Peu après commence la construction de l’ensemble urbain qui a survécu jusqu’à nos jours, orienté nord-sud et flanqué des deux grandes pyramides appelées pyramides du Soleil et de la Lune.

Photo de gauche : vue sur Teotihuacán

 

L’expansion rapide de la ville à partir de l’époque du Christ, due à la croissance de la population, obligea au développement des activités agricoles. Les travaux d’irrigation couvrirent bientôt toute la vallée. La construction de nombreux temples peut s’expliquer par la présence d’un flot continu de commerçants-pèlerins qui visitaient régulièrement la ville.

Le premier impérialisme

serpent à plumes sur le Temple de Quetzalcóatl (Teotihuacán)A partir du second siècle de notre ère, l’expansion des activités économiques adopte un modèle impérialiste. D’une part, la région métropolitaine déborde la vallée de Teotihuacán et couvre la vallée de Mexico, puis celle de Puebla. Son influence couvre aussi une grande partie de l’actuel Etat d’Hidalgo où se trouvaient d’importants gisements d’obsidienne. D’autre part, l’influence de Teotihuacán se retrouve dans des régions très éloignées, dans la vallée de Oaxaca, dans le Veracruz et jusque sur les hauts plateaux du Guatemala, à Kaminaljuyu, dans le Belize et peut-être plus au sud encore.

Photo de droite : serpent à plumes sur le Temple de Quetzalcóatl  (Teotihuacán)


La ville s’étale

La ville continue à se développer selon le plan conçu durant l’époque précédente. Les trois éléments, temple, palais et marché, définissent le caractère du pouvoir de Teotihuacán. Le principe de la construction, basé sur le “talud” et le “tablero”, le “plan incliné et le plan vertical”, est défini et sera conservé désormais. C’est la principale innovation architecturale à Teotihuacán.
Autour du grand ensemble de l’avenue des Morts, on a retrouvé les restes des quartiers où travaillaient les artisans spécialisés en céramique, obsidienne, silex, etc. D’autres ensembles d’ateliers ont disparu sans laisser de traces, tels ceux des ébénistes, des tisseurs, des fabricants de paniers et autres. On a retrouvé aussi les quartiers où vivaient les étrangers dont les coutumes funéraires et religieuses étaient différentes, ainsi que les entrepôts où étaient conservés les objets ramenés des lointaines contrées. La ville devient une véritable métropole et couvre une surface d’environ 20 km2 où habitent quelques 100 000 personnes.

pyramide du soleilL’apogée

La période suivante, qui couvre trois siècles jusque vers l’an 650, consolide la situation. La ville n’augmente pas en surface mais devient plus dense, atteignant 200 000 habitants. Comparée à Rome où il n’y avait que 10 000 habitants, Teotihuacán était une ville immense. La plupart des constructions visibles actuellement correspondent à cette période, car elles n’ont pas été recouvertes. L’extraordinaire vitalité de cette période a laissé des traces jusqu’au Guatemala, à Kaminaljuyu et à Tikal et au Salvador. Il ne s’agissait pas d’une colonisation dans le style romain, mais d’enclaves commerciales peut être appuyées par des troupes et d’où irradiaient les influences techniques et religieuses.

Photo de gauche : pyramide du soleil

La chute

pyramide de la lune La chute de Teotihuacán fut lente, ou plus exactement dut s’effectuer par une série de revers tant internes qu’externes. La région de Puebla semble s’être émancipée, coupant ainsi la communication avec Oaxaca et le Sud. Le déboisement de la vallée paraît avoir provoqué de longues périodes de sécheresse qui minèrent la production agricole, créant le mécontentement des populations envers la classe gouvernante, et finalement la pression des peuplades moins civilisées des régions septentrionales que certains croient être les Otomís, dut porter le coup de grâce. Teotihuacán fut incendiée et pillée. Le déséquilibre économique et politique dû à cet effondrement eut des conséquences désastreuses, non seulement sur les hauts plateaux mexicains, mais aussi à OaxacaMonte Albán est abandonnée à la fin du VIIIème siècle et sur les cités mayas dont la destruction et l’abandon se situent au XVlème siècle à l'arrivée des Espagnols.

Photo de droite : pyramide de la lune


Voir le chapitre consacré à Teotihuacán



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