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Chichén Itzá et Ek'Balam
 Page mise à jour le 11.03.2015
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Chichén Itzá

Site archéologique situé dans l'état du Yucatán à 120 km de Mérida sur la route Mérida-Cancun.
Cette ville sacrée était l'un des plus grands centres mayas de la péninsule du Yucatán. Tout le long de son histoire, qui s'étend sur presque mille ans, la ville fut embellie grâce à la contribution de différents peuples. Mayas, Toltèques et Itzás ont laissé sur la pierre des monuments et des oeuvres artistiques, l'empreinte de leur vision du monde et de l'univers.

Il n'est plus possible de monter sur les édifices de Chichén Itzá. Certaines photos ont été prises avant cette interdiction (mise en cause : sécurité et protection du site).

plan de Chichén avec prix des guides officielsChichén Itzá veut dire "la bouche du puits des Itzás". "Chi" pour bouche, "chen" pour puits et "Itzá" pour le nom de la Tribu. Cet important centre cérémonial conjugue grandeur et nature. Selon le livre sacré du Chilam Balaum, ce puits aurait été découvert au Vème siècle de notre ère par les Itzás qui l'auraient abandonné deux siècles plus tard. Cette tribu émigra vers la région de Champotón d'où elle revint, deux siècles et demis plus tard, influencée ou plus exactement accompagnée par les Toltèques pour s'y établir à la fin du IXème siècle, jusqu'aux environs de l'an 1200 après J.-C.
Ces groupes guerriers établirent une ligue entre les chefs des principales familles, les Xius de Uxmal, les Cocoms de Mayapán et les Itzás de Chichén Itzá. Mais ces derniers, trahis par les Cocoms, émigrèrent à nouveau vers le Petén du Guatemala, où ils formèrent à Tayasal, l'actuelle Flores, un Empire indépendant qui résista aux assauts des Espagnols jusqu'en 1697.
Pendant la conquête espagnole, Francisco de Montejo tenta de s'y établir, mais il fut expulsé de Chichén Itzá par les Mayas commandés par Canek.

Photo de gauche : plan de Chichén avec prix des guides officiels




L'endroit dut être habité plus tôt, mais ce n'est que pendant la période classique, du VII au Xème siècles que l'on édifia les premiers ensembles de pierre, tels ceux connus sous le nom de Palais des Nonnes, son annexe et l'église, l'Akak Dzib, le Chichanchob, la Casa del Venado (maison du cerf) et le Temple des Panneaux Sculptés. Ces constructions, contemporaines de celles d'Uxmal, par exemple, leur sont très ressemblantes.

Pendant l'occupation toltèque, de nouveaux monuments furent édifiés, en particulier la pyramide connue sous le nom d'El Castillo, le Groupe des Mille Colonnes incluant le Temple des Guerriers, le Jeu de Balle et les temples annexes, ainsi que le Tzompantli (le mur des crânes), la plate-forme de Vénus, etc..
Après son abandon, Chichén Itzá conserva son caractère sacré et des pèlerinages étaient organisés dans l'ensemble du Yucatán et des provinces voisines pour visiter le puits sacré "dzonot" en maya (cenote dans le langage populaire), et y faire des sacrifices.

La ville sacrée

Chac-Mool sur le sommet du temple des GuerriersChichén Itzá, contrairement à la majorité des sites, ne possède pas de plan d'ensemble. Il est composé de plusieurs unités qui, sur une surface de plus de 5 km2, communiquent entre elles par des chaussées ou "sacbé", sacbeob au pluriel, (chemin pavé ou "blanc"). L'unité dominante est celle des Toltèques, entourée d'une enceinte peu élevée percée de plusieurs entrées. Les constructions réunissent les caractéristiques de l'architecture toltèque : portiques à colonnes, galeries, piliers, colonnes en forme de serpent, sculptures de Chac Mool, sculptures anthropomorphes de type "atlantes", porte-drapeaux, jaguars et aigles en ronde-bosse, tzompantli ou mur des crânes et représentations de Quetzalcóatl, baptisé Kukulcán en maya.

Photo de droite : Chac-Mool sur le sommet du temple
   des Guerriers
(Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)


Le chac-mool était un intermédiaire entre l'homme et les dieux. Notez la coupelle destinée à recevoir les sacrifices.

temple des guerriers avec les colonnes (pillastres) au premier plan puis "El Castillo" au second plan (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)Le tzompantli est une construction en bois avec 4 rangées de crânes empalés.
Les Toltèques adorateurs de ce dieu, l'imposèrent aux populations dominées, de même que les rites sanguinaires du sacrifice humain qui contraignaient à la guerre perpétuelle pour la capture des victimes. Leur influence atteignit bientôt la côte des Caraïbes.
Chichén Itzá est considérée par certains comme la "nouvelle Tula", ou même la "grande Tula".

Photo de gauche : temple des guerriers avec les colonnes (pilastres) au premier plan puis "El Castillo" au second plan (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)


La visite du site est conseillée tôt le matin dès l'ouverture, avec deux possibilités d'entrées : entrée principale ou entrée zone centrale à côté de l'hôtel Mayaland.

Si vous venez de l'entrée principale, commencez la visite par le Jeu de Balle avec ses différents temples, le Tzompatli, la Plate-forme des Jaguars et des Aigles, la Plate-forme de Vénus, Le Château, le Cénote Sacré, le Temple des Tables, le Temple des Guerriers (le soleil se lève derrière ce temple), le Groupe des Milles Colonnes, le Marché et les Bains de Vapeur.

plan situé à l'entrée de la zone centrale de ChichénSi vous venez de l'entrée zone centrale située près de l'hôtel Mayaland : commencez par le Cénote Xtoloc et le Akab Dzib, l'Observatoire, le Temple des Panneaux Sculptés, l'Edifice des Nonnes avec son église et son annexe, et les Bains de vapeur. Puis prenez le chemin du Vieux Chichén et au retour, arrêtez-vous à la Maison Colorée, la Maison du Cerf et l'Ossuaire...

Photo de droite : plan situé à l'entrée de la zone centrale de Chichén


Le puits sacré (cenote sagrado)
Ce puits naturel situé au bout d'un chemin de 300 mètres de long part de la Grande Place du Château en direction du Nord. Il a été utilisé uniquement à des fins religieuses, cérémonielles et rituelles, dédié qu'il était, au culte du dieu Chaac, le dieu de la pluie et de l'eau. Il s'agit d'un puits circulaire de 60 mètres de diamètre d'est en ouest et 50 m du nord au sud, dont les murs, quasiment verticaux, tombent de 22 mètres jusqu'à la surface de l'eau, profonde de 20 mètres environ. Le fond est recouvert d'une épaisse couche de boue, et l'eau, du fait de la présence d'algues et de micro-organismes, présente différents tons de verts. Certains murs sont encore dans leur état d'origine, mais dans la partie sud on peut voir que des modifications ont été apportées; une sorte de tribune a été aménagée ultérieurement afin de permettre à des spectateurs d'observer les rites et les cérémonies qui avaient lieu en cet endroit.
Ce puits était considéré comme un lieu sacré, on y réalisait des sacrifices d'enfants, de jeunes filles et de guerriers qui étaient jetés au fond depuis une plate-forme irrégulière disposée sur l'un des bords; à côté de cette plate-forme se trouve un bain de vapeur où les victimes, avant d'être sacrifiées, étaient soumises à un rituel de purification.
Entre 1882 et 1968 des fouilles ont été réalisées au fond du puits par des chercheurs qui ont récupéré des objets de grande valeur et d'importantes pièces archéologiques provenant de différents sites, ce qui prouve la présence de pélerins qui venaient de régions proches de Chichén Itzá ou de terres lointaines d'Amérique Centrale pour déposer des offrandes aux divinités honorées en ces lieux.
Les crânes des sacrifiés, de nombreux os et objets ont été récupérés: grelots d'or et de cuivre, disques en or ciselé représentant des scènes historiques ou religieuses, disques et miroirs de pyrite, perles de jade, boules de copal et de gomme, sculptures de têtes et de queues de serpents, objets en bois tels que petits bancs, manches et un bâton de commandement, porte-étendard en forme de jaguars, anneaux et sandales de cuivre, pierres polies provenant du Jeu de Pelote, vases, récipients en terre et pointes de flèches.
A côté, on trouve les ruines d'un édifice qui fit office de bain de vapeur ou temazcal, utilisé autrefois pour purifier ceux qui seraient ensuite sacrifiés. On y construit aussi une plate-forme qui dépassait du bord, d'où l'on poussait les victimes.

La plate-forme de Vénus
La plate-forme de Vénus à ChichénC'est une structure quadrangulaire de 25 m de côté sur 4 m de hauteur avec un escalier sur chacun des côtés; les rampes sont terminées dans leur partie supérieure par des grandes têtes de serpents à plumes. Sur les murs, des panneaux comportent des bas-reliefs dont les thèmes se rapportent à Vénus, planète étudiée par les astronomes mayas. Les chroniqueurs espagnols rapportent que sur ces plateformes se déroulaient des spectacles. Cette plate-forme est composée de divers éléments : dans les espaces en retrait, Vénus est représentée sortant de la gueule d'un serpent tandis que sur les panneaux en saillie, elle est symbolisée par le signe du mois "pop", des bâtons liés et une stellaire torsadée (fleur en forme d'étoile). Sur les panneaux de la corniche est sculpté un serpent entouré de poissons.

 Photo ci-dessus : La plate-forme de Vénus à Chichén

La plate-forme de Vénus présente, sur chacun de ses côtés, des serpents emplumés et des symboles de Quetzalcóatl-Kukulcán. Aux angles, des glyphes du mois Pop par lequel commençait l'année et des symboles de Vénus, peut-être une représentation de la relation du calendrier solaire avec les cycles de Vénus. Cette représentation symbolique de Quetzalcóatl-Kukulcán fut l'une des plus vénérées par les peuples préhispaniques.



Le Castillo (Kukulcán)
El Castillo, pyramide à neuf corps qui domine l'espace ouvert du centre cérémoniel - Photo prise du Temple des GuerriersCette pyramide de 60 m de côté et 30 m de haut (avec le temps) est la construction la plus imposante. Son antiquité est difficile à calculer, mais les dates estimées par les experts le situent entre les années 650 et 800 de notre ère. Ses caractéristiques sont en rapport avec le calendrier solaire maya. Sur la façade, on peut observer des motifs décoratifs tels que des serpents et des tigres d'influence toltèque, confirmant ainsi l'idée selon laquelle la construction de l'édifice correspond à la période de plein essor de la culture itzá, à l'époque-même durant laquelle la cité de Mayapán dominait la région.

Photo ci-dessus : El Castillo, pyramide à neuf corps qui domine l'espace ouvert du centre cérémoniel
Photo prise du Temple des Guerriers



Un escalier sur chaque face donne accès au temple construit au sommet. Chacun des escaliers se compose de 91 marches qui, au total, sont de 364. En ajoutant la plate-forme supérieure, on obtient le chiffre correspondant aux jours de l'année solaire (365 marches, 52 panneaux : soit un par année du cycle maya). Sur chaque face de la pyramide existent 522 sections de tablero, le nombre d'années du "siècle", et les 9 étages, divisés en deux par l'escalier, donnent les 18 mois de l'année composés chacun de 20 jours.
"El Castillo" à l'équinoxe du PrintempsLes jours de l'équinoxe* (21 mars-22 septembre), l'ombre projetée sur le bord de l'escalier représente le corps d'un serpent qui descend du sommet de la pyramide jusqu'au sol et se prolonge vers les têtes sculptées posées sur le sol. A ces dates, la lumière du soleil forme progressivement de bas en haut, sept triangles lumineux sur la rampe de l'escalier nord-est (à droite sur la photo ci-dessus) jusqu'à dessiner complètement la silhouette du serpent Kukulcán d'une longueur de 34 m.

* 2 jours avant également et un jour après les dates mentionnées.



 Photo de droite : "El Castillo" à l'équinoxe du Printemps



serpents à plumes situés au pied d'un des escaliers du CastilloEl Castillo se situe au centre d'une plaine herbeuse, non loin des colonnes du temple des Guerriers où trône encore la statue de Chac Mool.

 
  Photo de gauche: serpents à plumes situés au pied d'un des escaliers
  du Castillo



L'orientation particulière du "Castillo" n'est pas le fruit du hasard. Elle est déplacée par rapport au nord de 21°12' vers l'est. Elle résulte d'une recherche méticuleuse qui permet un jeu de lumières et d'ombres sans précédent les jours d'équinoxe, environ deux heures avant le coucher du soleil. Les angles des neuf degrés projettent sur l'escalier nord une ombre qui semble donner corps et mouvement aux têtes de serpent se trouvant à sa base.

"Le Chateau" vu du Temple des Guerriers (derrière le Chac-Mool)La pyramide fut bâtie en deux étapes.
Le temple comporte un vestibule dans lequel on pénètre entre deux colonnes en forme de serpents avec la gueule ouverte, leurs corps en sont le fût, les queues soutiennent le linteau de la porte et les têtes en forment la base. La salle intérieure comporte deux pilastres décorés de bas-reliefs soutenant la poutre du toit, un parement en talus, un mur vertical avec une frise entre deux corniches dans la partie supérieure, et trois panneaux. Derrière, une galerie avec trois portes donnent sur les escaliers Sud, Est et Ouest. Sur l'entrée principale se trouve un mascaron du dieu Chaac; le toit est orné de créneaux en forme de coquillages coupés, symbolisant la parure du dieu du vent et sur les jambages sont sculptés des visages de prêtres et de guerriers.
A l'intérieur du Château se trouve une pyramide plus petite qui renferme un autre temple, un trône en forme de jaguar peint en rouge, tacheté d'incrustations de jade, les crocs en silex, les yeux en jade et une sculpture de Chac Mool. L'existence de cette construction à l'intérieur découle de l'habitude de superposer les temples, un plus grand venant recouvrir le précédent à l'issue d'un cycle de 52 ans.

 Photo de droite : "Le Chateau" vu du Temple des Guerriers (derrière le Chac-Mool)
 (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

 Il n'est plus possible de monter sur les différents édifices. Les photos du haut
  d'un point de vue vers un autre étaient donc possibles avant 2009.

têtes de serpent à plumes au premier plan Sur chacune des quatre faces du Château, un des monuments les plus impressionnants de ce site, se trouvent les grands escaliers qui mènent au temple supérieur. Au départ des rampes situées sur la partie nord sont disposées deux énormes têtes de serpent à plumes, sculptées dans la pierre, la gueule grande ouverte sur des crocs dressés, avec une grande langue décorée de demi-cercles qui rappellent le mouvement du soleil, tout ceci très certainement en rapport avec Kukulcán-Quetzalcóatl.

 

  Photo de gauche : têtes de serpent à plumes au premier plan
   et temple des guerriers au second plan
au coucher du soleil après
 l'équinoxe de printemps  (Chichén Itzá,Yucatán, Mexique)



Le culte rendu aux serpents venimeux comme le cobra et le symbolisme qui s'y rattache ont été un trait des civilisations anciennes; ce fut le cas pour le serpent à sonnettes dans les cultures mésoamériques. Ce culte a été introduit dans la péninsule du Yucatán vers la fin de la période classique par les envahisseurs toltèques qui ont affermi leur pouvoir et imposé leurs conceptions religieuses, artistiques et culturelles ainsi que l'on peut s'en rendre compte en se référant aux édifices et motifs décoratifs de la culture toltèque.

tête de serpent à plumes en bas des escaliers du Château (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

 

 Photo de droite : tête de serpent à plumes en bas des escaliers
  du Château (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

 

 

 

 


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Le Temple des Guerriers

Site de Chichén Itzá - belle vidéo sur le site, de plus de 6 minutes


Faisant partie de l'ensemble des Mille Colonnes, le temple des Guerriers devait être réservé aux sacrifices humains; Bâti sur une plate-forme à 4 étages décorée d'aigles et de jaguars (soleil diurne et nocturne) dévorant des coeurs humains, un vaste temple, dont le toit soutenu par des piliers a disparu, laisse voir, à l'entrée, deux piliers en forme de serpents, la queue dressée, la tête sur le sol. Au fond, un autel dont la pierre est soutenue par des représentations humaines appelées
"
atlantes". Deux Chac Mool trônaient, l'un sur l'escalier, l'autre à l'entrée du temple.
Un second temple a été découvert sous ce dernier, plus ancien, dont les colonnes peintes ont conservé de leur éclat.

Ce magnifique édifice, construit sur un temple plus ancien, repose sur une base de 40 mètres de côté et de 12 mètres de haut, avec plusieurs corps échelonnés en talus et une corniche sculptée de guerriers, jaguars et aigles dévorant des coeurs humains.
Le temple comporte deux salles : on y arrive par un escalier dont les côtés sont décorés de serpents à plumes, les têtes se trouvant dans la partie supérieure, sur lesquelles se dressent des guerriers sculptés qui servaient de porte-étendard. deux têtes de serpent à plumes sculptées dans la pierre, les gueules ouvertes découvrant leurs crocs; elles servent de piédestal à deux sculptures représentant des guerriers, avec les mains jointes

Face à l'entrée du temple se trouve un Chac Mool entre deux colonnes en forme de serpents à plumes; ces colonnes délimitent trois baies qui donnent accès à la première salle du temple. Ces grands et beaux piliers serpentiformes sont des symboles du dieu Kukulcán.

Photo de gauche : deux têtes de serpent à plumes sculptées dans la pierre, les gueules ouvertes découvrant leurs crocs; elles servent de piédestal à deux sculptures représentant des guerriers, avec les mains jointes

Les jambages de l'entrée sont ornés de bas-reliefs et les piliers portent des sculptures représentant Kukulcán, des guerriers et des personnages. Dans la seconde salle, également maintenue par des piliers, un autel, soutenu par des "atlantes", est encastré dans le mur du fond; sur les murs extérieurs se combinent des motifs décoratifs mayas et toltèques. Au-dessus de la corniche de la partie inférieure court une série de mascarons de Chaac de style Puuc et un haut-relief représente le visage humain de Kukulcán sortant de la gueule d'un serpent.




Au-delà de la plate-forme supérieure un escalier conduit à deux pièces voûtées, avec des restes de peintures sur les murs, vestiges de l'ancienne construction, appelée sous-structure des Guerriers ou Temple du Chac Mool, car en cet endroit, on y a découvert une sculpture de ce personnage.
Le Temple des Guerriers devait être réservé aux sacrifices humains, comme l'indique la pierre en forme de pyramide tronquée située devant l'autel, et qui servait à cet usage.

Le Temple des Guerriers avec les deux piliers serpentiformes et les deux guerriers en pierre  (juste au-dessus des deux têtes de serpent à plumes)Sur la corniche qui délimite le talus de la partie inférieure du Temple des Guerriers se détache un mascaron représentant Kukulcán-Quetzalcóatl avec un visage humain, sortant de la gueule d'un serpent; sur le fond du mascaron sont sculptées en bas-reliefs des griffes et des plumes d'oiseaux, réalisant la combinaison du symbole de l'homme-oiseau-serpent. Le reste du décor est constitué de masques de Chaac dans le style Puuc.
Nous pouvons ainsi apprécier une combinaison de motifs décoratifs mayas et toltèques avec des représentations d'inspiration mythologique et religieuse, à la rencontre des deux cultures : Kukulcán était en effet la divinité principale à Chichén comme l'était Quetzalcóatl à Tula et à Teotihuacán.

Photo de droite : Le Temple des Guerriers avec les deux piliers serpentiformes et les deux guerriers en pierre (juste au-dessus des deux têtes de serpent à plumes)

Dans la seconde salle de ce temple, encastré dans le mur du fond, se trouve un autel soutenu par de petites sculptures d'atlantes; ce sont des éléments toltèques typiques qui, entre les années 1000 et 1250, constituaient une des bases de la décoration des édifices de Chichén Itzá, figurant des guerriers avec des pectoraux, des ceinturons et des bracelets, tous ces éléments faisant partie de la panoplie de leur profession.

colonnes du Temple des Guerriers (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)En haut de la partie supérieure des rampes de l'escalier qui donne accès au Temple des Guerriers, deux têtes de serpent à plumes sont sculptées dans la pierre, les gueules ouvertes découvrant leurs crocs; elles servent de piédestal à deux sculptures représentant des guerriers, avec les mains jointes; ces guerriers de pierre servaient de porte-étendard sur lesquels on accrochait les emblèmes des Itzás et de leurs gouverneurs.

Photo de gauche : quelques unes des 100 colonnes ("pilastres") du  Temple des Guerriers (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

En face du portique du temple des Guerriers se trouve une grande plate-forme sur laquelle on peut voir la sculpture en pierre d'un Chac Mool; personnage typiquement toltèque, il servait à présenter les offrandes, dans sa position caractéristique : à demi couché, avec la tête de côté et un récipient entre les mains.

Chac-Mool au premier plan en haut de l'escalier du Temple des Guerriers avec les deux piliers serpentiformes
Du fait de l'interdiction de monter sur les édifices, il devient plus difficile de voir certains symboles comme le Chac Mool perché en haut du Temple des Guerriers.

Certains chercheurs voient en lui la représentation du messager entre les hommes et les dieux.
Il est placé entre deux grands et beaux piliers serpentiformes, symboles du dieu Kukulcán, sur lesquels se déroule un splendide décor gravé. Les queues des serpents soutenaient les linteaux de l'entrée alors que leurs grandes têtes, agrémentées de cornes, servaient de base au niveau du sol

Photo de droite : Chac-Mool au premier plan en haut de l'escalier du Temple des Guerriers avec les deux piliers serpentiformes

Le Temple des Guerriers avec les deux piliers serpentiformes et les deux guerriers en pierre qui servaient de porte-étendard sur lesquels on accrochait les emblèmes des Itzás et de leurs gouverneurs (juste au-dessus des deux têtes de serpent à plumes)

 

 

 

Photo de gauche : Le Temple des Guerriers avec les deux piliers serpentiformes et les deux guerriers en pierre qui servaient de porte-étendard sur lesquels on accrochait les emblèmes des Itzás et de leurs gouverneurs (juste au-dessus des deux têtes de serpent à plumes)

 

 


Le Temple des Grandes Tables
Ce temple construit à côté du Temple des Guerriers doit son nom à ses niveaux superposés qui ressemblent à des paliers. C'est en fait une petite pyramide à quatre niveaux qui, autrefois, était dominée par un temple possédant un portique encadré par deux colonnes serpentines.
Bien qu'elle ne soit pas conservée dans sa totalité, la frise en pierre taillée, posée sur le sol devant l'escalier qui mène au temple, mérite un détour. Elle révèle une procession de jaguars, parmi lesquels sont intercalés des arbres et des pointes de lance. Au second niveau, se trouve un serpent à plumes sculpté.

Bains de Vapeur ou Temazcal
On passe un portique à quatre colonnes pour entrer par une petite porte à la salle de vapeur où se trouvent des banquettes scellées aux murs; au fond existe toujours le four dans lequel on chauffait les pierres sur lesquelles on jetait de l'eau ainsi que de la fumée et de la vapeur.

Le marché
Bien que son aspect le laisse supposer, il n'est toutefois pas certain que ce lieu ait servi de marché. La salle principale consistait en une galerie avec de hauts murs dans la partie arrière, des colonnes et des piliers devant et sur les côtés; un banc de pierre court le long des murs et près de l'entrée se trouvait un autel décoré de figures humaines à sa base de serpents à plumes sur sa corniche. L'entrée était ornée de piliers avec des personnages sculptés; derrière la galerie, les colonnes formaient un patio rectangulaire et soutenaient certainement un toit de poutres et de feuilles de palmes.

Le Groupe des Mille Colonnes (derrière et à côté du Temple des Guerriers)
Groupe des Milles Colonnes, côté OuestIl est constitué d'un grand nombre de piliers et de colonnes, bon nombre d'entre eux magnifiquement sculptés entourant une place carrée de grande dimension. Les colonnes et leurs chapiteaux soutenaient des poutres sur lesquelles s'appuyaient des voûtes en maçonnerie. Des noms ont été donnés aux colonnes selon leur localisation : on parle ainsi des Colonnades Nord, Nord-Est, Est, Sud-Est, Ouest et Nord-Ouest.

Photo de gauche : Groupe des Milles Colonnes, côté Ouest

Le haut-relief du Groupe des Milles Colonnes :
Le Groupe des Milles Colonnes se trouve dans la zone maya-toltèque du site archéologique et un grand nombre des colonnes et piliers qui le composent présentent de très belles sculptures aux motifs variés. On peut y voir un haut-relief avec un personnage richement paré d'un panache de plumes, d'oreillons et d'un anneau nasal, bel exemple de la somptuosité de l'habillement des gouvernants et des prêtres. La classe supérieure portait également des vestes de coton ornées de plumes, des sandales et des bijoux de jade, d'obsidienne, de coquillages et de peaux de jaguar.
Il est probable que les colonnes aient été recouvertes de stuc et de peintures de couleurs différentes. En outre, elles soutenaient une frise de masques de Chaac et de boucliers de forme ronde. On compte 16 colonnes par rangée, sauf la première qui en possède seulement 15, le tout sur une surface de 50 m.

Actuellement leur hauteur est d'environ trois mètres, ce qui représente également la distance qui sépare chaque colonne de sa voisine. La plus ancienne des colonnades semble se trouver dans la section ouest, qui est aussi une des plus étendues : les colonnes se succèdent sur une distance de 129 mètres. Ces dernières, de forme cylindrique et dépourvues de chapiteau, sont divisées en quatre files, qui, ont du, dans le passé, supporter des voûtes relativement Groupe des Milles Colonnes, côté Nordbasses.
 

 Photos de droite et ci-dessous : Groupe des Milles Colonnes, côté Nord

 

Groupe des Milles Colonnes, côté Nord

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La plate-forme des Jaguars et des Aigles
Temple des Jaguars et des Aigles
De forme carrée, la plate-forme est équipée sur chacun de ses côtés, d'un escalier se terminant par une grande tête de serpent à plumes. Les murs sont décorés de panneaux avec des bas-reliefs représentant des aigles ou des jaguars en train de dévorer des coeurs humains tandis que la corniche supérieure est ornée de guerriers couchés. Elle est située à côté de la plate-forme de Vénus.
Temple des Jaguars et des Aigles avec le bord du Mur des Crânes sur la photo de gauche

 

 

 

 

Photo de gauche et ci-dessus : Temple des Jaguars et des Aigles avec le bord du Mur des Crânes sur la photo de gauche

 

 


 



Le mur des Crânes (tzompantli)
tzompantli (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)Le culte de la vie par la mort se retrouve sur les murs de cette plate-forme couverte de têtes de morts, représentation en pierre des monuments élaborés avec des crânes humains enfilés sur des pieux (tzompantli). Sans doute était-ce ici le lieu où l'on exposait au public les têtes des victimes sacrifiés. Sur un mur en talus repose un panneau encadré de deux corniches; celle du haut est décorée de crânes en bas-reliefs fichés sur des pieux; les corniches sont surmontées de serpents, d'aigles en train de manger des coeurs, de guerriers et de serpents à plumes, où l'on voit l'influence du centre du Mexique. Il a été probablement érigé durant la domination des Cocomes, plus particulièrement de leurs capitaines mercenaires, originaires du Haut Plateau, lors de la seconde période guerrière de la cité. Le tzompantli possède une structure en "T". il est orné à la base de trois panneaux représentant des squelettes, séparés par des moulures. Au total, on a recensé plus de 500 squelettes sculptés en haut-relief.

Les mésoaméricains exposaient parfois les têtes coupées de leurs ennemis. La représentation en pierre de cette pratique se nomme tzompantli.

 Photo de droite : mur des crânes (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

détail du mur des crânes (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

 

 

 Photo de gauche : détail du mur des crânes
  (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

 

 

 

 

 

Le Temple des Jaguars
Temple des Jaguars sur la gauche, Temple du Sud au fond et anneau du Jeu de Balle (tachtli)Accessible par le côté-est du Jeu de Balle et tout près du Mur des Crânes, ce petit temple forme une espèce de tribune d'où les princes Itzá devaient, sans doute, suivre le jeu. Il tient son nom d'une frise de jaguar très décorative. A chaque angle, on voit clairement un jaguar (la nuit) et un aigle (le jour) dévorant un coeur humain, symbolisant ainsi l'offrande au soleil.

La plate-forme Est du Jeu de Balle a été coupée pour permettre la construction d'un soubassement auquel on accède par un escalier étroit; de là, on arrive au temple par un petit escalier dont les rampes sont ornées de bas-reliefs sur le thème de Kukulcán. Le temple comporte un vestibule et une salle avec un autel; sur les murs, on voit des restes de peintures, parmi lesquelles une des batailles des Itzás.


 Photo de droite : Temple des Jaguars sur la gauche, Temple du Sud
 au fond et anneau du Jeu de Balle (tachtli)


Temple des Jaguars au premier plan et "El Castillo" au second plan

 

Le panneau supérieur comporte deux serpents à plume aux queux entrelacées, avec, au milieu les jaguars qui ont donné son nom au temple; ils marchent en sens opposé en direction de trois boucliers, symboles de la guerre; sur la frise inférieure on remarque des serpents entrelacés.

Photo de gauche : Temple des Jaguars au premier plan et "El Castillo" au second plan

 


partie arrière du temple des Jaguars (jaguar au milieu)

La partie arrière du Temple des Jaguars qui donne sur le mur des crânes, forme une seule salle enjolivée de très beaux éléments décoratifs. Les piliers délimitent trois entrées; dans celle du milieu se dresse un trône en pierre en forme de jaguar, animal symbolisant le pouvoir des dirigeants mayas. On accède par trois entrées délimitées par deux grandes colonnes représentant d'énormes serpents, disposées de sorte que les queues servent de base; des guerriers forment la décoration des linteaux et des jambages.


 Photo de droite : partie arrière du temple des Jaguars (jaguar au milieu)



trône en pierre en forme de jaguar, animal symbolisant le

 

 

 

 Photo de gauche : trône en pierre en forme de jaguar, animal symbolisant le
 pouvoir des dirigeants mayas (sur la partie arrière du Temple des Jaguars)

 

 

 

 

 

 

 

Le Jeu de Balle ou Jeu de Pelote
Jeu de Balle de ChichénL'ensemble du Jeu de Balle se situe autour de la piste bordée de deux murs parallèles de 95 mètres de longueur équipés d'anneaux (tachtli) caractéristiques. Appelé tachtli par les Náhuas et Pok-Ta-Pok par les Mayas, c'était en vérité un curieux mélange de basket-ball et de hockey; deux équipes s'affrontaient sur le terrain; le but du jeu était d'envoyer une solide balle de "chiclé" au travers d'un anneau scellé de chaque côté au milieu de la muraille. Les joueurs ne pouvaient toucher la balle qu'avec la tête, les coudes, les hanches et les genoux. Le jeu avait une signification sacrée en rapport sans doute avec le soleil. L'équipe perdante (ou gagnante ?) était sacrifiée aux dieux.
Une frise au bas d'un des murs paraît expliquer le sens de cette cérémonie que les Conquistadors découvrirent à leur arrivée à Mexico-Tenochtitlán et qui est citée dans le Popol Vuh, le livre sacré des Quichés.  Un des joueurs vient, après la partie, de décapiter un joueur de l'équipe adverse : il tient encore son couteau de silex dans la main et la tête de la victime dans l'autre. Les flots de sang qui jaillissent du corps décapité prennent la forme de serpents dont l'un se transforme en plantes couvertes de fleurs et de fruits. De la mort jaillit la vie.
Les dimensions de ce véritable stade sont impressionnantes : 168 mètres de long sur 70 de large, incluant les deux temples situés au nord et au sud. C'est le plus grand tlachtli de toute la Méso-Amérique. Les murs bas sont décorés de motifs probablement originaires de la côte du Golfe.

 Photo de droite : Jeu de Balle de Chichén


anneau-but (tachtli) du jeu de Balle (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)
Ces anneaux-buts étaient ornés de motifs s'inspirant des divinités protectrices ainsi que de la symbolique astrale et mythologique de ce jeu. L'anneau de pierre du terrain de jeu de Chichén Itzá est décoré de serpents à plumes représentant Kukulcán-Quetzalcóatl, divinité de première importance dans la région des habitants de ces lieux.



Photo de gauche : anneau-but (tachtli) du jeu de Balle
(Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)



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Le Temple Nord ou Temple de l'homme barbu
Temple de l'homme barbu
Cet édifice est situé dans la partie nord du mur du Jeu de Balle. Il ne comporte qu'une seule pièce en plafond voûté abondamment décorée de bas-reliefs d'arbres, représentant en particulier Kukulcán sur le plafond, des guerriers à ses côtés et accompagné de treize personnages. Sur le mur du fond, est sculptée une curieuse tête d'un homme barbu.
Ce temple doit son nom à l'étrange personnage barbu qui préside la scène. Le temple repose sur trois niveaux échelonnés qui eux-mêmes, sont posés sur une plate-forme de 14 m de longueur sur huit de largeur incluant l'escalier.

 Photo de droite : Temple de l'homme barbu

 

Le Temple Sud
Situé à l'extrémité sud du Jeu de Balle, il comporte une seule pièce, sans décoration sur sa façade, une corniche avec moulures et frise et à l'entrée six piliers sculptés de guerriers avec, au-dessus d'eux, les hiéroglyphes de leurs noms. Sur les panneaux intérieurs, Kukulcán est représenté sortant de la gueule d'un serpent à plumes.

L'Ossuaire ou Tombe du Grand Prêtre
L'OssuaireBien qu'ils soient de l'autre côté de la route, dans le Vieux Chichén, un certain nombre de bâtiments appartiennent également à l'époque toltèque. Certains sont d'un grand intérêt et il ne faut absolument pas négliger cette partie de la ville lors de votre visite. La première pyramide qui se présente est la Tombe du Grand Prêtre appelée aussi l'Ossuaire.
Cette structure, qui mesure dix mètres de haut, est composée de neuf terrasses échelonnées se superposant.

Photo de gauche : L'Ossuaire

C'est une petite pyramide remise en état récemment dans laquelle on a découvert sept tombes contenant des offrandes : poteries, coquillages, grelots et figurines de cristal de roche et de jade. Les grands serpents et la décoration en partie reconstituée, de ses pans inclinés appartiennent au style toltèque, de même que les autels alignés devant l'escalier principal. Celui de pan carré paraît l'ébauche de la plate-forme de Vénus sur la grande place. Dans les murs sont encastrées des pierres formant des marches qui permettaient d'atteindre une grotte naturelle, symbolisant le passage au monde des morts.

explication sur l'Ossuaire ou Tombe du Grand PrêtreA l'origine, la structure faisait partie d'un complexe monumental qui communiquait avec le Cénote Xtoloc.

 

 

Photo de droite : explication sur l'Ossuaire ou Tombe du Grand Prêtre

 

 

côté de l'Ossuaire et Stèle de pierre gravée (l'unique trouvée à Chichén)

 

 

 

 

Photo de gauche : côté de l'Ossuaire et Stèle de pierre gravée (l'unique trouvée à Chichén)

 

 

 


La Maison du Cerf
Elle a reçu ce nom, car, selon la tradition, il y avait sur l'un des murs intérieurs une peinture de cerf. C'est un petit temple à trois chambres, érigé sur une plate-forme aux angles arrondis, auquel on accède par un escalier central. La façade et la frise sont lisses, séparées par des moulures composées et surmontées d'une grande "cresteria" (crête faîtière) très endommagée, sans aucun ornement.

La Maison Rouge ("Casa Colorada" ou Chichanchob)
ChichanchobC'est la construction suivante, en pur style Puuc, avec des masques de Chac au-dessus des portes. A l'arrière son soubassement servait de tribune à un petit jeu de Pelote dont seules quelques pierres sculptées trahissent la présence. Ce temple domine encore quelques structures plus ou moins en ruine, dont au nord, la maison du cerf. On l'appelle également la Maison Rouge du fait de la présence d'une bande de couleur rouge sur le parement du portique. Cet édifice est le plus grand et le mieux conservé des quatre édifices qui entourent la place ou esplanade principale du Groupe Central. ll est prolongé par un vestibule, auquel on accède par trois entrées. Il dispose aussi de quatre pièces situées au fond. La façade, d'une grande simplicité, est composée de murs lisses et n'a, pour décoration que deux moulures et deux crêtes dans sa partie supérieure. La plus ancienne de ces moulures est située dans la partie centrale, la seconde fut construite postérieurement, et expose des masques du Dieu Chaac.

Photo de droite : Chichanchob


L'Observatoire (El Caracol)
la Tour d'El Caracol (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)Cette curieuse construction, bâtie sur une plate-forme rectangulaire, est le résultat de superpositions successives dont la dernière, circulaire, est contemporaine de l'arrivée des influences des hauts plateaux mexicains. Les fenêtres situées au sommet permettaient l'observation des astres, et ce grâce à leurs orientations très précises. En passant par la droite, vous rencontrerez le plan cruciforme d'un bain rituel (temazcal).

Photo de gauche : la Tour d'El Caracol (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

Egalement connu sous le nom de El Caracol (l'escargot), cet édifice appartient à la période de transition entre les années 900 et 1000. Il est tout d'abord constitué d'une plate-forme rectangulaire d'un seul tenant avec un mur en talus surmonté d'une corniche à angles arrondis de 6 mètres de haut; du nord au sud, cette plateforme mesure 67 mètres et 52 mètres de l'est à l'ouest;

On y monte par un escalier dont les rampes sont décorées de serpents entrelacés.
Sur ce terre-plein a été construit une base circulaire de 11 mètres de diamètre et de 3,70 mètres de haut ornée de corniches avec moulures et de mascarons représentant le dieu Chaac; cette base sert d'appui à un autre édifice circulaire de 16 mètres de diamètre et de 5 mètres de haut avec banquette en talus, moulure saillante et un mur rehaussé d'une autre moulure. En face on trouve une terrasse de 20 mètres de long et de 6,5 mètres de large et un mur avec moulure; cet ensemble a été ensuite recouvert d'une autre terrasse entourée de porte-encens de pierre en forme de crânes humains; sur les terrasses se dresse la construction cylindrique qui constitue la salle d'observation.

L'Observatoire (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)En examinant la tour, qui monte à partir du premier soubassement, on peut constater qu'à l'origine la construction n'était constituée que d'une structure élémentaire dans laquelle se trouve l'escalier en colimaçon (caracol) qui donne son nom à l'édifice. L'escalier conduisait à la salle d'observation; ensuite, avec l'édification des deux autres soubassements, une salle est venue s'ajouter au noyau initial puis est apparue la terrasse qui encercle la tour. L'escalier en colimaçon mène à l'observatoire, une petite pièce comportant des meurtrières de visée à partir desquelles se réalisait l'observation des astres.

 Photo de droite : L'Observatoire


Les astronomes mayas ont été capables de définir la position des différents corps célestes et se consacraient à l'observation de leurs mouvements. Sur la base de calculs astronomiques et mathématiques très précis, ils ont mis au point un calendrier solaire, Haab, de 365 jours, divisé en 18 mois de 20 jours plus 5 jours "supplémentaires" et un calendrier rituel, Tzolkin, qui déterminait la vie de la population et le destin des hommes; il y avait en fait une utilisation combinée de ces deux calendriers; parmi leurs tâches, figurait également la recherche de l'harmonie de L'Univers en perpétuel mouvement et de la répétition de ses cycles dans le temps.

 
L'Observatoire avec sa Tour (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)
La Tour de l'Observatoire : il s'agit d'une salle circulaire percée de meurtrières de visée à partir desquelles les astronomes mayas étudiaient les phénomènes célestes. Leurs connaissances astronomiques telles que la détermination des cycles du soleil, de la lune et de Vénus, le calcul des éclipses solaires et le déplacement des constellations, en particulier des Pléiades, appelées Tzab, ont été obtenues à l'aide d'instruments rudimentaires utilisés à partir de constructions spécifiques, comme le "Caracol". L'astronomie était liée à la conception du monde des Mayas qui considéraient le cosmos comme le champ d'action des forces sacrées et les astres, des dieux dont dépendait la vie de l'homme.

Photo de gauche : L'Observatoire avec sa Tour



Le Temple des Panneaux Sculptés
le Temple des Panneaux SculptésUn peu après, on poursuit vers le Temple des Panneaux Sculptés célébrant à merveille les épousailles des architectures maya et toltèque. Les parois latérales montrent en coupe comment la voûte à encorbellement, se libérant du mur-parapluie, reposait sur des piliers qui agrandissaient considérablement l'espace intérieur. On y célébrait des rituels liés à l'élément feu. Ce temple a été construit en deux étapes: tout d'abord, sur un soubassement, a été édifié le temple comportant un portique à trois entrées, deux colonnes serpentiformes et une salle avec une banquette; une autre salle a été ajoutée ultérieurement à laquelle on accède par un portique à quatre colonnes; en son intérieur, se dresse une double file de colonne et un banc court le long de trois de ses murs.

 Photo de droite : le Temple des Panneaux Sculptés


Un premier escalier a été détruit pour être remplacé par un autre qui passe par le toit pour arriver au temple. Sur les murs extérieurs de la construction réalisée durant la seconde étape, on peut voir des panneaux remarquablement exécutés qui ont donné son nom au temple. Ils sont composés de trois files de bas-reliefs comportant différents motifs, parmi lesquels : des guerriers, des dieux, des oiseaux, des serpents, des singes, des jaguars, des arbres et une hutte avec trois personnages.


Edifice des Nonnes incluant l'annexe et l'église

Edifice ou Palais des NonnesA une centaine de mètres de là s'élève un groupe de bâtiments appelés le Palais des Nonnes avec l'annexe et l'église, bien qu'ils n'aient eu, encore une fois, aucun rapport avec le symbolisme religieux chrétien. C'est ici le style Chénès le plus pur qui règne, avec l'omniprésence du Masque de Chaac entouré de motifs baroques. Cet ensemble architectural est constitué de plusieurs structures superposées dont les caractéristiques remontent à la première période de splendeur de la cité. C'est, en outre, un complexe de la forme d'un quadrilatère avec deux annexes, et du sommet duquel on peut apercevoir deux temples.
Un large escalier conduit à l'esplanade supérieure.

Photo de droite : Edifice ou Palais des Nonnes

Dénommée Maison ou Palais des Nonnes, probablement en raison de la grande quantité de pièces ressemblant à des cellules, cette construction pouvait être destinée aux exhortations et aux offrandes dédiées aux dieux de la pluie, divinités qui précédèrent l'arrivée du puissant Kukulcán.

l'église située dans l'ensemble du Palais des Nonnes (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique) L'église doit son nom à sa proximité avec l'Edifice des Nonnes; sa construction remonte aux VIIe et VIIIe siècles, à l'époque où fleurissaient le style Puuc. L'intérieur comporte une salle voûtée, de forme rectangulaire, avec une porte sur la face ouest. La décoration, basée sur la symétrie, est essentiellement réalisée en mosaïques de pierre. La frise comporte trois mascarons de Chaac, le dieu de la pluie, disposés au centre et à chacune des extrémités, les plus remarquables sont les mascarons desquels se détachent les nez stylisés en forme de trompe, dans le typique style de représentation de cette divinité.
Entre ces masques sont disposés, par groupes de deux et à l'intérieur de niches, des personnages que l'on pense être les quatre bacabs ou dieux "porteurs du ciel" qui sont ici représentés par le tatou, l'escargot, la tortue et le crabe, se distinguant les uns des autres par la position qu'ils occupent sur les quatre points cardinaux.
Sur toute la partie supérieure de la façade se déroule un décor en forme de serpent; sur le haut de la "cresteria", trois mascarons de Chaac font saillie tandis que dans sa partie inférieure s'étend une frise bordée de grecques échelonnées que l'on peut voir également au départ de la crête faitière.
Sur les côtés de l'édifice et sur la partie postérieure, les motifs décoratifs : grecques, mascarons et une frange dentée sur la corniche, sont beaucoup plus simples, comparés à la richesse de l'ornementation de la façade.

 Photo ci-dessus : l'église située dans l'ensemble du Palais des Nonnes (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

L'annexe du Palais des Nonnes
annexe du Palais des Nonnes

C'est un édifice parmi les plus beaux et les plus harmonieux du style Chénès de Chichén Itzá; il est de plan rectangulaire, comporte trois galeries parallèles de trois chambres chacune, plus deux salles ajoutées ultérieurement donnant à l'est et à l'ouest. Les faces nord et sud sont décorées de panneaux en forme de jalousies et les angles de la façade se terminent par des mascarons de Chaac; sur la frise, entourée de moulures, se trouvent également des mascarons. Les deux moulures supérieures font tout le tour de l'édifice, enserrant un bas-relief en pierre d'un serpent en reptation.

Photo de droite : annexe du Palais des Nonnes

La façade orientale présente un grand nombre d'éléments décoratifs, parmi lesquels ressortent les mascarons et les têtes aux nez recourbés (symboles du dieu de la pluie); elles sont placées de telle façon autour de la porte que l'on a l'impression d'entrer par une gueule ouverte munie de crocs, ce qui pourrait faire penser au passage dans le monde des dieux.

Eglise du Palais des Nonnes et à sa droite l'arrière de l'annexe

Photo de gauche : Eglise du Palais des Nonnes et à sa droite l'arrière de l'annexe


Les façades nord et sud de l'annexe comportent des moulures surmontées de motifs allégoriques en relation avec la queue du serpent à sonnettes; ils paraissent avoir été ajoutés bien après la construction de cet édifice. Le linteau situé au-dessus de la porte présente une inscription hiéroglyphique interprétée comme la représentation de l'année 800 de notre ère.

L'édifice se termine par une moulure avec corniche qui, semble-t'il, était autrefois surmontée, sur la façade principale, d'une "cresteria", ainsi que l'on peut s'en rendre compte sur un dessin d'après nature exécuté par l'artiste anglais Frederik Cayherwood lorsqu'il a visité Chichén Itzá au milieu du siècle dernier.



Au-dessus de la moulure qui encadre l'entrée, on voit un médaillon entouré de grecques, à l'intérieur duquel se trouve un personnage assis, coiffé d'un plumet

Médaillon de la façade de l'Annexe du Palais des Nonnes :
Les personnages importants de la classe gouvernementale utilisaient, comme ornement et comme marque de leur pouvoir, des coiffures compliquées faites des plumes de différents oiseaux, provenant en particulier de la queue du quetzal qui vit dans les forêts tropicales du sud de l'Etat de Chiapas et du Guatemala. La splendeur de la coiffure dénote l'importance du personnage assis qui orne la partie supérieure de l'entrée de l'édifice. Le médaillon est totalement encadré de grecques et de mascarons.

Photo de droite : Au-dessus de la moulure qui encadre l'entrée, on voit un médaillon entouré de grecques, à l'intérieur duquel se trouve un personnage assis, coiffé d'un plumet

Les faces nord et sud de l'église sont décorées de panneaux en forme de jalousies et les angles de la façade se terminent par des mascarons de Chaac; sur la frise, entourée de moulures, se trouvent également des mascarons

 

 

 

 

Photo de gauche : Les faces nord et sud de l'église sont décorées de panneaux en forme de jalousies et les angles de la façade se terminent par des mascarons de Chaac; sur la frise, entourée de moulures, se trouvent également des mascarons

 

 

 


 

 

Chichén Viejo (Vieux Chichén)

Le Temple de la Série Initiale
C'est un ensemble de temples appelés "Grupo de la Fecha"; le plus important est celui de la Série Initiale où l'on trouve la seule inscription hiéroglyphique de l'Ancien Chichén portant une date complète; on y lit : 10.2.9.1.9 Muluc 7 Zac, ainsi que : 10.2.10.0.0., 2 Ahau, correspondant à l'année 879 après J.-C., époque du maya classique. Elle est inscrite sur un linteau posé sur deux colonnes monumentales de type "atlantes". Généralement, les inscriptions mayas débutent par ce que l'on appelle le compte long ou série initiale qui sert à indiquer les baktums (cycle de plus ou moins 400 ans), les katunes (20 tunes), les tunes (années), les vinales (20 kines) et les kines (jours).

Le Temple des Atlantes
Il s'agit d'une petite construction dont l'entrée était entourée d'atlantes qui en constituaient le décor principal; une partie de leur habillement consistait en pectoraux, bracelets, ceinturons et protège-nez; tous ces éléments qu'ils utilisaient pour indiquer leur profession et leur rang permettaient de les identifier comme des guerriers. La façon dont avaient été disposés leurs bras et leurs mains laissent penser que ces atlantes avaient pour fonction de supporter la base du toit. Ce type de sculpture est la manifestation, dans le domaine artistique et culturel, de l'influence toltèque du centre du Mexique qui s'est peu à peu intégrée à la culture maya.

Le Temple des Hiboux
Situé au milieu de la végétation dans la zone de l'ancien Chichén, il n'en reste que quelques piliers ornés de remarquables bas-reliefs représentant ces oiseaux qui, peut-être, ont pu être pris comme symboles de la nuit ou comme les augures de la mort ou du malheur. Il est possible que l'utilisation du hibou comme élément décoratif dans la Péninsule soit due aux envahisseurs toltèques; les Mayas utilisaient habituellement d'autres oiseaux dans la décoration, soit représentés de façon réaliste, soit combinés avec des traits humains pour créer ainsi que des êtres fantastiques et mythologiques.

Le Temple des Trois Linteaux
De plan rectangulaire, ce temple est composé de trois chambres dont les portes sont surmontées de linteaux sculptés; sur l'un d'eux la date de l'année 850 après J.-C. est inscrite. La partie supérieure de la façade est ornée d'un serpent en reptation, de rangées de colonnettes et de mascarons de Chaac aux deux angles. Le décor de la partie arrière est constitué de panneaux en forme de jalousies et de colonnettes.


Au premier plan, La Tour de l'Observatoire, second plan le Château sur la gauche et à droite, Temple des Guerriers  (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique) Pour compléter la visite, il faut encore signaler la Akab Dzib, la maison du Glyphe Mystérieux, ornée d'inscriptions qui n'ont pu être déchiffrées sur le linteau qui surmonte la porte principale, au sud. Cette structure est constituée de deux chambres ainsi que de deux édifices composés de huit galeries recouvertes de voûtes mayas, ces galeries se rejoignent au nord et au sud. La façade, surmontée d'une "cresteria", est ornée de grecques géométriques; la porte S est surmontée d'un linteau en pierre sur lequel est sculpté un prêtre entouré de hiéroglyphes qui n'ont pas encore été déchiffrés, d'où le nom akab-dzib, "écriture obscure".
Au total, la Akab Dzib mesure 54 m de longueur sur 16 de largeur et 6 m de hauteur. Les Mayas antiques laissèrent des empreintes de leurs mains de couleur rouge à l'intérieur de certaines pièces orientées à l'ouest symbolisant Kabul ("la main céleste et créatrice"), dieu maya de la voûte céleste.

Cet édifice est situé à l'est du Cénote de Xtoloc.

Non loin de là s'ouvre le petit cenote de Xtoloc, entièrement naturel qui n'eut pas la fonction sacrificielle de son grand collègue du "Nouveau Chichén".

Photo de droite ci-dessus : Au premier plan, La Tour de l'Observatoire, second plan le Château, sur la gauche et à droite,
Temple des Guerriers (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

différents tarifs d'entrée de ChichénLe site est ouvert tlj 8h à 17h, tarif d'entrée de $177 avec spectacle Son et Lumière inclus (19h, nov-mar ou 20h, avr-oct durée 45 mn). Uniquement pour le spectacle du soir : $72 pour les étrangers et $46 pour les nationaux. Le spectacle "Son et Lumière" est décevant car peu de jeu de lumières. On reste sur sa "faim".
$125 pour les nationaux; gratuit le dimanche.

Chichén Itzá est situé à 45 mn de Valladolid.
Compte tenu du nombre de touristes, il est vivement conseillé de faire l'ouverture le matin.

 Photo de gauche : différents tarifs d'entrée de Chichén





son et lumière à Chichén Itzá (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

Photo de droite : Son et Lumière à Chichén Itzá (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

Peu d'intérêt à voir (expérience faite en mars 2011).... Où sont passées les Lumières ?

Ce site est inscrit au Patrimoine culturel mondial de l'Unesco depuis 1988 :

 

 

 


Temple des Guerriers au second plan (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique) La pyramide de Kukulcán fait partie des sept nouvelles merveilles du monde parmi 21 sites des cinq continents en prenant compte du vote des millions d'internautes.

 Photo de gauche : Temple des Guerriers au second plan
Photo prise d'El Castillo (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique

 

 

 

 

 

Chichenitza Chichenitza Chichenitza Chichenitza Chichenitza
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panneau situé dans la Librairie avec petit comptoir de ventesPour vous y rendre : accessible facilement de Mérida, Valladolid, Cancún, Tulum et Playa del Carmen, directement à l'entrée principale du site. Pour le retour, possibilité d'achat des billets avec la compagnie ADO au bureau de Ticket Bus situé dans la Librairie située dans le hall d'accueil du site. Bus de la compagnie Oriente font également les trajets pour Valladolid, Cancun et Mérida (arrêts plus fréquents dans les villages donc plus lents). Exemple de prix (2011) : Cancun-Chichén : $114 avec Oriente en seconde classe (4h30 de trajet).

Photo de droite : panneau situé dans la Librairie avec petit comptoir de ventes

Distributeurs automatiques et bureaux de change disponibles dans le Hall de l'hôtel Mayaland (entrée sud du site). Consignes de bagages, petite restauration, café, boissons, un distributeur automatique et plusieurs magasins d'artisanat sont disponibles dans le Hall.
D'autres magasins sont ouverts à l'entrée, juste à l'extérieur du site (nord ou sud).

On vous encourage à acheter l'artisanat vendu dans le site. On a été surpris quant au prix et à la qualité de leur travail ! Beaucoup de stands à l'intérieur du site.

artisanat au sein du site de Chichén Itzá

 

 

 

Photos de gauche et ci-dessous : artisanat au sein du site de Chichén Itzá

 

 

 

 

artisanat au sein du site de Chichén Itzá

 

 


 

 

 

 

artisanat au sein du site de Chichén Itzá



 

 


 

 

 

 


"El Castillo" à la tombée de la nuit avec, au premier plan le Chac-Mool du Temple des Guerriers et au second plan, le Jeu de Balle (sur la droite)

Plan de l'état du Yucatán :



 


Photo de droite : "El Castillo" à la tombée de la nuit
avec, au premier plan le Chac-Mool du Temple des Guerriers et au second plan, le Jeu de Balle (sur la droite)

 

 

 

 

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Ek'Balam, " Jaguar noir"


entrée de la zone Ek'Balam (Yucatán, Mexique) Cette grande cité de 12 km2 fut fondée, semble t'il, par le seigneur Ek'Balam qui y régna durant 40 ans. Les majestueuses constructions qui datent de la Période Classique Tardive (900 après J.C.) furent construites sur deux places principales - Nord et Sud - dans une aire centrale entourée de trois murailles défensives (à l'époque trois) avec cinq entrées qui étaient le point de départ ou d'arrivée de cinq sacbés "sak be'oob" ou chemins anciens.
Ek'Balam, qui signifie "jaguar noir" en langue maya, fut le centre le plus important de la partie orientale du Yucatán. Il connut son apogée entre 700 et 1200 après J.-C.
Grâce aux travaux d'exploration et de restauration entrepris en 1994 par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH), des pièces surprenantes furent mises à jour. La riche décoration en pierre taillée ou stuc modelé et polychrome se caractérise par son style unique. L'architecture monumentale, les stèles, le réseau de chemins et les textes glyptiques témoignent qu'Ek'Balam fut une riche capitale qui contrôlait une région très peuplée.

Photo ci-dessus : entrée de la zone Ek'Balam (Yucatán, Mexique)

En entrant par le sud et après avoir contourné un Jeu de Balle, vous arrivez sur la place sud entourée de deux pyramides jumelles côte à côte appelées "Gemelas" et le Palais ovale (Palacio Oval). Quelques stèles à l'effigie d'un souverain ont été relevées sur une petite plate-forme, et d'autres complètent ce lieu de résidence de l'élite. A l'intérieur des structures du Jeu de Balle, on trouva une offrande de 90 poteries contenant de petites balles de pierre brulée ainsi qu'une frise recouverte de stuc moulé et peint qui représente un personnage assis sur un trône, soutenant un oiseau dans sa main. Ces bâtiments sont entourés par deux murailles concentriques.

L'Acropole (Ek'Balam, Yucatán, Mexique)La grande surprise et qui est récente (1999), est la découverte lors de fouilles, sur la place nord, de l'Acropole, immense structure à étages superposées, l'un sur l'autre de 160 m de long, 60 m de large et 31 m de haut. Un nombre important de pièces, voûtes, passages sur différents niveaux sont reliées par des escaliers, semblables aux passages secrets des châteaux de l'Europe médiévale. A mi-hauteur est apparue la façade entière d'un temple, dont la décoration s'apparente beaucoup plus à la sculpture flamboyante de Copán qu'au style postclassique de sa voisine Chichén Itzá. Sur fond de mascarons, des personnages modelés en stuc arborant des panaches de plumes dans le dos, et apparaissent comme des anges. Au-dessus de la porte en forme de gueule de jaguar, un autre est assis jambes pendantes sur le rebord d'une corniche.

Photo de droite : L'Acropole (Ek'Balam, Yucatán, Mexique)

Au pied de l'escalier central, des têtes de serpent-dragon (serpents hiéroglyphiques) tirent une langue bifide où apparaît le glyphe emblème d'Ek'Balam, cité dont on découvrira avec le temps, l'importance parmi les royaumes du Nord. Les "glyphes emblèmes" étaient des titres royaux qui identifiaient une personne comme un "roi divin" gouvernant un Etat.

La vue est imprenable du sommet !


deux statues de stuc représentant des divinités ailées à L'Acropole (Ek'Balam, Yucatán, Mexique)Ce site encore peu fréquenté, ouvert au public est en cours de restauration pour de nombreuses années. Il se trouve à 27 km de Valladolid - très beau site - Ouvert tljrs 8h à 17h, tarif d'entrée de $95 pour les étrangers et 69$ pour les nationaux.


Photo de gauche : deux statues de stuc représentant des divinités ailées à L'Acropole (Ek'Balam, Yucatán, Mexique)

Plan des sites archéologiques : Dzibilchaltun et Ek'Balam :


 

Pour vous y rendre :
Prendre un combi (40$) qui part de la calle 44, angle 35 et 37 de Valladolid à destination du site.

EkBalam EkBalam EkBalam Ek'Balam Ek_Balam_05
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Le Monde des Mayas -

 

SUPERBE vidéo de 16 minutes  

 

 


& Cités et ruines américaines Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, Uxmal par: Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc
Ce livre est une oeuvre du domaine public éditée au format numérique par Ebooks libres et gratuits. L?achat de l?édition Kindle inclut le téléchargement via un réseau sans fil sur votre liseuse et vos applications de lecture Kindle.
& Mexique: Mexico, Oaxaca, Veracruz, Chichén Itzá, Acapulco, Chihuahua par: Collectifs
& Chichen Itza ou le chant du cygne de la civilisation Maya par: Guy Annequin
125pages. in8. Relié.
& Le Maître de Chichen Itza par: Vincent Chabot
La péninsule du Yucatan, Mexique, au XIIIe siècle. Les Toltèques règnent en maîtres absolus sur les Mayas assujettis. Dans ce contexte, une liaison entre un jeune Maya issu du peuple et une princesse toltèque paraît impensable. Et pourtant?Magnifique fresque haute en couleur, Le Maître de
& Mexique: Mexico, Oaxaca, Veracruz, Chichén Itzá, Acapulco, Chihuahua par: Collectifs
& Cites Et Ruines Americaines: Mitla, Palenque, Izamal, Chichen-Itza, Uxmal ( par: Desire Charnay
& Mexique: Mexico, Oaxaca, Veracruz, Chichén Itzá, Acapulco, Chihuahua par: Collectifs
& Les Mayas (Guides Belles Lettres des civilisations t. 14) par: Claude-François Baudez
Les peuples précolombiens nous semblent étranges et originaux parce qu'ils se sont développés indépendamment des influences de l'Ancien Monde. Les Mayas sont l?un des plus brillants. La diversité des témoignages archéologiques enchante le voyageur, sollicite la curiosité de l?historien
& Cancun, Cozumel & the Yucatan [English] par: Lucas Vidgen
Attention! Pas de version française! Polonais edition.
& Cités et ruines américaines : Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, Uxm par: Eugène-Emmanuel VIOL



 

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