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Quartiers nord de Mexico
 Page mise à jour le 11.03.2015
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La place des trois cultures

Sur le chemin de la Basilique de la Guadalupe, on peut s’arrêter sur la Plaza de las Tres Culturas (entre avenue Flores Magon et Manuel Gonzales). Elle est à la fois très ancienne et toute récente. En tant que plaza, elle n’a été aménagée que dans les années 1970 dans le cadre du plan général de rénovation urbaine. Mais le site, historiquement parlant, est l’un des plus vénérables de la ville. A l’époque aztèque, il portait le nom de centre de Tlatelolco, où résidait, à l’origine, une communauté distincte de celle de Tenochtitlán (le nom aztèque de Mexico).
Tlatelolco

Cette cité lacustre, ce petit état isolé fut annexé par Axayacatl, père de Moctezuma II, en 1473 et au moment où les Espagnols apparurent, ce n’était plus qu’une espèce de centre commerçant. On y voit encore, de nos jours, les vestiges d’une pyramide. C'est à cet endroit que les Aztèques subirent leur dernière défaite. Ici fut achevée en 1609, l’Eglise de Santiago Tlatelolco, l’un des premiers sanctuaires chrétiens de la Nouvelle Espagne. Ses pierres provenaient des constructions aztèques démolies. La culture aztèque et la culture coloniale sont donc bien présentes sur ce lieu. A droite de l’église, l’ancien monastère franciscain fut le premier collège pour jeunes nobles indiens, où ils apprenaient l’histoire, la philosophie et le latin.


Photo de gauche : Tlatelolco



En résumé, cette place représente 3 étapes importantes de l'histoire du Mexique. Les périodes préhispanique, coloniale et contemporaine avec côte à côte les pyramides aztèques de Tlatelolco, le couvent et l'église de Santiago datant du XVIIème siècle, et le bâtiment moderne du secrétariat des affaires étrangères. La visite de la zone archéologique est gratuite (ouv.tlj, 08h-18h).

On se souvient des désordres qui ensanglantèrent la Place des Trois Cultures en octobre 1968, à la veille de l’ouverture des Jeux Olympiques. Les étudiants de Mexico manifestaient. La troupe se tenait à portée pour maintenir l’ordre quand des coups de feu éclatèrent. L’officier chargé des opérations tomba le premier. Dans les heures qui suivirent, il y eut des dizaines de tués et de blessés. Un incident pareil, les Mexicains, dans leur ensemble, préféraient l’oublier.

Pour vous y rendre, prenez le métro jusqu'à la station "Tlatelolco", sortez sur la place du même nom, traversez une cour avec des jeux d'enfants et empruntez le "Portico Rodrigo Caso" pour passer sous l'avenue Eje Central Lázaro Cárdenas.

Le 12 Octobre : Dia de la Raza qui commémore la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb du point de vue des mexicains. Cette fête annuelle témoigne de l’obsession des Mexicains pour leur double origine, indienne et européenne. Elle est particulièrement fêtée sur cette place.

La Basilique de La Guadalupe

Le premier choc, pour le nouvel arrivant : la ferveur des pèlerins de la Basilique de La Guadalupe (ouv. Tlj 7h à 21h). Chapelle de Tepeyac, basilique coloniale, basilique contemporaine, tel est le site de la Guadalupe. C'est un amoncellement de monuments religieux alliant le gigantisme actuel de l'art culturel au plus délicieux édifice du baroque hispano-mexicain.
la guadalupe (ancienne basilique)

La Basilique de La Guadalupe est sans doute le sanctuaire le plus important du Mexique contemporain. Elle est la seconde basilique la plus visitée au monde après le Vatican.

La dévotion à la « vierge noire de Guadalupe » est telle, que les Mexicains eux-mêmes se disent « Guadalupanos » avant d’être catholiques. Au quotidien, cette dévotion s’exprime par de longues marches à genoux jusqu’à l’entrée de la basilique, soit en priant, soit en lisant la bible à voix haute. Cela peut prendre 2 heures. L’atmosphère y est unique, pleine de ferveur et de prières. Arrivés à l'intérieur de la cathédrale, les gens font la queue afin de s'agenouiller devant l'image de la Vierge de Guadalupe.

Photo de gauche : la guadalupe (ancienne basilique)



La tradition veut qu’en 1531, un Indien, Juan Diego Cuauhtlatoatzin, ait vu la Vierge apparaître au sommet de la colline. Pour convaincre l'évêque, sceptique, la Vierge revint et imprima son image sur la tunique de Juan. La tunique est pieusement conservée maintenant dans un sanctuaire. Des reproductions à son effigie sont omniprésentes dans les foyers, les magasins, les bureaux, les autobus, les camions, les taxis et les peseros (taxis collectifs). Notre-Dame de Guadalupe est vénérée non seulement comme la Vierge, mais comme la protectrice du Mexique et des Indiens.
Lors de sa cinquième visite au Mexique, en juillet 2002, le pape Jean-Paul II y a canonisé Juan Diego, qui devenait ainsi le premier saint indien du calendrier chrétien. Le 12 décembre, jour anniversaire de la seconde apparition de la Vierge, des milliers de pèlerins se retrouvent dans une atmosphère de fête à la Basilique. Sur le parvis de la basilique, diverses confréries exécutent des danses, dont celle, très réputée, des Concheros.

pélerins devant la GuadalupeMais la Guadalupe, un dimanche matin, c'est aussi, pour l'étranger, un sommet d'émotions. De tout le pays, de tout le continent, toutes les classes sociales se pressent sur le tapis roulant qui défile devant la sainte patronne de l'Amérique indienne, christianisée en grande partie grâce à l'apparition de cette Vierge noire au plus humble des paysans. On pourra observer des femmes et des hommes qui ont traversé tout le pays et qui cheminent maintenant à genoux vers la basilique, sur les dalles de la vaste place; des monceaux de fleurs et de fruits assemblés en arcs de triomphe que des groupes portent sur l'épaule en cortège. Oriflammes et banderoles, chants et hymnes, la dévotion pour la Guadalupe a un air de croisade permanente, où se mêlent en d'impénétrables syncrétismes les cultes indiens primitifs et un christianisme du XIXème siècle.

Photo de droite : pèlerins devant la Guadalupe

C'est au nom de la Guadalupe que les guérilleros de la "Division del Norte" de Pancho Villa se lancèrent à l'assaut des troupes de l'oligarchie porfiriste durant la révolution de 1910; c'est la silhouette de la Vierge qui figurait sur les wagons blindés de la révolution; c'est en criant son nom que les péons révolutionnaires de Zapata mouraient en réclamant la réforme agraire. Le culte de la Guadalupe est toujours aussi vif en Amérique centrale. Pas le plus petit village où ne luisent jours et nuits les chandelles et les ampoules sur les autels qui célèbrent la mère de tous les Mexicains. Etrangeté dans cette nation laïque, où la séparation de l'Eglise et de l'Etat est sans cesse proclamée (métro : Basilica).



Dans une annexe de l’ancienne basilique se tient le Museo de la Basilica de Guadalupe (ouv. 10h-18h, mar-dim, entrée $3) où l’on peut admirer des tableaux religieux, mais aussi les offrandes et les ex-voto laissés par les fidèles au fil des siècles.

Tout près de la Basilique, on découvre la chapelle baroque "del Pocito" (chapelle du petit puits) construite au XVIIIème siècle (ouv. 6h-20h) à l’endroit où apparût une source miraculeuse qui est tarie depuis. L'eau de cette source était censée avoir des pouvoirs miraculeux. Elle est coiffée d’une coupole couverte de carreaux (azulejos) bleu et blanc. Les murs sont en pierre de taille, roches volcaniques. L’intérieur est couvert de petites scènes d’anges dans des tons pastel.
vue sur le jardin derrière la chapelle du petit puits

Au sommet du mont Tepeyac, la chapelle de las Rosas marque l’endroit de la première apparition de la Vierge.
Vue panoramique sur le nord de la ville de la Capilla del Cerrito (chapelle de la colline). Les jardins de Tepeyac sont très agréables et offrent une belle vue d'ensemble. On y trouve aussi un groupe d'indiens en bronze faisant offrande à la Vierge et à San Diego. Les mexicains sont très nombreux à profiter de ce jardin.


Visitez les sites suivants :

www.virgendeguadalupe.org.mx


Photo de gauche : vue sur le jardin derrière la chapelle du petit puits





 

capilla del cerrito
Prenez le métro et descendez à la station "La Villa". De là, vous apercevrez la basilique et vous l'atteindrez en traversant un "marché aux bondieuseries" installé de part et d'autre de la rue.

 Photo de droite : capilla del cerrito



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